Cinexpress #143 – The Greatest Showman (2018)

Il y a un peu moins d’un an, j’avais laissé Hugh Jackman dans la peau d’un mutant solitaire et sur le déclin, dans le poussiéreux et crépusculaire Logan. Le voici de retour dès ce début d’année, et autant dire que le décor a radicalement changé. Bigarré, chantant, festif, Hugh Jackman est le Greatest Showman, dans une comédie musicale qui vient avec la promesse de nous sortir un peu de la torpeur hivernale.


Fiche du film

Affiche de The Greatest Showman (2018)
Affiche de The Greatest Showman (2018)
  • Genre : Biopic, Comédie musicale
  • Réalisateur : Michael Gracey
  • Année de sortie : 2018
  • Casting : Hugh Jackman, Zac Efron, Michelle Williams, Rebecca Ferguson, Zendaya
  • Synopsis : Evocation de la vie du showman P.T. Barnum, de la création du cirque qui l’a rendu célèbre à son penchant pour la mystification du public, en passant par son engouement pour la chanteuse Jenny Lind. (senscritique.com)

Critique et Analyse

Zac Efron et Hugh Jackman dans The Greatest Showman (2018)
Zac Efron et Hugh Jackman dans The Greatest Showman (2018)

Quand on voit l’arrivée d’une nouvelle comédie musicale, on pense forcément au succès retentissant de La La Land, il y a tout juste un an. The Greatest Showman ne fera toutefois pas ici l’objet d’une comparaison avec le film de Damien Chazelle, car les ambitions, le contexte et le style des deux films sont trop éloignés. J’admets, dans un premier temps, que l’idée de voir Hugh Jackman dans une comédie musicale nous faisant remonter au beau milieu du XIXe siècle, avec toutes ces couleurs et cette ambiance magique, avait retenu mon attention. Je restais cependant un brin dubitatif quant au style musical, très actuel, appliqué sur ce film racontant la grande époque des freak show et l’impact de P.T. Barnum sur l’histoire du cirque aux Etats-Unis. Bien qu’il faille toujours un certain temps d’adaptation et s’habituer à voir des personnages chanter au beau milieu d’un dialogue, on se prend vite au jeu, et la magie commence à faire son effet.

« Il faut le regarder comme un conte à l’atmosphère magique, aux messages bienveillants, un brin naïf, mais qui nous aide à nous évader et à réchauffer notre cœur souvent trop aigri et empreint de pessimisme »

Le meilleur moyen de considérer The Greatest Showman est de l’évaluer à sa juste valeur. Il faut le regarder comme un conte à l’atmosphère magique, aux messages bienveillants, un brin naïf, mais qui nous aide à nous évader et à réchauffer notre cœur souvent trop aigri et empreint de pessimisme. C’est d’ailleurs dans cet état d’esprit que je me suis rendu en salles, sans attente ni pression particulières. Rapidement, les thématiques du film se dévoilent, entre la capacité à croire en nos rêves et à les réaliser, le regard des autres sur nous, le risque de se laisser tenter par une gloire maladive… Le parcours de P.T. Barnum est ici exposé de manière très classique, son histoire, bien qu’intéressante, est très stéréotypée et le film dévoile de grosses ficelles. Mais je n’ai pas envie de reprocher outre mesure à ce film ses manques en termes de prise de risque.

The Greatest Showman (2018)
The Greatest Showman (2018)

Premièrement, car, comme dit précédemment, le ton que prend le film fait rapidement comprendre qu’il ne veut pas s’aventurer sur des sentiers brumeux, il va droit au but et veut parler à son spectateur de manière directe. Deuxièmement, car le film se présente comme un grand spectacle, sujet principal du film, et ayant aussi pour but d’être très frontal. Et, troisièmement, car le choix d’en faire une comédie musicale, au-delà d’accentuer l’image de spectacle vivant et permanent qu’arbore The Greatest Showman, permet de mêler l’image à la musique, cette dernière permettant de donner des mots et des tons particulier aux messages qu’il transmet, et qui restent en tête après la séance.

En somme, The Greatest Showman ne propose rien de révolutionnaire, avec un scénario très classique, des messages déjà vus et entendus maintes fois, mais il semblerait injuste de trop lui en demander. C’est un film qui se présente comme un conte, avec légèreté à défaut de faire preuve de subtilité, qui fait du bien à voir et promet un joli spectacle qui ne fera très probablement pas date dans l’histoire du cinéma, mais qui mérite de s’autoriser ce beau petit moment d’évasion.


Note et avis

 

3.5/5

[star rating= « 3.5 » max= « 5 »]

Un beau moment d’évasion, très classique, relativement évident, mais avant tout aux bonnes intentions et qui fait du bien à voir. Une comédie musicale qui se montre sans grande prétention mais qui mérite le visionnage, histoire de repartir le cœur léger.


Bande-annonce de The Greatest Showman

https://www.youtube.com/watch?v=4zOeiLhcgPo

Quentin Coray

Quentin, 26 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

2 pensées sur “Cinexpress #143 – The Greatest Showman (2018)

  • 4 février 2018 à 18 h 15 min
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    Pour tout te dire, c’est sûrement mon premier vrai gros coup de coeur de l’année ! Le message du film m’a profondément touché, pour des raisons très personnelles, il m’a totalement fait vibrer, bref, je l’ai trouvé sublime…

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  • 4 février 2018 à 20 h 42 min
    Permalink

    C’est le genre de film qui met des étoiles dans les yeux et fait vibrer en faisant directement appel à nos émotions donc je comprends tout à fait ! :D

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