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Toy Story 4 (Josh Cooley, 2019) ★★★★ – Critique & Analyse

Le calendrier de Disney pour cette année 2019 a de quoi impressionner. Il y a eu Avengers : Endgame, Dumbo, il y aura Le Roi Lion, La Reine des Neiges 2 et Star Wars IX… Puis il y a Toy Story 4. L’un des projets les plus alléchants de l’ogre américain, surtout avec Pixar, qui déçoit très rarement, aux manettes.


Fiche du film

Affiche de Toy Story 4 (2019)
Affiche de Toy Story 4 (2019)
  • Genre : Animation, Aventure, Comédie
  • Réalisateur : Josh Cooley
  • Année de sortie : 2019
  • Distribution : Tom Hanks, Tim Allen, Annie Potts
  • Synopsis : Woody a toujours privilégié la joie et le bien-être de ses jeunes propriétaires – Andy puis Bonnie – et de ses compagnons, n’hésitant pas à prendre tous les risques pour eux, aussi inconsidérés soient-ils. L’arrivée de Forky un nouveau jouet qui ne veut pas en être un dans la chambre de Bonnie met toute la petite bande en émoi. C’est le début d’une grande aventure et d’un extraordinaire voyage pour Woody et ses amis. Le cowboy va découvrir à quel point le monde peut être vaste pour un jouet… (SensCritique)

Critique et Analyse

Toy Story 4 (2019)
Toy Story 4 (2019)

On se disait, pourtant, il y a neuf ans, que Toy Story 3 offrait la conclusion parfaite à la saga, en bouclant la boucle dans un grand élan mélancolique et nostalgique. Mais, avec l’annonce et la production de ce Toy Story 4, la conclusion s’est transformée en porte ouverte, suscitant l’enthousiasme des adeptes, et la méfiance de ceux qui craignaient de voir en ce quatrième opus « le film de trop ». Et on ne sait que trop bien que Disney n’hésite pas à tirer sur la marchandise à outrance. L’enjeu était donc de taille, avec comme clé la capacité d’offrir une suite digne de ce nom au précédent film. Pour ma part, mes souvenirs de la saga sont flous, n’étant lié qu’à des visionnages remontant à bien longtemps maintenant. J’abordais donc Toy Story 4 avec un regard plutôt neuf et « innocent ».

« Toy Story 4 s’articule principalement autour de l’importance des valeurs liées à la transmission et l’acceptation, pour un opus aussi divertissant qu’apaisé et émouvant. »

On retrouve ici Woody et toute sa clique chez la petite Bonnie, qui a hérité de tous les jouets d’Andy. Elle va bientôt entrer en maternelle, et vivre cette période difficile d’acclimatation à la vie hors du cocon familial. C’est au cours d’un atelier qu’elle va donner naissance à Forky, un jouet fabriqué de toutes pièces, qui se considère comme un déchet, mais qui doit comprendre et accepter sa condition de jouet. Démarre alors une nouvelle aventure où Woody doit à la fois aider Bonnie à surmonter ses nouveaux défis, et aider Forky à se considérer comme un jouet à part entière. C’est au tour de Woody de transmettre, et Toy Story 4 s’articule principalement autour de l’importance des valeurs liées à la transmission et l’acceptation, pour un opus aussi divertissant qu’apaisé et émouvant.

Toy Story 4 (2019)

Le passé est omniprésent, qu’il s’agisse de celui de Woody, ou de la vieille boutique d’antiquités pleine de jouets. Il construit les bases de l’avenir qui est ici en jeu. C’est aussi le passé de la saga qui est ici convoqué, avec un opus qui reprend les ingrédients qui ont fait le succès de ses aînés, sans jamais cependant se reposer sur ses lauriers. La beauté est impressionnante et l’imagination débordante. La rationalité du quotidien laisse vite place à l’émerveillement, à l’immersion dans une parenthèse féerique où l’on se laisse aller à nos émotions, toujours aussi bien transmises grâce à divers discours universels sur les raisons de l’existence, le fait d’être et d’exister, l’appartenance et la liberté. Avec de nouveaux personnages, comme Forky, mais aussi les hilarantes peluches Ducky et Bunny, ou le casse-cou Duke Kaboom, sans évidemment oublier le nouveau rôle de Bo (déjà présente dans les précédents), personnage féminin fort et affirmé, Toy Story 4 parvient à agrémenter sa palette de personnages tout en étant capable de leur accorder une véritable utilité, et en évoluant avec son temps. Enfin, il offre également une antagoniste très intéressante, qui est certes là pour matérialiser une figure d’ « ennemi », mais qui apporte encore plus de consistance au récit, avec certains moments parmi les plus beaux du film.

Les artisans des studios Pixar ont vraiment un don particulier, avec cette singulière capacité, entre autres, à traiter de l’enfance et de sa fin, qui permet de stimuler chez le spectateur cet émerveillement à l’origine de toutes ces émotions. En d’autres termes, il est difficile de ne pas être touché par ce Toy Story 4. J’ai beaucoup ri (avec une mention spéciale pour les deux grosses peluches, doublées par Keegan-Michael Key et Jordan Peele, réalisateur de Get Out et Us), et j’ai même eu les larmes aux yeux à plusieurs reprises, ce que tous les films ne sont pas capables de faire. Probablement parce que Pixar traite de sujets qui me touchent et me parlent particulièrement. Dans tous les cas, je garderai un excellent souvenir de ce Toy Story 4.


Note et avis

4/5

Émerveillement, beauté, humour, mélancolie et nostalgie sont au menu de ce Toy Story 4, qui aurait pu être le film de trop, mais qui parvient à prendre la relève avec brio.

Bande-annonce du film

Quentin Coray

Quentin, 29 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

6 réflexions sur “Toy Story 4 (Josh Cooley, 2019) ★★★★ – Critique & Analyse

  • Torado

    Rien à redire ! Je suis un grand fan de la série, à vrais dire j’ai grandit avec (en ateste ma peluche woody que j’ai depuis plus de 15 ans et mon jouer buzz l’éclaire un peu prêt de la même époque ! ^^) et autant le 3 m’avais déçu mais je l’avais quand même aimé pour sa fin, autant celui là m’a touché au plus profond de moi et a réussit à me faire passer du rire au larme en quelque minutes.

    Votre critique est très juste et je n’ai vraiment rien à redire :)

    Répondre
    • Avec plaisir ! Je trouve que ça ne fait jamais de mal. :) En plus, mes souvenirs des Toy Story sont très lointains, je me demande même si je les ai déjà vus en entier. Mais ça ramène tout de suite en enfance et on est sûr de passer un bon moment devant.

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