Calendrier de l’Avent – Jour 5 – Les films sur la nature

Hier, nous nous étions enfermés dans divers huis clos. Aujourd’hui, prenons un peu l’air. Retrouvons nos origines, nos racines, rendons hommage à la nature.

Calendrier de l’Avent – Jour 5 : Les films sur la nature

La nature a pu être présente dans de nombreux films et de diverses manières, permettant parfois de remettre l’humanité à sa place, de nous ramener à nos origines, ou dans le but de nous mettre à l’épreuve.

La nature, immense, n’a pas forcément besoin de mots pour être décrite. C’est la nature telle que racontée par Ron Fricke dans Baraka

Mais aussi celle de Godfrey Reggio dans le sublime et hypnotique Koyaanisqatsi, qui montre l’influence de plus en plus importante de l’Homme sur la nature.

Ce silence, parfois, on se l’impose soi-même, comme One-Eye, campé par Mads Mikkelsen dans Valhalla Rising : Le Guerrier Silencieux de Nicolas Winding Refn, contemplatif et presque onirique.

On peut aussi laisser la part belle aux nombreuses créatures avec lesquelles nous cohabitons, superbement filmées dans de grands documentaires animaliers, comme Microcosmos.

Et ces absences de paroles peuvent aussi nous faire penser au cinéma muet, qui proposa aussi de beaux films sur la nature, comme La Terre d’Alexandre Dovjenko…

Mais aussi Nanouk l’Esquimau, un des piliers du documentaire.

Généralement, la nature répond à un appel, celui de la liberté, d’une volonté de se ressourcer et de se retrouver, comme Robert Redford dans Jeremiah Johnson

S’évader sur un coup de tête, comme dans Into The Wild

S’éloigner de la civilisation, comme dans Easy Rider

Ou comme dans Captain Fantastic, en cherchant une manière de vivre indépendamment des carcans de la société moderne…

The Rider (2018)
The Rider (2018)

Se guérir et retrouver des forces au contact de la nature, comme dans The Rider

Et se laisser pousser des ailes en délaissant un bureau pour une aventure extraordinaire dans La Vie Rêvée de Walter Mitty.

Mais le contact avec la nature, c’est aussi une manière de prendre conscience, ou de faire prendre conscience, comme Kevin Costner dans le magnifique Danse avec les Loups

C’est découvrir les immenses espaces du Proche-Orient dans Lawrence d’Arabie

Charlie's Country (2014)
Charlie’s Country (2014)

Mais aussi rester attaché à ses racines, résister à l’urbanisation, à l’instar de Charlie, l’aborigène, protagoniste de Charlie’s Country.

Dersou Ouzala (1975)
Dersou Ouzala (1975)

Ouvrir les yeux à la beauté du monde, comme Dersou, le guide dans Dersou Ouzala, de Kurosawa, spécialiste de la nature, qui nous mène ici aux confins de la Russie.

Une Russie propice à la mise en image des grands espaces, qui remettent l’humanité à son échelle, comme dans Léviathan d’Andreï Zviaguintsev…

Ou chez un autre Andreï, Andreï Tarkovski, lui donner vie, en faire un personnage à part entière, comme, notamment, dans les premiers plans de Solaris.

Une nature dont Terrence Malick a fait son terrain de jeu, avec de sublimes images, avec les champs des Moissons du ciel, baignant dans une lumière crépusculaire…

Et la jungle foisonnante dans lesquels les soldats s’enfoncent dans La Ligne Rouge.

Parfois, même, découvrons-nous des mondes fantastiques, comme la Terre du Milieu et ses immenses espaces, dans Le Seigneur des Anneaux.

John Wayne et Jeffrey Hunter dans La Prisonnière du désert (1956)
John Wayne et Jeffrey Hunter dans La Prisonnière du désert (1956)

Parmi les genres qui rendent le mieux hommage à la nature et à ses liens avec les Hommes, le western figure sans aucun doute en tête. On pense notamment à ses grands classiques comme La Prisonnière du Désert

West Studi et Christian Bale dans Hostiles (2018)
West Studi et Christian Bale dans Hostiles (2018)

Ou, plus récemment, à Hostiles, faisant partie des films signifiant le retour du western.

Mais, autant que la nature peut enivrer, elle peut virer à l’obsession, voire à la folie. Et ce n’est pas Werner Herzog qui dira le contraire, dirigeant notamment Klaus Kinski dans Aguirre, la colère de Dieu

Ainsi que dans Fitzcarraldo, où l’humain est dépassé par la nature, où son intrusion est mal venue…

C’est aussi la folle curiosité de Percival Fawcett qui le guide au cœur de la forêt amazonienne dans The Lost City of Z, où personne encore n’était allé, où l’inconnu devient un danger mortel…

Car la nature, que nous connaissons souvent très mal, est parfois dangereuse. Elle ramène les humains à leurs instincts les plus primaires et les dévore les uns après les autres dans Délivrance

Elle met leur foi à l’épreuve dans Silence, de Martin Scorsese…

Et une fois désolée, détruite par les excès de l’humanité, elle contemple leur décadence dans Mad Max : Fury Road.

Et si, dans ce futur apocalyptique et sans espoir, nous devions river les yeux vers les étoiles, comme dans Avatar ?

Tant de films parlent de la nature. On pourrait presque citer toute la filmographie de Ford, Kurosawa, Tarkovski et Malick, et bien d’autres films encore. En plus des quelques films qui ont été ici cités, quels sont vos films préférés sur la nature ?


Précédentes entrées :

Jour 1 : Les films où il fait froid

Jour 2 : Les films qui rendent heureux

Jour 3 : Les films où il pleut

Jour 4 : Les films à huis clos

Quentin Coray

Quentin, 26 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

2 pensées sur “Calendrier de l’Avent – Jour 5 – Les films sur la nature

  • 5 décembre 2018 à 12 h 27 min
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    Mais où est donc Le Seigneur des Anneaux ? Voyons ! x)
    Sinon je pensais aussi à Annihilation, et dans une moindre mesure à Soleil Vert et sa scène finale, où la nature est importante par son absence totale justement.

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    • 5 décembre 2018 à 13 h 45 min
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      Ahah, j’avoue que j’étais tellement dans la nature « réelle » que j’ai honteusement laissé la Terre du Milieu où elle était. Très bon point. ;)
      Annihilation m’intéresse plutôt, j’attends encore pour le voir, et très bien vu pour Soleil Vert ! C’était une approche intéressant en effet !

      Répondre

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