Mission Impossible III (JJ Abrams, 2006) – Critique & Analyse

Après l’excentrique et excessif Mission Impossible 2, c’est un réalisateur de succès à séries, JJ Abrams, qui reprend le flambeau pour le troisième épisode de la saga.


Fiche du film

Affiche de Mission Impossible III (2006)
Affiche de Mission Impossible III (2006)
  • Genre : Action, Espionnage
  • Réalisateur(s) : JJ Abrams
  • Distribution : Tom Cruise, Philip Seymour Hoffman, Michelle Monaghan
  • Année de sortie : 2006
  • Synopsis : Ethan Hunt a quitté l’unité « Mission impossible ». Il forme désormais les futurs agents du gouvernement américain. Un poste qui devrait enfin lui permettre de mener une existence tranquille auprès de sa petite amie Julia. Mais quand Lindsey, l’une de ses élèves, est kidnappée à Berlin par Owen Davian, un trafiquant d’armes, Ethan se sent obligé de lui porter secours et repart, sans hésiter, en mission pour la libérer. (SensCritique)

Critique et Analyse

Mission Impossible III (2006)

Ce troisième film débute d’une manière plutôt inhabituelle, avec un Ethan Hunt dans une situation extrêmement tendue, aux mains d’un criminel, face à sa propre femme, kidnappée par ce dernier, lequel la menace de mort si l’agent ne dévoile pas une information cruciale. C’est donc un cheminement différent que prend cet épisode, partant du point d’arrivée pour revenir au point de départ et recoller les morceaux, cultivant un mystère qui ne sera que partiel, donc, mais ce qui ne l’empêchera pas d’être, comme tout Mission Impossible qui se doit, riche en rebondissements et en révélations.

« Mission Impossible III vient renouer avec l’esprit de la série et du premier film, laissant de côté les excès du film précédents, sans manquer d’être divertissant et spectaculaire. »

En reconstituant une équipe, en retrouvant le chemin d’autres agents en mission ou basés à l’agence, et en remettant l’infiltration en avant, Mission Impossible III vient renouer avec l’esprit de la série et du premier film, laissant de côté les excès du film précédents, sans manquer d’être divertissant et spectaculaire. Moins décomplexé, c’est un épisode qui se montre aussi plus dramatique, comme en témoigne cette introduction en flash forward, et cette esthétique aux tons et aux lumières généralement nocturnes. L’action est aussi globalement plus sérieuse, elle doit être efficace et palpable, ce qui se traduit notamment par cette caméra assez mouvante et tremblante, visant à développer le sentiment d’immersion chez le spectateur.

Mission Impossible III (2006)

Pourtant, si l’on sent bien un retour aux sources et une proximité avec Mission : Impossible premier du nom, Mission Impossible III ne lésine pas sur l’action, se révélant être même un film très rythmé, tendant à proposer des scènes d’action spectaculaires et haletantes. C’est ainsi que le film de JJ Abrams parvient à être un divertissement efficace, reprenant des intentions du film précédent avec une meilleure exécution, également rendue possible par un scénario plus intéressant. Ici, Ethan Hunt est toujours mis en avant, car sa quête est très personnelle, mais il y a un équilibre retrouvé entre la place de Hunt et celle de l’équipe, et aussi dans l’ensemble des composantes du film.

Il faut dire, aussi, que Philip Seymour Hoffman fait un excellent méchant, dangereux et impitoyable, détestable également, parvenant à avoir beaucoup de substance même si, en faisant les comptes, sa présence à l’écran n’est pas si importante que cela. Généralement peu estimé, oublié ou mal-aimé, Mission Impossible III est pourtant un épisode de haute facture, parvenant à réinstaurer un équilibre perdu au sein de la saga, capitalisant sur les qualités du film précédent pour offrir un divertissement spectaculaire, tout en restant un vrai film d’espionnage avec ses mystères et ses rebondissements.

Note et avis

En résumé

Moins estimé et reconnu que les autres films de la saga, Mission Impossible III réussit à être un divertissement rythmé et spectaculaire, tout en réinstaurant un équilibre alors perdu au sein de la saga.

Overall
7.5/10
7.5/10

Quentin Coray

Quentin, 27 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

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