James Bond contre Dr. No (Terence Young, 1962) – Critique & Analyse

C’est ici que tout a commencé. C’est en Jamaïque que nous rencontrons pour la première fois le plus célèbre des agents secrets, la même île qui abritait, dans la réalité, Goldeneye, la villa de Ian Fleming, qui créa le personnage. Il y a bientôt soixante ans maintenant sortait James Bond contre Dr. No, premier opus d’une saga qui compte bientôt 25 films.


Fiche du film

Affiche de James Bond contre Dr. No (1962)
Affiche de James Bond contre Dr. No (1962)
  • Genre : Action, Aventure, Espionnage
  • Réalisateur(s) : Terence Young
  • Distribution : Sean Connery, Ursula Andress, Joseph Wiseman
  • Année de sortie : 1962
  • Synopsis : « M », le chef des services secrets britanniques, envoie en mission à la Jamaïque l’agent spécial 007, James Bond, enquêter sur la disparition de deux agents. Sur place, l’espion va devoir affronter Le « Spectre », une puissante organisation criminelle qui vise à la domination du monde, personnifiée par le redoutable Dr No. (SensCritique)

Critique et Analyse

Sean Connery dans James Bond contre Dr. No (1962)
Sean Connery dans James Bond contre Dr. No (1962)

Sous le soleil de la Jamaïque rôde une étrange menace. Assassinats, disparitions… Les services secrets sont en alerte quand, pendant ce temps, une partie endiablée se joue au casino. Un homme aussi élégant que chanceux et en confiance rafle les mises. Il s’agit de James Bond, que nous découvrons alors qu’il est déjà à ses œuvres, à l’issue d’une présentation qui iconise instantanément le personnage. Nous partons alors pour une aventure pleine de risques et de mystères, auxquels font se confronter cet agent britannique dont nous faisons alors petit à petit la connaissance.

« James Bond contre Dr. No est un premier film qui pose les bases, allant à l’essentiel, soignant la présentation du héros et le développement de ce mystérieux antagoniste, au cœur d’une intrigue d’espionnage simple mais prenante. »

Il est certain que nous sommes encore bien loin de la grandiloquence des derniers films de la franchise, où fusent cascades, gadgets et explosions pour délivrer un grand spectacle. Nous sommes ici dans les premiers temps, ceux où la modestie des moyens est autant une limite dans la profusion d’effets qu’elle permet d’allier débrouillardise et efficacité. James Bond contre Dr. No est un premier film qui pose les bases, allant à l’essentiel, soignant la présentation du héros et le développement de ce mystérieux antagoniste, au cœur d’une intrigue d’espionnage simple mais prenante.

Joseph Wiseman dans James Bond contre Dr. No (1962)
Joseph Wiseman dans James Bond contre Dr. No (1962)

Pour créer un héros, il lui faut aussi un adversaire de taille, et le Dr No, premier méchant de la saga, en est un. Très peu explicitement mentionné, longtemps dans l’ombre pour n’apparaître enfin que dans la dernière demi-heure du film, il hante le film de sa présence fantomatique, autant dans l’ombre que dans la lumière, alors incarné par un Joseph Wiseman jouant la froideur et le machiavélisme. Presque inhumain tant il paraît synthétique, caractérisé par la vengeance et la mutilation (les mains artificielles), il inaugure une lignée de méchants certes variés, mais trouvant tout de même toujours des points communs avec le Dr No. Une figure emblématique, évoluant dans un contexte de peur de guerre nucléaire et de guerre des étoiles, un méchant presque ultime dans le cadre du film, avec, cependant, l’idée de faire intervenir quelque chose de plus grand, d’obscur et de puissant, à travers cette fameuse organisation du SPECTRE.

N’oublions évidemment pas de mentionner le légendaire Sean Connery, premier acteur à tenir le rôle dans cette saga, incarnant cet agent présenté comme un homme de manières, macho, à la répartie cinglante mais qui est aussi et avant tout un agent qui peut tuer froidement ses ennemis. James Bond contre Dr. No est un premier film qui fait preuve de modestie, ouvrant alors une lignée de films qui allait mettre en avant l’un des personnages de cinéma les plus célèbres de l’histoire. Parler d’esquisse pourrait paraître péjoratif, mais c’est ainsi que nous pourrions caractériser ce premier film qui, avec le recul dont nous disposons aujourd’hui, se montre efficace et prometteur et, avant tout, annonciateur de grandes choses.

Bande-annonce du film

Note et avis

En résumé

On pose les bases et on va à l’essentiel. Dr No, modeste d’apparence notamment à cause de moyens également modestes, réussit dans sa capacité à rendre cette enquête captivante, soignant l’entrée de son héros, mais aussi de ce méchant longuement entouré de mystère.

Overall
7/10
7/10

Quentin Coray

Quentin, 27 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

1 réflexion sur “James Bond contre Dr. No (Terence Young, 1962) – Critique & Analyse

  • 28 septembre 2020 à 9 h 26 min
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    Voilà une entrée en matière fort alléchante qui m’incite à revenir vers la Jamaïque en compagnie de 007. Un petit mot sur la sirène Ursula, Vénus née des eaux et toute première James Bond Girl, sertie dans un maillot qui lui collera toute sa vie à la peau.

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