2015 – LE BILAN : Satisfactions et bonnes surprises

Satisfactions et Bonnes Surprises 2015

Le bilan de l’année 2015 se poursuit ! Après avoir commencé par les déceptions et flops de l’année écoulée, il est temps de s’intéresser aux films qui ont su se distinguer de manière positive, car entre nous, c’était vraiment une bonne année de cinéma. Je ne parlerai pas ici des films que je place tout en haut du classement, ce sera l’objet d’un prochain article. Ici, je parle des films que je considère comme étant des satisfactions et/ou bonnes surprises et qui ont marqué l’année 2015. Par ailleurs, je souhaite ici parler de films peu ou moyennement connus dont je n’ai pas forcément fait de critique, je ne m’attarderai donc volontairement pas sur certains cas tels que Spectre, Jurassic World, Ant-Man, Terminator : Genisys ou encore Avengers : L’ère d’Ultron qui m’ont plu, mais que j’ai déjà bien développé dans de précédents articles, et qui ont également eu un fort rayonnement médiatique. J’ai retenu 15 films en tout, ici numérotés, mais je tiens à dire qu’il ne s’agit pas d’un classement. C’est parti !

Affiche de The Voices (2015)
Affiche de The Voices (2015)

1 – The Voices

Voici un film assez confidentiel et qui n’a pas fait grand bruit, ce qui est plutôt dommage. On qualifie Ryan Reynolds d' »acteur maudit » à travers sa participation à de grosses productions sabrées par la critique, mais les petites productions dans lesquelles il joue valent souvent le détour, et c’est bien le cas de The Voices. Assez déjanté et barré, le film joue la carte d’un humour de surface pour cacher des vérités bien plus graves. Schizophrène, innocent et sanglant, les qualificatifs correspondant à ce titre sont aussi variés et incohérents que ce film est drôle et perturbant. Et Reynolds excelle dans son rôle, jetez-y un œil (au sens figuré).

Affiche de Hard Day (2015)
Affiche de Hard Day (2015)

2 – Hard Day

Sortir des carcans des cinémas américain et français permet aussi de dénicher quelques pépites. Hard Day en fait partie, attirant mon attention dès le tout début de l’année. Avec son scénario insensé et le ton humoristique (voire burlesque) annoncé, j’étais conquis d’avance. Grotesque, absurde, stressant, intense, Hard Day est un thriller qui ne laisse pas de répit au spectateur et qui se moque ouvertement de son héros, flic corrompu qui doit se sortir d’une situation ubuesque dans laquelle il s’est lui-même empêtré. Un divertissement très efficace tout droit venu de Corée du Sud et que je vous invite à découvrir.

Affiche de Charlie Mortdecai (2015)
Affiche de Charlie Mortdecai (2015)

3 – Charlie Mortdecai

Je suis peut-être le seul à avoir apprécié le film au vu des critiques assassines qu’il a reçu, mais tant pis, je m’en fiche un peu. Un grossier raccourci est souvent fait en comparant ce rôle aux autres personnages auparavant campés par Johnny Depp, en concluant souvent par un « comment a-t-il peu se vautrer ainsi ? » Est-ce que je peux me permettre de dire que Transcendance, encore bien récent, était loin d’être un succès ? Charlie Mortdecai était fait pour ne pas se prendre la tête, un parti que j’ai pris, et je ne le regrette aucunement. Déjanté, explosif, le film est un divertissement loufoque mené par ce personnage d’aristocrate maniéré et insupportable qui parvient à se tirer des pires situations avec une chance insolente. Pour ma part, envers et contre tous, j’ai passé un savoureux moment.

Affiche de Les Nouveaux Héros (2015)
Affiche de Les Nouveaux Héros (2015)

4 – Les Nouveaux Héros

Dans la catégorie films d’animation, je demande Les Nouveaux Héros. S’il n’est pas forcément exceptionnel, il est la garantie de passer un bon moment. Grâce notamment au personnage très attachant qu’est Baymax (« Sur une échelle de 1 à 10, quel est ton degré de souffrance ?« ), c’est un beau et bon divertissement Disney qui fait bien son travail et saura autant satisfaire petits et grands.

Affiche de Loin des Hommes (2015)
Affiche de Loin des Hommes (2015)

5 – Loin des Hommes

Il y a fort à parier que vous n’ayez pas entendu parler de ce film, et c’est dommage ! Viggo Mortensen ajoute une nouvelle corde à son arc en campant le rôle d’un instituteur francophone enseignant à de jeunes algériens vivant dans les montagnes de l’arrière-pays. Le film s’intéresse aux débuts de la guerre d’Algérie, ses causes, la montée des tensions dans le pays, les dangers, etc. Un très beau film sur les relations humaines, avec de très bons acteurs et une superbe photographie.

Affiche d'Un homme idéal (2015)
Affiche d’Un homme idéal (2015)

6 – Un Homme Idéal

Il n’est peut-être plus dans mon Top 10, mais ce n’est certainement pas parce que je l’ai réévalué à la baisse. Belle surprise made in France, Un Homme Idéal a su me séduire grâce à son scénario, et a confirmé mes bons pressentiments après deux visionnages au cinéma. Prenant et bien rythmé, c’est un film stressant qui retient le souffle du spectateur tout au long de l’histoire, nous faisant nous questionner sur le dénouement final et la capacité ou non du héros de s’en sortir. Pierre Niney prend son rôle très à cœur, et je conseille vivement ce film.

Affiche de Selma (2015)
Affiche de Selma (2015)

7 – Selma

Lui aussi a fait partie de mon Top 10, et reste parmi mes satisfactions cinématographiques de 2015. Biopic racontant l’ascension de Martin Luther King dans une Amérique gangrénée par la ségrégation raciale, Selma est très efficace et prenant. Centré non pas sur le fameux « I have a dream » mais sur la grande marche de Selma, en Alabama, il restitue avec maestria un pan de l’histoire des Etats-Unis, avec en tête d’affiche un excellent David Oyelowo.

Affiche de Souvenirs de Marnie (2015)
Affiche de Souvenirs de Marnie (2015)

8 – Souvenirs de Marnie

J’admets mon inculture concernant les productions des Studios Ghibli, mais celui-ci me faisait vraiment envie. Souvenirs de Marnie est un très beau film d’animation, poétique, plein d’émotions, et de mélancolie. Nostalgique, triste, entraînant, il nous fait traverser toute la palette des émotions pour un résultat des plus satisfaisants. Ma méconnaissance de l’œuvre des Studios Ghibli m’a certainement aidé à aborder ce film sans a priori, dans tous les cas j’en suis sorti ému et bouleversé.

Affiche des Nouveaux Sauvages (2015)
Affiche des Nouveaux Sauvages (2015)

9 – Les Nouveaux Sauvages

On continue ce petit tour du monde en faisant une escale en Argentine, et après avoir vu ce film, on peut se dire que là-bas, ils ne font pas dans la dentelle. Prenez des personnes lambda, confrontez-les à des problèmes de la vie quotidienne, et regardez-les littéralement péter un câble. Déjanté à souhait, le film nous permet de nous identifier à tous ces personnages qui vivent des situations que nous avons à peu près tous vécu, et le résultat est jouissif.

Affiche de Chappie (2015)
Affiche de Chappie (2015)

10 – Chappie

Le cinéma de science-fiction est un territoire parsemé d’embûches, où il est facile de chuter, et de se faire mal. Mais il existe de belles exceptions, et 2015 en a proposé deux, dont voici la première : Chappie. Réalisé par Neill Blomkamp, le nouveau grand nom de la SF, ce film aborde avec un angle d’attaque très intéressant l’intelligence artificielle, en s’en servant comme base de réflexion sur la condition humaine. Il ne s’agit pas que d’un robot très intelligent, mais bien d’un point de vue innocent sur un monde meurtri par les dérives de l’homme. Un film très bien fait, intéressant, touchant et intelligent.

Affiche de Antigang (2015)
Affiche de Antigang (2015)

11 – Antigang

Retour en France ! Voici un autre film qui m’avait séduit au préalable, et qui a été à la hauteur de mes attentes. J’ai pourtant tendance à être assez dur avec le cinéma français, mais Antigang est tellement atypique qu’il est parvenu à me convaincre. Et c’est justement en prenant le contrepied du cinéma tricolore qu’il y parvient avec brio. Décomplexé, il offre un film d’action très correct, fait à l’américaine, avec des personnages intéressants et une bonne dose de baston. Ça cogne, ça bouge, ça se défoule, c’est typiquement le genre de film qu’il manquait au cinéma français, et c’est pour ça que ça fait plaisir d’avoir enfin ce petit grain de folie qui vient perturber cette morosité. Un très bon moment !

Affiche d'American Sniper (2015)
Affiche d’American Sniper (2015)

12 – American Sniper

Très attendu en début d’année, American Sniper avait la pression. Clint Eastwood fait ici appel à Bradley Cooper pour camper le rôle de ce tireur d’élite hors pair parti se battre en Irak. Le film nous immerge totalement dans ce quotidien de guerre, d’âpres combats et de fusillades qui transforment peu à peu ce gentil père de famille en machine à tuer qui n’a plus en tête que de défendre la patrie contre tous les dangers qui l’accablent, même les plus insignifiants. Un film de qualité, qui suit son discours, l’assume, et marque le spectateur.

Affiche d'Ex Machina (2015)
Affiche d’Ex Machina (2015)

13 – Ex Machina

Retour vers un film plus confidentiel, sorti sans faire grand bruit. Avec Chappie, voici un autre film de science-fiction qui réussit son pari, celui-ci s’avérant bien plus intimiste, se déroulant dans un huis clos. Une nouvelle fois, l’intelligence artificielle est au cœur du film, développant la relation entre un humain et une machine créée de toute pièce, mais dotée d’une intelligence rare, et douée de réflexion. Tantôt rassurant, tantôt crispant, le film s’avère très intrigant et imprévisible. Mais c’est surtout la preuve qu’avec peu de choses, on parvient à un résultat efficace et marquant.

Affiche de A la poursuite de demain (2015)
Affiche de A la poursuite de demain (2015)

14 – A la poursuite de demain

Voici probablement le film maudit de ce « classement ». Véritable bide au box-office, A la poursuite de demain est malheureusement la preuve que Disney a du mal à trouver son public lorsqu’il sort des sentiers battus, et pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé. J’admets volontiers que le discours du film reste très convenu et moralisateur, que l’histoire est sans grande surprise, etc. Mais ce qu’il fait, il le fait bien. Le film oppose avec intelligence utopie et dystopie, se font s’entremêler présent et futur, lesquels influencent l’un sur l’autre, montrant au final que nous ne pouvons espérer d’avenir brillant si déjà nous n’y croyons pas aujourd’hui, à force de ressasser les catastrophes du monde en éludant sa beauté. Un bon film familial et somme toute optimiste.

Affiche de Sicario (2015)
Affiche de Sicario (2015)

15 – Sicario

Last but not least ! Sorti en fin d’année, Sicario a séduit la critique, moi compris. Très immersif, le film nous propose de découvrir un univers plein de tensions, d’arrangements et de magouilles, à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Là où le danger règne en permanence, il n’y a ni bon ni mauvais, juste des gens avec des intérêts, prêts à tout pour les défendre. Sicario se base sur cette ambivalence pour restituer avec efficacité cette ambiance oppressante et dérangeante qui plonge le spectateur dans un malaise certain, mais le résultat est plus que probant.

Voilà qui conclut donc ce retour sur ces films qui ont marqué l’année 2015, souvent, malheureusement, dans le silence. C’était l’occasion pour moi de vous partager de belles découvertes et de vous suggérer quelques références intéressantes parmi les nombreux bons films sortis l’année passée. C’était la deuxième étape de ce bilan de l’année 2015, avant d’attaquer mon Top 10 (dont vous avez déjà sûrement deviné la plupart des représentants).

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