Sin City, Robert Rodriguez, Frank Miller & Quentin Tarantino, 2005 : Chroniques d’un monde obscur

Affiche de Sin City (2005)
Affiche de Sin City (2005)

Sin City est un film noir, dans tous les sens du terme. Affilié à un genre que l’on peut désigner par « pulp movie » (Pulp Fiction étant la référence), Sin City narre l’histoire de plusieurs personnages vivant dans une ville imaginaire, rongée par la corruption, les affaires de vengeance et, tout simplement, la folie. Difficile de distinguer une trame principale puisqu’il s’agit de plusieurs histoires successives qui, parfois, se rejoignent, et permettent donc de découvrir cette ville aux multiples dangers.

Clive Owen et Benicio Del Toro dans Sin City (2005)
Clive Owen et Benicio Del Toro dans Sin City (2005)

Et bon sang, que c’est réussi. Si j’ai eu plus de mal avec Pulp Fiction, et ce, malgré son côté déjanté, ici j’ai complètement été séduit. Le premier intérêt, et la première curiosité que suscite Sin City, c’est son esthétique si particulière. L’excellent choix qui a ici été pris est celui d’un noir et blanc spécial, qui permet au film de faire une référence directe aux films de gangsters des années 50 et crée une ambiance tout à fait caractéristique et des plus envoûtantes. Les plans sont magnifiques, et souvent exagérés, nous permettant alors de briser la glace entre le monde du cinéma et de la bande dessinée, d’où est tiré Sin City.

En plus de cela, le film dispose d’un casting de luxe, avec entre autres Bruce Willis, Clive Owen, Benicio Del Toro, Elijah Wood, Michael Clarke Duncan, Jessica Alba, Rosario Dawson, et une mention spéciale à Mickey Rourke qui est juste excellent dans son rôle de grosse brute, transformé à outrance, mais ce rôle lui va si bien. Le film nous prive de tout repère spatial (ville imaginaire) et temporel (un style des années 50, mais ça n’empêche d’utiliser des téléphones portables par exemple !), ce qui permet aux réalisateurs de supprimer toute limite. Enfin, la narration à la première personne est un excellent choix qui permet de donner du relief aux personnages, d’appréhender le contexte dans lequel se déroule l’intrigue, et, surtout, de se plonger en plein dans l’ambiance générée par le film.

Mickey Rourke dans Sin City (2005)
Mickey Rourke dans Sin City (2005)

Je n’ai pas lu les bandes dessinées originales, même si j’ai cru lire que le film y était relativement fidèle. En tout cas, quoi qu’il en soit, Sin City est une bien belle claque esthétique au style unique et diablement efficace. Situé à la frontière entre la bande dessinée, le dessin-animé et le film, ce film m’a captivé de bout en bout et, bon sang, je me suis régalé.

Note : 10/10.

Bande-annonce de Sin City

Quentin Coray

Quentin, 26 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

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