Mad Max 2 : Le Défi, George Miller, 1981 : Time to be badass

Affiche de Mad Max : Le Défi (1982)
Affiche de Mad Max : Le Défi (1982)

Après Mad Max premier du nom, il était temps de rentrer dans le vif du sujet. Nul doute que le héros badass que j’attendais, a enfin ici fait son apparition dans ce second opus de la trilogie. Si l’on déplore souvent une baisse de qualité entre l’original et ses suites, ce n’est ici pas le cas.

Max est devenu un vagabond errant sans but dans le désert australien, si ce n’est qu’il recherche du pétrole, nous faisant finalement penser qu’il a fini par chuter et se battre pour survivre, comme le font les pirates qui arpentent les routes. Cette fois tout ne sera que concours de circonstances. Max va se retrouver malgré lui à expérimenter le climat de peur qui a envahi le monde, en rencontrant une colonie de réfugiés qui protège une raffinerie de pétrole. Évidemment les vilains pas beaux ne sont pas loin. Tout est fait pour susciter le malaise : le climat désertique, l’incapacité de résister aux attaques des pirates, ces mêmes pirates aux looks plus excentriques les uns les autres influencés par la mouvance punk et une certaine propension aux accoutrements sadomasochistes, bref, ça dérange, c’est kitsch, et c’est bien l’effet recherché.

Mel Gibson dans Mad Max : Le Défi (1982)
Mel Gibson dans Mad Max : Le Défi (1982)

Ce film d’action post-apocalyptique est haut en couleur, avec une pointe kitsch que seul un film des années 80 peut offrir, mais ne plonge pas dans le ridicule, et aborde des thèmes sérieux tels que la survie et un retour à un véritable âge de pierre. Max, le vagabond, bénéficie de l’aura qui lui manquait dans le premier opus, et ça fait bien plaisir. Nous sommes baignés dans un monde dépourvu d’humanité, où les instincts sauvages ont repris le dessus, et où l’immensité du désert semble être devenue insurmontable.

Les effets spéciaux et les techniques de réalisation ayant tellement évolué, il est difficile d’avoir un recul suffisant pour juger correctement ce film, qui se situe paradoxalement entre la Série B et le blockbuster post-apocalyptique d’époque. Mais George Miller montre surtout ici tout son talent dans la mise en scène de ces séquences de course-poursuite et de destruction dantesques qui préfigurent le prochain Mad Max : Fury Road. Ce qui est sûr, c’est que c’est un divertissement efficace et c’est donc une réussite ! Ce Mad Max reste une référence pour les fans de la saga, et est certainement celui qui a le plus inspiré George Miller lors de son grand retour avec le colossal Mad Max : Fury Road.

Note : 8/10.

Bande-annonce de Mad Max : Le Défi

Critique de Mad Max

Critique de Mad Max 3 : Au-delà du Dôme de Tonnerre

Quentin Coray

Quentin, 27 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

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