CANNES 2019 – Jour 9 – Coup d’éclat

Même si le festival est loin d’être terminé, on sent tout de même que la fin approche doucement. Les sélections parallèles comme La Semaine de la Critique commencent à mettre en place leurs cérémonies de clôture, les calendriers sont moins chargés, et les emplois du temps avec.

Parasite (2019)
Parasite (2019)

Mais, bien sûr, on n’en a pas fini ! Après quelques séances plus « exotiques » hier, je retrouve un grand nom en compétition, Bong Joon-ho. Jusqu’ici, j’ai toujours été séduit par ses films, et les bandes-annonce de Parasite n’auguraient que du bon. J’ai donc plus de trois heures d’avance pour être sûr d’être aux premières loges. Je devais être avec quelques collègues, mais tous ont eu la chance d’avoir une invitation par hasard la veille ou le matin même et d’être au Grand Théâtre Lumière à 8h30. Tant pis, je résiste et j’irai en salle du Soixantième à 11h45, comme prévu. Le principal, c’est de voir le film. Et quelle claque mes aïeux ! Même avec une grande perche devant moi qui m’empêchait de lire correctement les sous-titres, j’ai passé une séance de dingues, devant un film maîtrisé et captivant de bout en bout, qui me rappelle encore une fois que le cinéma coréen est d’une richesse extraordinaire. Je le dis haut et fort : Parasite est ma Palme d’or de ce Festival. Notez la date du 5 juin pour aller le voir en salles !

Règle n°1 : N'arrivez pas trop tard pour éviter ce genre de place !
Règle n°1 : N’arrivez pas trop tard pour éviter ce genre de place !

Je dois le dire, j’avais une séance prévue à 16h15 pour aller voir Summer of Changsha, film chinois présenté à Un Certain Regard, mais j’ai longuement hésité à y aller. J’avais envie de rester dans cet état d’esprit, de laisser le film tranquillement décanter, de rester sur cette impression. En attendant, je me cherche à manger pour me poser tranquillement sur la Croisette et ne penser à rien, on verra bien. Finalement, vu le timing, je me dis que c’est possible, et, surtout, quitte à être au Festival de Cannes, autant profiter au maximum jusqu’au bout. Destination la salle Debussy donc, avec une arrivée tardive qui me vaudra une place bien pourrie. Il y avait d’ailleurs encore deux sièges à ma droite, et je me demande comment on pouvait y voir le film sans manquer la moitié de l’écran. J’avoue que j’étais moins impliqué dans cette séance. Cela restait un film intéressant sur le deuil et la mort, sur fond d’intrigue policière, bien filmé, avec beaucoup de mélancolie, mais je restais distrait par mon expérience du matin et d’autres choses. 18 heures passées, c’est déjà la fin de la journée. Je croise deux de mes camarades à la sortie, le temps de prendre un verre, de parler cinéma pendant une petite heure, et de prendre chacun son chemin, le mien me ramenant à Juan-les-Pins.

Quentin Coray

Quentin, 26 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

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