1 jour, 3 films à découvrir #26

En ces temps troublés, le cinéma n’a jamais autant paru être un exutoire. Alors que, pour la plupart, nous sommes confinés chez nous, en télétravail, voire au chômage forcé, voir des films semble être un choix d’occupation privilégié. Pour tenter de penser un peu à autre chose qu’à l’actualité sinistre, j’ai eu l’idée de vous parler, tous les jours, de trois films, sortis de ma « filmothèque ». Trois films pas forcément connus, pour changer un peu de ce qu’on pourrait voir d’habitude, et sans véritable logique dans les choix, l’objectif de cette petite rubrique étant, surtout, de vous parler de cinéma, et de faire du septième art notre principal allié !

Affiche de Les Autres (2001)
Affiche de Les Autres (2001)

Les Autres (Alejandro Amenábar, 2001)

Synopsis : Un mère doit s’occuper de ses deux enfants qui craignent la lumière du jour. Elle devient alors persuadée que sa maison est hantée par un esprit.

Le cinéaste chilien propose ici un thriller fantastique à l’ambiance pesante et prenante. Les obsessions du personnage principal se transmettent au spectateur pendant que le monde des morts semble s’inviter dans celui des vivants. Une très belle réussite.

📺 Disponible sur Orange VOD, MyTF1 VOD, Canal VOD et UniversCiné


Affiche de Stalker (1979)
Affiche de Stalker (1979)

Stalker (Andreï Tarkovski, 1979)

Synopsis : Un guide conduit deux hommes, l’un professeur et l’autre écrivain, à travers une zone connue comme la « chambre », afin d’exaucer tous leurs vœux.

Stalker est l’un des films les plus étirés de Tarkovski, et aussi l’un des plus minimalistes, avec très peu de décors et d’acteurs. Pourtant, c’est également l’un des plus profonds, ouvrant de nombreux tiroirs sur la nature humaine, développant nombre de ses aspects et les décryptant au détour de dialogues lourds de sens. C’est aussi une grande réflexion sur la foi et la création, avec les douleurs et les sacrifices qu’elle demande. Hypnotique, aride, anxiogène, Stalker est un film qui met son spectateur dans l’inconfort, mais le confronte à un retour aux sources alimenté par une puissante dissertation et une maîtrise de l’art cinématographique propre à Tarkovski.

📺 Disponible sur La Cinetek


Affiche de Danse avec les loups (1990)
Affiche de Danse avec les loups (1990)

Danse avec les loups (Kevin Costner, 1990)

Synopsis : John est blessé pendant la guerre de Sécession. Il est alors muté dans un fort de l’ouest sauvage, où ses seuls compagnons sont un loup solitaire et son cheval, jusqu’à sa rencontre avec la tribu sioux qui vit aux alentours.

Danse avec les loups est une superbe épopée sur l’origine d’une civilisation et le déclin d’une autre, sur la compréhension de l’autre, et le vivre ensemble entre cultures, sur les questions de l’identité et notre rapport à la nature. Kevin Costner démythifie la création des Etats-Unis dans un film grandiose, émouvant et riche en messages puissants. Superbement maîtrisé, avec de magnifiques plans à foison, il montre tout le talent de Kevin Costner, autant devant que derrière la caméra. Hommage aux tribus amérindiennes dont on découvre ici les cultures de la manière la plus authentique possible, il rappelle au souvenir nécessaire de ces peuples aujourd’hui apatrides. Le film remportera sept Oscars, des statuettes plus que méritées pour ce qui est, certainement, un des plus beaux films que nous ait offert le cinéma.

📺 Disponible sur Canal VOD, MyTF1 VOD et UniversCiné

Retrouvez la sélection d’hier ici !

Quentin Coray

Quentin, 26 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

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