CANNES 2019 – Jour 2 – Dans le vif du sujet

Finis les préparatifs, le temps de l’imagination, des interrogations. Maintenant, les choses sérieuses commencent. On met son réveil de bonne heure (6h50) et on décolle rapidement pour rallier La Croisette, aujourd’hui bien morne, noyée sous une pluie battante qui ne donne pas vraiment envie d’aller dehors.

En ce matin, il fallait s'armer d'espoir et d'un parapluie
En ce matin, il fallait s’armer d’espoir et d’un parapluie

Premier objectif : aller voir Le Daim, de Quentin Dupieux, à 8h45. J’arrive vers 7h50, j’ai un peu d’avance, mais il y a déjà du monde. Il faut espérer. Espérer qu’il y ait suffisamment de place pour ceux qui ne font pas partie de la presse, et rentrer dans la salle. Les gens rentrent, rentrent, de plus en plus nombreux, le temps passe, la file n’avance pas… Et puis l’annonce : plus de place dans la salle. Faute d’autres séances importantes en face, Le Daim a suscité les convoitises, et c’est déjà le premier échec de ce Festival. En quittant la queue, je retrouve Jules, un de mes compagnons de route, et on décide de se prendre un café pour digérer la défaite.

Kurt Russell dans The Thing (1982)
Kurt Russell dans The Thing (1982)

Après hésitation, je choisis de l’accompagner à la séance de The Thing, de John Carpenter. Il anime une masterclass juste après, mais j’ai trop peur que la presse vienne une nouvelle fois en nombre, d’attendre et d’échouer encore, d’arriver au milieu de l’après-midi sans avoir vu quoi que ce soit. J’ai besoin de cinéma. Et, heureusement, nous le trouvons finalement grâce à l’un des chefs-d’oeuvre de « Big John », dont on savait déjà qu’on en ressortirait contents.

L'équipe du Miracle du Saint Inconnu, venue présenter le film
L’équipe du Miracle du Saint Inconnu, venue présenter le film

Pour l’après-midi, nous avions opté pour Le Miracle du Saint Inconnu, une comédie marocaine dont l’intrigue semblait séduisante. Après un petit passage bien mérité dans une pizzeria avec, notamment, des « confrères » (je mets les guillemets car je me revendique difficilement en tant que « journaliste ») du MagduCiné, destination, donc La Semaine de la Critique. J’y retourne encore avec Jules, mais je ne peux faire la queue avec lui, question de badges. Cette fois, je serai plus heureux, parvenant à trouver une place, ce qui ne sera malheureusement pas son cas. Bilan de la séance : une comédie marocaine sympathique, avec des atouts certains, bien qu’elle ne me laissera pas un souvenir impérissable. Cependant, c’est toujours aussi intéressant de découvrir des cinémas que l’on connait peu !

Jean Dujardin et Adèle Haenel dans Le Daim (2019)
Jean Dujardin et Adèle Haenel dans Le Daim (2019)

Enfin, il est temps de prendre notre revanche. D’un commun accord, on décide de retenter notre chance pour Le Daim, à 22 heures. Après la séance du matin, et une autre séance, à 19h30, consistait en l’ouverture de la Quinzaine avec, justement, la projection du film de Dupieux, il restait cette option. On se dit alors que, pour cette troisième séance de la journée, on a toutes nos chances. Avec Ludo, autre compagnon de route, on décide d’aller derrière ceux qui attendaient encore de pouvoir rentrer pour la séance de 19h30, et d’attendre qu’on annonce que la salle est remplie. A ce moment, la file restante se disperse, et on arrive à avoir les toutes premières places de la file. Victoire ? En tout cas, il nous reste deux heures d’attente pour espérer, et discuter. Une attente qui sera, finalement, récompensée, et d’autres camarades de galère purent nous rejoindre pour profiter du nouveau film de Dupieux, une nouvelle histoire des plus folles et singulières mais, probablement, mon préféré du réalisateur ! La revanche est prise, et la journée s’achève sur un goût de victoire. J’écris ces lignes, il est bientôt 1 heure, et le réveil est programmé pour 6 heures. Ce Festival ne sera pas de tout repos. Allez, c’est dans la tête !

Quentin Coray

Quentin, 26 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

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