Le Labyrinthe, Wes Ball, 2014 : Cours, ou meurs

 « Oh, un nouveau film avec des ados, pour des ados ! » C’est la première réaction que j’ai eue en voyant la bande annonce, éprouvant quelques regrets car l’idée me paraissait intéressante. Ce que je craignais, c’était une nouvelle histoire sans surprise, pleine de chichis, et ultra-conventionnelle. Cela ne m’a pas empêché d’aller faire un tour au ciné pour aller le voir. Evidemment je me suis retrouvé dans une salle obscure où j’étais plus vieux que la moyenne d’âge des gens présents, ce qui est quand même assez rare. Mais, finalement, ça a donné quoi ?

Fiche du film

Affiche du Labyrinthe (2014)
Affiche du Labyrinthe (2014)
  • Genre : Science-fiction
  • Réalisateur : Wes Ball
  • Année de sortie : 2014
  • Casting : Dylan O’Brien, Aml Ameen, Will Poulter, Kaya Scodelario
  • Synopsis : Thomas ne sait plus qui il est, ni d’où il vient. Il se retrouve dans un monde mystérieux entouré par un grand labyrinthe impénétrable. (senscritique.com)

Critique et Analyse

Dylan O'Brien dans Le Labyrinthe (2014)
Dylan O’Brien dans Le Labyrinthe (2014)

Puis ça a commencé. Le Labyrinthe est donc, a priori, à la base un roman qui a été adapté, mais je ne l’ai pas lu. Le film raconte l’histoire de jeunes (tous des gars) qui sont envoyés dans une espèce d’endroit reculé. Ils vivent dans une sorte de campagne à l’orée d’une forêt, où ils vivent en cultivant et en se nourrissant de vivres qui leur sont acheminés tous les mois, avec un nouvel arrivant. Tout autour d’eux se trouvent des murs géants, qui sont en fait les parois d’un gigantesque labyrinthe qui s’ouvre le jour et se ferme la nuit, dont on dit que tous ceux qui y sont allés n’en sont jamais revenus.

Je dois dire que ça a été une très bonne surprise. L’ambiance est sombre, on se met vite à la place de ces jeunes qui n’ont aucune échappatoire que de rester planqués toute leur vie jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus tenir. Les questions sont nombreuses et on cherche des réponses qui ne viennent souvent pas, et on comprend facilement la curiosité du héros. Un autre élément réussi est le fait que, même si ce genre de film est généralement sans surprises (bien qu’ici on a évité ce piège), il arrive à être stressant et dérangeant.

Le Labyrinthe (2014)
Le Labyrinthe (2014)

Le Labyrinthe parvient à étonner par sa violence, son aspect sombre et qui est en contraste avec le côté très aseptisé des productions similaires. Même si l’on discerne de grosses ficelles, le film parvient à entretenir un suspense qui ne le rend pas trop évident ni trop lisible. J’avais un mauvais préjugé en allant voir ce film, dont je n’attendais qu’un simple divertissement, mais au final ça reste toujours avant tout un divertissement, à la différence on évite les fausses notes et la monotonie, et j’en sors avec la satisfaction d’avoir bien apprécié le résultat !


Note et avis

 

3.5/5

[star rating= « 3.5 » max= « 5 »]

Un film qui s’inscrit dans la lignée des Hunger Games et Divergente, mais qui se différencie par son aspect sombre, violent et sa capacité à faire fi des évidence pour un film qui, certes, ne bouleverse pas le cinéma, mais promet un divertissement efficace et de qualité.


Bande-annonce de Le Labyrinthe

Quentin Coray

Quentin, 26 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

4 pensées sur “Le Labyrinthe, Wes Ball, 2014 : Cours, ou meurs

  • 11 février 2018 à 20 h 00 min
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    En voyant la pub à la TV pour la diffusion ce soir, j’hésitais à regarder, dans les mêmes craintes et préjugés que toi… Finalement, je ne regarderais pas, car mon partenaire de TV n’aime rien d’autre que les films historiques (au secours, trop de films de guerre tue le film de guerre) et il va me gâcher mon plaisir à râler sur tout ce qu’il verra, mais tu m’as convaincu•e de regarder quand je serai tranquille ! (et de découvrir le roman !)

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    • 11 février 2018 à 20 h 05 min
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      Ahah, les goûts et les couleurs ! ;) Je garde un bon souvenir de ce premier film. En tout cas, s’il ne révolutionne pas le genre, je le trouvais un brin plus audacieux que ses pairs. Toutefois, je suis resté très sceptique face à sa suite qui, justement, rend la saga bien plus générique.

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  • 11 février 2018 à 20 h 21 min
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    Une suite qui a peut-être surfé sur le succès du premier (s’il en a eu, je n’ai pas fait attention au moment de sa sortie) sans provenir de l’œuvre littéraire ? Bon, tous les films qui sont des adaptations ne sont pas forcément bons parce qu’ils s’appuient sur un roman (il suffit de voir les Harry Potter…), mais de ce que j’ai pu observer, les suites « parce que le premier a bien marché » sont rarement fantastiques :) Je verrais ça au visionnage, merci pour ton article intéressant =D

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    • 11 février 2018 à 20 h 35 min
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      Alors je t’avoue, je n’ai pas le moindre contexte au niveau du rapport avec l’oeuvre littéraire, tout ça tout ça, n’ayant pas lu les livres… Ni, non plus, sur toutes les motivations autour du « changement » opéré entre le premier et le second film. Je parle en pur observateur et avec mon ressenti. ^^ Merci à toi en tout cas ! :)

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