Rares sont les films qui m’ont autant marqué. Si je me suis lancé pleinement dans l’aventure cinématographique, c’est bien grâce à Metropolis. Un film résolument visionnaire, on ne peut plus d’actualité aujourd’hui, visuellement spectaculaire… Autant dire que ce film est sans conteste une de mes références absolues et pour moi un chef d’oeuvre majeur du septième art. Si cet article a été écrit il y a un petit moment et que l’analyse proposée ici ne lui fait pas forcément honneur, ne vous y méprenez pas. Il est certain que j’y reviendrai un jour, en attendant, n’hésitez pas à découvrir ce film !


Fiche du film

Affiche de Metropolis (1927)

Affiche de Metropolis (1927)

  • Genre : Science-Fiction
  • Réalisateur : Fritz Lang
  • Année de sortie : 1927
  • Casting : Gustav Fröhlich, Brigitte Helm, Alfred Abel, Rudolf Klein-Rogge
  • Synopsis : Dans une ville futuriste divisée entre dirigeants et ouvriers, le fils d’un dirigeant est amoureux d’une ouvrière qui prédit l’abolition des classes. (senscritique.com)

Critique et Analyse

Entre le cerveau et les mains, le médiateur doit être le cœur. Telle est la maxime portée par ce film considéré aujourd’hui comme un classique et l’un des meilleurs de l’histoire. Plusieurs fois tenté de le voir, je n’en avais pas encore eu l’occasion. J’ai enfin pu découvrir celui que l’on qualifie de chef d’œuvre lors d’une séance nocturne me permettant ainsi de m’y plonger au maximum. On découvre alors un panorama d’une ville futuriste du XXIe siècle telle que vue par Fritz Lang en 1927. Il est évident que sur la forme, nous sommes loin de ce à quoi nous sommes arrivés aujourd’hui, les moyens d’époque étant bien dépassés aujourd’hui. Mais dans le fond, on constate que des problèmes de société dénoncés à l’époque sont aujourd’hui toujours d’actualité.

Le film est construit sur un schéma relativement classique : une société divisée entre les ouvriers (les « mains« ) qui se saignent dans des ateliers où ils ne voient pas le jour, une classe riche qui vit à part, loin de tout problème et de toute conscience de ce qui vivent leurs pairs, et enfin les dirigeants, le « cerveau« . C’est alors qu’un jeune homme, le fils du « maire », va faire la rencontre d’une jeune femme aidant les enfants des ouvriers, et chercher à créer un pont entre les deux classes de la société. Son but sera alors de sensibiliser les dirigeants à la souffrance et à la condition des ouvriers, et de chercher à donner aux ouvriers de l’espoir et un sens à leur travail qu’ils effectuent alors sans réfléchir et ce jusqu’à l’épuisement.

Metropolis (1927)

Metropolis (1927)

Si je disais que la vision du réalisateur restait « archaïque » sur la forme (nous n’avons pas tous une boule de cristal non plus), les effets visuels sont, au contraire, déjà très avancés pour leur époque, tout comme la réalisation. De plus, ce film, l’un des derniers représentants du cinéma muet, bénéficie d’une bande originale magistrale qui transporte le spectateur tout au long des 2h20 du film.

On peut ne pas aimer le film muet tout simplement par l’absence de paroles, et le jeu exagéré des acteurs. Je n’ai moi-même pas l’habitude de regarder des films muets, et ce film m’a permis de redécouvrir cette époque lointaine, mais je viens tout juste de sortir d’une aventure magnifique accompagnée d’une musique grandiose, et qui ont su me transporter tout au long de l’histoire. Classique ou pas, j’avais choisi de visionner ce film sans a priori ni influence. Au final, c’est un vrai coup de cœur.


Note et avis

5/5

[star rating= « 5 » max= « 5 »]

Metropolis est un chef d’oeuvre total, un film à grand spectacle qui, malgré ses 90 ans d’âge, propose une vision de la société encore d’actualité. C’est un véritable monument du cinéma, un de mes films préférés et une de mes références absolues, sans aucun doute.


Bande-annonce non-officielle de Metropolis