1 jour, 3 films à découvrir #18

En ces temps troublés, le cinéma n’a jamais autant paru être un exutoire. Alors que, pour la plupart, nous sommes confinés chez nous, en télétravail, voire au chômage forcé, voir des films semble être un choix d’occupation privilégié. Pour tenter de penser un peu à autre chose qu’à l’actualité sinistre, j’ai eu l’idée de vous parler, tous les jours, de trois films, sortis de ma « filmothèque ». Trois films pas forcément connus, pour changer un peu de ce qu’on pourrait voir d’habitude, et sans véritable logique dans les choix, l’objectif de cette petite rubrique étant, surtout, de vous parler de cinéma, et de faire du septième art notre principal allié !

Affiche d'Eve (1950)
Affiche d’Eve (1950)

Eve (Joseph L. Mankiewicz, 1950)

Synopsis : Eve Harrington reçoit, des mains d’un vieil acteur, le prix Sarah Siddons. L’entourage de celle-ci se souvient de son ascension.

Dans l’un des films qui a contribué à sa gloire, Mankiewicz expose ses personnages, les casse et les met en danger dans cette mascarade géante, où ils se sont construit un rôle, duquel ils ne parviennent à se défaire, et ce malgré les évidences qui pousseraient à les faire abandonner. Dans Eve, le rideau ne se baisse que sur la scène, et la pièce continue de se jouer, dans les coulisses, où les apparences ne peuvent être sauvées éternellement. Récompensé par six Oscars et primé au Festival de Cannes, Eve est un film qui tient sa réussite du développement des personnages proposés, des rapports de force mis en évidence, de dialogues percutants et des thématiques traitées, parfaitement mises en valeur grâce à des acteurs au sommet de leur art, avec une mention spéciale pour le duo Bette Davis/Anne Baxter. Un film très fin, plein de symbolique, prenant et surprenant.

📺 Disponible sur Canal VOD et MyTF1 VOD


Affiche de Blow Out (1981)
Affiche de Blow Out (1981)

Blow Out (Brian de Palma, 1981)

Synopsis : Un soir, dans un parc, Jack Terry, ingénieur du son, enregistre des ambiances pour les besoins d’un film. Il perçoit soudain le bruit d’une voiture arrivant à vive allure. Un pneu éclate. Le véhicule fou défonce le parapet et chute dans la rivière.

Avec Blow Out, Brian de Palma confirme sa stature de réalisateur de qualité avec ce film soigneusement construit, mêlant tout ce qui fait l’essence du cinéma de de Palma, c’est-à-dire du choc, du voyeurisme, du suspense et de la pression. Dans cette brillante mise en abyme, le cinéma se montre et se construit, les clés ouvrent les portes et le film se résout dans le film. Tout s’accorde à la perfection dans ce thriller captivant et détonant qui donne une vraie claque, et sur lequel l’âge n’a pas la moindre emprise.


Affiche du Cercle rouge (1970)
Affiche du Cercle rouge (1970)

Le Cercle Rouge (Jean-Pierre Melville, 1970)

Synopsis : Un gangster nommé Vogel, échappe aux mains du commissaire Mattei en sautant du train qui le ramenait à Paris. Il se cache dans le coffre d’une voiture. Il se trouve que le véhicule appartient à Corey, tout juste sorti de prison. Les deux hommes sympathisent et ne tardent pas à devenir des complices. Ils prévoient le cambriolage d’une bijouterie de la place Vendôme. Mais il leur faut recruter un tireur d’élite.

Le Cercle rouge ne vole certainement pas son statut d’incontournable du cinéma français. Polar noir, désespéré, méticuleux et savamment maîtrisé, il doit en effet beaucoup au talent du cinéaste mais, aussi, bien sûr, et comme souvent, à la qualité de ses interprètes, avec une pensée particulière pour Bourvil, tenant ici un rôle à contre-courant, qui s’avérera être, par ailleurs, son dernier. Un classique indémodable et indiscutable, un grand moment.

📺 Disponible sur Canal VOD, UniversCiné, la Boutique ARTE, MyTF1 VOD, FilmoTV, Orange VOD, et LaCinetek

Retrouvez la sélection d’hier ici !

Quentin Coray

Quentin, 26 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

2 pensées sur “1 jour, 3 films à découvrir #18

  • 4 avril 2020 à 10 h 10 min
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    Ah, Eve, fameux détenteur du record de nominations aux Oscars avec 14 mentions – ex aequo avec Titanic et La La Land ! Ça tombe bien tiens, j’avais envie de le voir !

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