1 jour, 3 films à découvrir #27

En ces temps troublés, le cinéma n’a jamais autant paru être un exutoire. Alors que, pour la plupart, nous sommes confinés chez nous, en télétravail, voire au chômage forcé, voir des films semble être un choix d’occupation privilégié. Pour tenter de penser un peu à autre chose qu’à l’actualité sinistre, j’ai eu l’idée de vous parler, tous les jours, de trois films, sortis de ma « filmothèque ». Trois films pas forcément connus, pour changer un peu de ce qu’on pourrait voir d’habitude, et sans véritable logique dans les choix, l’objectif de cette petite rubrique étant, surtout, de vous parler de cinéma, et de faire du septième art notre principal allié !

Affiche d'à l'Ouest rien de nouveau (1930)
Affiche d’à l’Ouest rien de nouveau (1930)

A l’Ouest, rien de nouveau (Lewis Milestone, 1930)

Synopsis : Lors de la Première Guerre Mondiale, Paul Bäumer et ses amis de classe d’un lycée allemand se décident à s’enrôler volontairement pour répondre aux harangues patriotiques de leur professeur.

A l’Ouest, rien de nouveau délivre un message très fort et se distingue par rapport à la grande majorité de ses successeurs, en racontant l’histoire d’un contingent de soldats allemands lors de la Première Guerre Mondiale, et en proposant un rendu très réaliste pour l’époque. Sa postérité n’est, à mes yeux, pas suffisante auprès du grand public tant il est éloquent, fort et déstabilisant. C’est un film que je conseille vivement aux amateurs du genre, et même aux autres.

📺 Indisponible en VOD


Affiche de No Country for Old Men (2007)
Affiche de No Country for Old Men (2007)

No Country for Old Men (Joel & Ethan Coen, 2007)

Synopsis : Un chasseur tombe par hasard sur un butin de 2 millions de dollars. Il est alors poursuivi par Anton Chigurh, un tueur psychopathe inlassable.

No Country for Old Men dresse un tableau sombre et poussiéreux d’un univers écrasé par la mécanique du temps, où celui-ci s’écoule, où les existences persistent et s’achèvent… Superbement écrit, magnifiquement interprété, c’est un film très prenant qui propose une histoire à la fois simple et complexe, dont la résolution demeure un mystère jusqu’au bout. Mais c’est avant tout une fable à la profondeur vertigineuse, qui utilise la forme pour illustrer le fond, et qui marque durablement le spectateur. Une véritable réussite.

📺 Disponible sur MyTF1 VOD, Canal VOD et Orange VOD


Affiche du Château Ambulant (2004)
Affiche du Château Ambulant (2004)

Le Château Ambulant (Hayao Miyazaki, 2004)

Synopsis : Sophie fait la connaissance du magicien Hauru. Une sorcière jalouse jette un épouvantable sort à Sophie et la transforme en vieille femme de 90 ans.

Aussi étrange et déconcertant puisse être le déroulé de l’intrigue, nous sommes happés et captivés par ce conte mené tambour battant, d’une grande poésie, venant une nouvelle fois dénoncer la guerre, montrer sa brutalité et sa futilité face à l’immortalité de l’amour. Miyazaki invoque une nouvelle fois son imaginaire et ses « totems » (ici Calcifer et l’épouvantail) pour donner de la substance et de la beauté à son histoire. L’intrigue du Château Ambulant est aussi décousue que limpide. Toute notion de temps nous échappe, donnant libre cours au film pour nous embarquer dans une superbe histoire sur l’amour, le temps et la guerre. Un film enchanteur, qui arrive à condenser le meilleur du cinéma de Miyazaki, un véritable voyage pour le spectateur, une nouvelle fois accompagné des magnifiques mélodies de Joe Hisaishi, et de Youmi Kimura.

📺 Disponible sur Netflix

Retrouvez la sélection d’hier ici !

Quentin Coray

Quentin, 26 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

2 réflexions sur “1 jour, 3 films à découvrir #27

  • 13 avril 2020 à 9 h 25 min
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    Un très grand cru aujourd’hui ! No Country for Old Men est déjà un classique ; Miyazaki reste l’incontournable maître de la poésie animée – même si de ses Châteaux, mon préféré reste celui Dans Le Ciel – ; et je comptais justement regarder À l’Ouest Rien de Nouveau durant la semaine !

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  • 13 avril 2020 à 9 h 51 min
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    Oui, en effet, No Country, ça marque ! Mais ça m’a laissé un souvenir assez désagréable, je ne sais pas pourquoi. Ce n’est pas le genre de film que j’ai envie de revoir, même s’il est bon.
    Le château ambulant, par contre… Bien bien aussi celui là !

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