Mad Max : Au-delà du dôme de tonnerre, George Ogilvie & George Miller, 1985 : I’m a poor lonesome cowboy…

Affiche de Mad Max : Au-delà du dôme de tonnerre (1985)
Affiche de Mad Max : Au-delà du dôme de tonnerre (1985)

D’aucuns diront que Mad Max 3 est le moins bon élément de la trilogie qui a lancé la carrière de Mel Gibson, et tendront à considérer le second opus comme le meilleur. Eh bien je me permettrai d’aller à l’encontre de l’avis général et d’élire ce troisième opus comme étant mon préféré de la trilogie. Pourquoi ?

Parce que ce « Mad Max » correspond à ce que j’attendais d’une telle saga. Non pas que les deux premiers opus étaient mauvais, loin de là. Mais, justement, la différence entre les deux premiers et ce dernier fait que je préfère cet opus. Quand les deux premiers misaient avant tout sur une ambiance sombre et désertique, avec un minimum de personnages et de développement de leur personnalité, Mad Max 3 propose un regard différent sur ce monde post-apocalyptique. Tout d’abord, l’intrigue nous envoie visiter une ville aux faux airs de Mos Eisley (ville de Tattooine que l’on voit à plusieurs reprises dans la saga Star Wars, NDLR), et rien que le fait d’ajouter des figurants dans ce genre de scène nous fait mieux appréhender le mode d’existence de la population, même si ce n’est qu’au détour de quelques scènes.

Mel Gibson dans Mad Max : Au-delà du dôme de tonnerre (1985)
Mel Gibson dans Mad Max : Au-delà du dôme de tonnerre (1985)

On découvre aussi le fonctionnement de la ville, lequel ne dépend plus de l’utilisation du pétrole, mais de la consommation de fumier de cochons, travaillé par des petites mains punies pour des méfaits mineurs. En haut on a Tina Turner, semi-antagoniste, prise entre la volonté de faire régner la loi et son pouvoir, sa dépendance vis-à-vis des ouvriers, et son respect à l’égard de Max. Enfin, on a le dôme de tonnerre, arène de combat où la règle du « deux hommes entrent, un homme sort » règne, théâtre de combats dantesques, dont on a l’occasion d’y assister une fois au cours du film. Et puis, pour finir, on a la tribu de nomades perdue, en attente de l’arrivée d’un messie pour les guider vers un eldorado, messie qui sera bien évidemment confondu avec Max.

Ce qui est reproché à cet opus est son côté plus « grand public », tendant moins à se focaliser sur les courses poursuites et au vagabondage entrecoupé par des agressions de gangs punks au look sadomaso. Mais justement, même si cet aspect ne m’a pas tant dérangé, notamment dans le second opus, j’étais quelque peu soulagé de voir des méchants un peu moins excentriques, et plus de dialogues permettant de donner plus de relief aux personnages, qui n’étaient plus relégués au rôle de punching-ball ou de simples « bonjour, au revoir ». Il va sans dire que les Mad Max sont confrontés à un jugement souvent tranché de la part des spectateurs, de par la manière dont ils sont réalisés, et du contexte dans lequel se déroulent les intrigues. De plus, ceux qui auront suivi la saga seront également partagés entre les deux premiers opus et le troisième dont on ne peut nier la différence avec ses prédécesseurs.

Mel Gibson dans Mad Max : Au-delà du dôme de tonnerre (1985)
Mel Gibson dans Mad Max : Au-delà du dôme de tonnerre (1985)

En tout cas, pour ma part, je me rallierai à ce dernier opus, qui clôt la saga d’une manière certes un peu « bisounours » mais comble un vide que j’avais tendance à ressentir suite au visionnage des deux premiers. Ce virage vers une intrigue plus classique, et moins assumée que celle de Mad Max : Le Défi semble avoir fait de nombreux insatisfaits mais n’a, pour moi, pas été un échec, bien au contraire. Ce troisième opus complète bien la trilogie grâce à son style qui lui est propre, lequel s’additionne à l’ensemble plus qu’il ne le gâche. Une bonne surprise, donc, pour ma part.

Note : 8/10.

Critique de Mad Max

Critique de Mad Max 2 : Le Défi

Quentin Coray

Quentin, 26 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

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