CANNES 2019 – Jour 1 – Entrée en matière

C’est donc aujourd’hui que débute officiellement le 72ème Festival de Cannes ! Après avoir pu récupérer mon badge hier et avoir fait une première reconnaissance dans un Festival qui se mettait encore place, les premières stars vont fouler le tapis rouge et lancer les premières projections !

Contempler l'aube, privilège de noctambule
Contempler l’aube, privilège de noctambule

Malgré tout mon enthousiasme, on ne peut pas dire que les choses aient démarré de la même manière. La première nuit, si on peut appeler cela une nuit, a été une catastrophe, ravagée par une insomnie largement favorisée par un voisin décidant de regarder la télévision toute la nuit à un volume un peu trop élevé pour un usage nocturne raisonnable. L’enfer, à partir de 2h30, impossible de fermer l’œil. Alors, après une longue lutte pour essayer de me rendormir, voyant les heures défiler à une vitesse effarante, quand le calme revient enfin, je vois la lumière croître. Il est déjà 5 heures passées, le jour se lève. Tant pis, foutu pour foutu, j’embarque pour une promenade (très) matinale pour profiter du lever de soleil. La suite de la matinée fut conforme à mon programme, c’est à dire m’avancer sur mes écrits, et, surtout, profiter de la plage et du soleil tant qu’il fait encore beau, et que je ne suis pas encore enfermé dans une salle de cinéma. L’eau a beau être fraîche, elle fait un bien fou.

Quand le premier tapis rouge approche, les foules se précipitent sur la Croisette !
Quand le premier tapis rouge approche, les foules se précipitent sur la Croisette !

L’après-midi, destination Cannes, pour retrouver d’autres collègues cinéphiles, retrouver l’ambiance du Festival, et aussi vérifier une information assez importante concernant mon accréditation. En effet, d’habitude, les badges Festival permettent d’avoir des invitations pour les séances au Grand Théâtre Lumière, qui propose les séances de la sélection. Généralement, ce sont les séances de gala, mais pas que. Or j’ai remarqué qu’il m’était indiqué que mon badge ne permettait pas d’accéder aux invitations ! Surpris, j’ai demandé confirmation et, malheureusement, c’est bien le cas. Cela m’écarte donc de séances-clé, notamment Ken Loach, Terrence Malick et Quentin Tarantino. Je ne risque donc hélas pas de couvrir ces séances, à moins de convaincre des personnes de me faire bénéficier d’une invitation, mais autant vous dire que pour Tarantino, c’est une pure utopie.

Alors oui, la déception est présente, et je vais devoir chambouler mon programme. Mais l’avantage de Cannes, c’est qu’il y a toujours des solutions. Et que, malgré ces quelques séances qui, vraisemblablement, me ferment leurs portes, toutes les autres restent ouvertes ! Alors je garde le sourire, je continue à faire de belles rencontres et à me trouver des compagnons de Festival, et je retourne au bercail. Au programme, ce soir, The Dead Don’t Die, de Jim Jarmusch ! Premier film du festival que je visionne, mais j’ai opté pour la tranquillité d’un cinéma antibois, faute d’avoir le courage et, surtout, la possibilité d’aller faire les séances en grande pompe à Cannes. Une première entrée en matière en demi-teinte, causée par un film qui m’a peu transporté, et pas vraiment aidé par une grosse fatigue due à une nuit catastrophique. Mais qu’à cela ne tienne, soyons prêts pour le début de la frénésie demain !

Quentin Coray

Quentin, 27 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

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