Cinexpress #178 – Wall-E (2008)

C’était certainement l’un des plus anciens pensionnaires de ma liste des films à voir. C’est toujours une question de conditions et de déclic. Celui-ci s’est produit en visitant le blog Rêves Animés, la rédactrice ayant une véritable histoire d’amour avec ce film. Comme j’aime quand tout n’est pas forcément cadré, et que j’aime choisir les films que je vais regarder chez moi à la dernière minute, je me suis dit qu’il était temps pour le petit Wall-E de sortir de sa cachette et d’enfin dévoiler toute sa palette d’atouts.


Fiche du film

Affiche de Wall-E (2008)
Affiche de Wall-E (2008)
  • Genre : Animation, Aventure, Science-Fiction
  • Réalisateur : Andrew Stanton
  • Année de sortie : 2008
  • Casting : Ben Burtt, Elissa Knight, Jeff Garlin
  • Synopsis : Wall-E est le dernier être sur Terre et s’avère être un petit robot. L’humanité a déserté notre planète, laissant cette machine nettoyer la Terre. (senscritique.com)

Critique et Analyse

Wall-E (2008)
Wall-E (2008)

On connaît bien les studios Pixar pour leur capacité à réaliser de beaux films, capables de parler à tout le monde. Il va sans dire que je savais que Wall-E en faisait partie, et durant mon visionnage, j’ai bien pu à nouveau me rendre compte à quel point les réalisateurs des studios Pixar savent faire preuve d’imagination et de pertinence dans leurs films. Car Wall-E est un film aux messages multiples, traitant de thématiques actuelles et importantes telles que l’écologie, la société de consommation, ainsi que l’évolution des technologies et leur influence sur l’humanité. La Terre où travaille Wall-E n’est plus notre vieille planète bleue, mais une planète désertique, complètement rongée par la pollution. Pendant ce temps, les humains vivent dans une station spatiale où ils passent leur temps à regarder des vidéos, des publicités, à manger et à boire.

« Le tableau dressé par Wall-E est peu flatteur mais pourtant loin d’être irréaliste, où l’humanité a détruit sa planète, préférant la fuir plutôt que de tenter de la sauver, s’abritant dans une oisiveté destructrice, sombrant sous le poids de la société de consommation qu’il a construit de toutes pièces. »

On trouve, derrière Wall-E, un véritable référentiel. En premier, 2001, L’Odyssée de l’espace, envers lequel les clins d’œil ouverts ne manquent pas, et dont la thématique du rapport entre l’homme et la technologie est très importante dans Wall-E. On retrouve aussi, dans la vision de l’humanité du futur, un tableau semblable à celui d’Idiocracy, avec plus de nuances, mais avec une réelle résonance dans nos dérives actuelles. Enfin, on retrouve des échos à Invasion Los Angeles dans la dénonciation de l’omniprésence de la publicité et de son influence sur notre esprit. Le tableau dressé par Wall-E est peu flatteur mais pourtant loin d’être irréaliste, où l’humanité a détruit sa planète, préférant la fuir plutôt que de tenter de la sauver, s’abritant dans une oisiveté destructrice, sombrant sous le poids de la société de consommation qu’il a construit de toutes pièces.

Wall-E (2008)
Wall-E (2008)

Les humains suivent le chemin qu’on leur indique sans réfléchir, ils ne font plus d’effort, en définitive, ils ne sont plus humains eux-même, ils ne sont plus que des produits. Le film choisit ainsi, dans une intelligente ironie, d’utiliser des robots pour mener la rébellion et éveiller la consciences des humains, pour les ramener à leurs racines. En redécouvrant ses bons aspects, notamment grâce à la musique, au cinéma et à la danse, les robots deviennent les messagers d’une humanité perdue. Wall-E, antique robot d’une époque oubliée, crée le pont entre l’ancien monde et le nouveau, et vient raviver la flamme qui s’était éteinte depuis longtemps.

Avec beaucoup de poésie et de pertinence, Wall-E raconte une histoire pleine de beaux messages dont on ne dira jamais assez qu’il faut les prendre en considération. Le futur ne sera pas forcément que ruine, mais il nécessitera des prises de conscience et des actions. Soutenant des propos écologistes, sociologiques et philosophiques forts, Wall-E figure parmi les belles pépites signées Pixar, un film qui ne raconte pas juste l’histoire d’un petit robot mignon, mais qui constitue une véritable expérience cinématographique pleine de symbolique.


Note et avis

 

4/5

[star rating= « 4 » max= « 5 »]

Wall-E est un film d’animation beau et fort, plein de beaux messages adressés avec pertinence. Un moment de poésie qui éveille les consciences, à une époque où l’humanité en a grandement besoin.


Bande-annonce de Wall-E

Quentin Coray

Quentin, 27 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

5 réflexions sur “Cinexpress #178 – Wall-E (2008)

  • 15 mars 2018 à 18 h 09 min
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    Très belle analyse de ce chef d’œuvre ! Tu soulèves certains points qui me font voir certains aspects du film d’un œil nouveau.

    Quant à cette phrase: « Les humains suivent le chemin qu’on leur indique sans réfléchir, ils ne font plus d’effort, en définitive, ils ne sont plus humains eux-même, ils ne sont plus que des produits », elle fait écho à notre propre société. En effet, parfois, qu’est-ce que j’ai envie de secouer les gens pour qu’ils pensent enfin par eux-mêmes, et qu’ils cessent d’avoir un comportement grégaire !

    Je pense que tu vas donner envie à ton tour de donner envie à celles et ceux qui ne l’auraient pas encore vu, de voir cette pépite des studios Pixar ! ;)

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    • 15 mars 2018 à 18 h 25 min
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      Merci à toi ! Content de recevoir un tel commentaire d’une grande fan de Wall-E. ^^
      Clairement, ma phrase rentre dans un coup de gueule général et personnel, je suis enfermé dans ces flots humains tous les matins et soirs dans les transports en commun, c’est horrible. Pas de réflexion personnelle, on baisse la tête, on avance et moins on réfléchit mieux c’est…
      En espérant en effet être capable de donner envie à d’autres personnes de le découvrir !
      Merci encore pour ton commentaire :)

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  • 15 mars 2018 à 18 h 17 min
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    Personnellement j’ai bien aimé les thématiques abordées par ce film d’animation, comme le consumérisme, la gestion des déchets, l’isolation humaine ou encore l’obésité liée à l’absence d’activité. A travers la robotisation à outrance, l’homme devient une baleine, un phoque, incapable de se déplacer, complètement abruti par ce qu’il regarde non-stop sur ses écrans, faisant de lui un esclave de sa propre technologie. Il y a beaucoup de sujets explorés dans ce métrage fort sympathique.

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    • 15 mars 2018 à 18 h 26 min
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      En effet, c’est bien décrit et ça rejoint bien l’idée du film ! Et malheureusement on y file tout droit !
      Merci pour ton commentaire :)

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  • 16 mars 2018 à 12 h 23 min
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    Je garde un très bon souvenir de ce film d’animation et suis ravie que tu aies passé également un bon moment ;) Wall-E est vraiment un personnage attachant que l’on a plaisir à suivre. A bientôt !

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