14ème Festival du Film Coréen à Paris : Le bilan

Après une semaine dense, le 14ème Festival du Film Coréen à Paris vient de fermer ses portes. Une semaine dédiée au cinéma coréen, pour découvrir ses nouveautés, (re)découvrir ses grands représentants et ses classiques… L’heure est au bilan !

L’année dernière, j’avais pu voir 6 films, avec de très belles découvertes à la clé. Cette année, le chiffre a doublé, avec, également, de bien belles découvertes. Bien que comptant moins de films, la sélection globale était riche et bien fournie, permettant d’avoir un panorama général du cinéma coréen. Drames historiques, familiaux, comédies policières, thrillers, films fantastiques, films de guerre, il y en avait pour tous les goûts. L’année dernière, la dictature sud-coréenne des années 80 et les relations entre Corée du Nord et Corée du Sud étaient les thématiques les plus récurrentes dans la sélection. Cette année, ce fut principalement le cas de l’occupation japonaise en Corée au début du XXe siècle.

Cette année, les différents prix ont été attribués aux court-métrages « The Calm » de Kim Tae-wan, « Empty » de Kim Min-je (mention spéciale), « Behind the hole » de Shin Seo-young (mention spéciale), « Levers » de Kim Bo-young, « Proud Mary » de Kim Da-som et « Return » de Kwon Hang. Le prix du public, remis à un long-métrage de la Section Paysage a, quant à lui, été remis à MAL.MO.E : The Secret Mission.

Les remises de prix lors de la clôture du FFCP 2019
Les remises de prix lors de la clôture du FFCP 2019

De mon côté, j’aurai donc vu 12 films, dont voici un rapide tour d’horizon :

Exit (Lee Sang-geun, 2019) ★★★½

Affiche de Exit (2019)
Affiche de Exit (2019)

« Exit est un divertissement haletant où l’on rit et où l’on retient son souffle, un concentré d’énergie inventif pendant lequel on ne voit pas le temps passer. »

Sweet Dream (Yang Ju-nam, 1936)

Affiche de Sweet Dream (1936)
Affiche de Sweet Dream (1936)

« Voir Sweet Dream, c’est comme découvrir un incunable, une oeuvre hors du temps, aux origines de tout, témoignant d’une époque révolue. »

Le Bon, La Brute et Le Cinglé (Kim Jee-Woon, 2008) ★★★½

Affiche de Le Bon La Brute Le Cinglé
Affiche de Le Bon, La Brute, Le Cinglé (2008)

« Le Bon, La Brute et Le Cinglé est un divertissement spectaculaire, énergique et généreux, un moment de folie jubilatoire. »

Aimless Bullet (Yu Hyun-mok, 1961) ★★★★

Affiche d'Aimless Bullet (1961)
Affiche d’Aimless Bullet (1961)

« Aimless Bullet est sans aucun doute un grand film, digne des grands représentants du néoréalisme. Un tableau sombre et saisissant. »

Extreme Job (Lee Byeong-hun, 2019) ★★★

Affiche d'Extreme Job (2019)
Affiche d’Extreme Job (2019)

« Extreme Job enchaîne les blagues qui font mouche et bénéficie d’un humour bien dosé. Malgré une intrigue qui digresse, on passe un bon moment. »

The Divine Fury (Kim Joo-hwan, 2019) ★★

Affiche de The Divine Fury (2019)
Affiche de The Divine Fury (2019)

« Le pitch de The Divine Fury était des plus séduisants, mais le résultat est totalement différent. Long, déjà vu, il peine à captiver le spectateur. »

The Age of Shadows (Kim Jee-woon, 2016) ★★★★

Affiche de The Age of Shadows (2016)
Affiche de The Age of Shadows (2016)

« The Age of Shadows impressionne par la qualité de sa mise en scène et propose de grands moments de tension, avec des personnages bien écrits, ayant beaucoup de relief. »

Swing Kids (Kang Hyung-chul, 2018) ★★★½

Affiche de Swing Kids (2018)
Affiche de Swing Kids (2018)

« Swing Kids invoque la musique et la danse comme symboles d’espoir et de liberté en temps de guerre, en étant capable d’être à la fois burlesque et tragique. »

MAL.MO.E : The Secret Mission (Eom Yu-na, 2019) ★★★½

Affiche de MAL.MO.E : The Secret Mission
Affiche de MAL.MO.E : The Secret Mission (2019)

« Film grand public, MAL.MO.E : The Secret Mission reste très classique, mais raconte avec une certaine pertinence un pan méconnu de l’histoire coréenne. »

Our Body (Han Ka-ram, 2018) ★★★½

Affiche de Our Body (2018)
Affiche de Our Body (2018)

« Our Body raconte avec justesse la poursuite des idéaux dans la société coréenne. Un film mélancolique et pertinent. »

Move The Grave (Jeong Seung-o, 2019) ★★★

Affiche de Move The Grave (2019)
Affiche de Move The Grave (2019)

« Le discours proposé par Move The Grave est important et pertinent, seule la forme l’alourdit et rend le film malheureusement trop long. »

The House of Us (Yoon Ga-eun, 2019) ★★★½

Affiche de The House of Us (2019)
Affiche de The House of Us (2019)

« The House of Us est un beau moment de douceur et de fraîcheur, un retour en enfance qui n’oublie pas de traiter de sujets graves davantage lié au monde des adultes. »

Cette édition du Festival du Film Coréen à Paris aura notamment été marquée par la venue exceptionnelle du réalisateur Kim Jee-woon et de l’acteur Song Kang-ho, venus présenter 3 films : The Quiet Family, Le Bon, La Brute et Le Cinglé, et The Age of Shadows. A chaque fois, ils sont venus se prêter au jeu des questions/réponses avec beaucoup de sympathie, partageant leur bonne humeur, leurs anecdotes et leur vision du cinéma.

Kim Jee-woon et Song Kang-ho au FFCP 2019
Kim Jee-woon et Song Kang-ho au FFCP 2019

Ce festival fut aussi l’occasion de faire de belles rencontres, notamment avec la très sympathique équipe de Certains l’aiment à chaud ! (CLAAC), qui propose très régulièrement des podcasts sur les dernières sorties, des thématiques ou des événements comme le FFCP. J’ai pu passer la majeure partie du festival avec eux et également discuter et participer au futur épisode, dédié au festival, qui va sortir prochainement. N’hésitez pas à les suivre et à découvrir ce qu’ils font !

Toute l'équipe est venue saluer le public avant la dernière séance
Toute l’équipe est venue saluer le public avant la dernière séance

Une nouvelle fois, c’est l’heure de tourner cette petite page, après une attente d’un an, qui a tout à fait été récompensée. Il est temps de retourner aux choses ordinaires, à voir de nouveau autre chose que des films coréens, mais ce festival n’a fait que confirmer la richesse de ce cinéma et tout ce qu’il y a à gagner en s’y intéressant. Bravo à tous les équipes qui ont permis sa tenue !

A l’année prochaine !

A l'année prochaine !
A l’année prochaine !

Quentin Coray

Quentin, 26 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

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