1 jour, 3 films à découvrir #38

Le déconfinement a officiellement commencé, mais les cinémas restent hélas fermés pour le moment. Alors continuons à chercher le cinéma où nous pouvons le trouver et en profiter ! Tous les jours, trois conseils de films à découvrir avec, idéalement, la possibilité de les visionner en VOD ou en ligne grâce aux différentes offres disponibles. 

Affiche de Séjour dans les monts Fuchun (2020)
Affiche de Séjour dans les monts Fuchun (2020)

Séjour dans les monts Fuchun (Gu Xiaogang, 2020)

Synopsis : Le jour de ses 70 ans, la doyenne de la famille Gu s’évanouit. Les médecins lui diagnostiquent alors une démence. Les quatre frères sont confrontés à des changements cruciaux dans leurs relations, tout en devant faire face aux problèmes de leur propre famille. Leurs destins, bien que liés par l’amour, se heurtent à des défis et des dilemmes. L’histoire, à la manière d’une peinture traditionnelle chinoise, se déroule au fil des quatre saisons.


Séjour dans les monts Fuchun est un film d’atmosphère, qui emporte le spectateur dans un écrin d’harmonie et de sérénité, où le temps semble se dilater, donnant l’impression d’avoir passé quatre heures dans la salle, au lieu de deux heures trente, tant les images sont belles et riches. Dès son premier film, Gu Xiaogang réussit un véritable tour de force, et on sait que le plus dur est de confirmer. Mais nous sommes en droit, maintenant, d’espérer voir un autre grand film de la part de réalisateur, qui impressionne ici par la qualité de son travail, en dépit de son jeune âge et de sa faible expérience. Il y a bien longtemps que je n’avais pas vu quelque chose d’aussi beau que Séjour dans les monts Fuchun, et si vous en avez encore l’occasion, je ne peux que vous encourager à vous y aventurer dès que possible.

📺 Disponible sur UniversCiné


Affiche d'Un prophète (2009)
Affiche d’Un prophète (2009)

Un prophète (Jacques Audiard, 2009)

Synopsis : Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena ne sait ni lire, ni écrire. À son arrivée en Centrale, il paraît plus fragile que les autres détenus.

Un film froid et brutal sur une société qui nous broie et nous instrumentalise, où les courts instants de rêverie sont aussi étriqués que les fenêtres des cellules d’une prison. Le message véhiculé paraît moins évident que dans De battre mon cœur s’est arrêté, plus implicite, c’est vraiment le scénario qui parle, chaque élément a un sens plus ou moins caché sur notre société. L’intrigue, très étirée, parfois assez décousue, a tendance à délayer le discours d’Audiard, mais elle ramène toujours le spectateur à ce dernier, à un moment ou à un autre. La mise en scène est vraiment efficace et réussie, autant dans la froideur de la prison (on croirait reconnaître d’éventuels clins d’oeil à Bresson et Un condamné à mort s’est échappé et L’Argent), que dans les brefs moments de rêverie et de lumière. Et, évidemment, c’est sans compter, notamment, sur les impeccables prestations, entre autres, de Tahar Rahim et de Niels Arestrup. Une nouvelle fois, Audiard taille une société cruelle, informe et sans espoir. Un film qui suggère et qui laisse réfléchir.

📺 Disponible sur UniversCiné, MyTF1 VOD, Orange VOD, Canal VOD et FilmoTV


Affiche du Cirque (1928)
Affiche du Cirque (1928)

Le Cirque (Charlie Chaplin, 1928)

Synopsis : Charlot se réfugie dans un cirque pour échapper à la police. Il est alors embauché en tant que clown et tombe amoureux d’un belle écuyère, Merna.

Comme tous les films de Chaplin, Le Cirque est universel, intemporel, même s’il peut paraître personnel vis-à-vis de la relation étroite entre l’univers du film et l’univers de Chaplin. Les pitreries de Chaplin ne cessent d’émerveiller, même si le film est empreint d’un profond désespoir et d’une profonde mélancolie, qui surgissent notamment lors de la dernière partie du film. Héros d’apparence, Charlot demeure un témoin, un messager, artiste éternel nous invitant, le temps d’une séance, à faire parler notre cœur avant tout.

📺 Disponible sur MyTF1 VOD, La Boutique ARTE, LaCinetek, UniversCiné, Orange VOD et Netflix

Retrouvez la précédente sélection ici !

Quentin Coray

Quentin, 27 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

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