CANNES 2019 – Jour 5 – Matinal sinon rien

Comme expliqué dans la précédente entrée de ce petit « journal de bord », ce week-end sera un peu plus léger. Mais, compte tenu de la densité des séances et de la programmation de ce samedi, il me paraissait difficile de faire totalement l’impasse sur cette journée.

Douleur et gloire (2019)
Douleur et gloire (2019)

Ma « cible » du jour était Douleur et gloire, le nouveau film de Pedro Almodóvar. C’était une de mes grandes attentes du Festival, et je voulais à tout prix le découvrir dans le cadre de ce dernier. Certes, une séance publique et une séance de presse avaient eu lieu la veille, mais je savais que cette « séance du lendemain », programmée à 8h30, allait être courtisée. Alors je mets mon réveil à 6h, comme d’habitude maintenant, pour être parmi les premiers à arriver. Il est 6h50 quand je me présente là où la file va démarrer, et je suis bien un des tous premiers. Mais, contrairement à la veille, la foule se garnit beaucoup plus rapidement, et devient vite impressionnante. On parle tout de même d’un Almodóvar, ceci explique cela.

Lorsque l’on doit attendre qu’on nous fasse avancer vers la salle, on commence à s’inquiéter du nombre de personnes prioritaires à passer devant nous, notamment les badges Presse. Heureusement, j’ai Eric, éminent collègue de Sens Critique et membre de notre petit comité de festivaliers, qui a aussi un badge presse, qui peut me garder une place. Il m’explique, en même temps, que la séance presse de la veille avait lieu dans une salle trop petite, et que ce sont vraiment les plus prioritaires parmi les prioritaires qui ont pu y assister, d’où cette affluence exceptionnelle. Une dame s’est même amusée à les compter, en en dénombrant environ 160. Forcément, quand on voit la queue derrière nous, on se dit qu’il y en a beaucoup qui vont être déçus. C’est l’un des grands soucis d’un Festival privilégiant grandement la presse, afin de s’assurer qu’on parle de lui à travers le monde, et tant pis pour les passionnés qui n’en font pas partie.

Naturellement, étant parmi les tous premiers, j’arrive à récupérer la place qui m’a gentiment été gardée par Eric, et, le temps de bavarder un peu, la séance démarre. Douleur et gloire s’avérera être à la hauteur de mes attentes, constituant certainement l’un, si ce n’est mon film préféré de la Quinzaine pour le moment, et de la compétition. C’est donc sur une très bonne note que se termine cette courte journée de Festival, avant de retrouver le calme. Çà valait le coup de se lever tôt !

Quentin Coray

Quentin, 26 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

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