Cinexpress #212 – N’oublie jamais (2004)

Ce n’est pas le choix qui manquait hier soir à la télé. Mais mon choix était déjà fait. Probablement car j’aime les belles romances, et que le casting était plus qu’alléchant. Ce N’oublie jamais semblait avoir tout de ces films qui arrivent à vous transporter et à vous toucher au cœur en vous faisant verser une petite larme à la fin. Une impression qui s’est bel et bien confirmée.


Fiche du film

Affiche de N'oublie jamais (2004)
Affiche de N’oublie jamais (2004)
  • Genre : Drame, Romance
  • Réalisateur : Nick Cassavetes
  • Année de sortie : 2004
  • Casting : Ryan Gosling, Rachel McAdams, James Garner, Gena Rowlands, Sam Shepard
  • Synopsis : Deux jeunes gens, Noah Calhoun et Allie Hamilton, se rencontrent et vivent un amour passionnel durant un été. Malheureusement, le sort les sépare. (senscritique.com)

Critique et Analyse

Ryan Gosling et Rachel McAdams dans N'oublie jamais (2004)
Ryan Gosling et Rachel McAdams dans N’oublie jamais (2004)

N’oublie jamais fait appel à toutes les composantes classiques de la romance dramatique. Il y a cette folie, ces déconvenues, cette confrontation entre présent et passé, une nostalgie émouvante… Le film de Nick Cassavetes est loin d’être le premier et le dernier à suivre ce schéma pour appeler les émotions du spectateur à s’exprimer. Mais quand c’est bien fait, on fait fi de ce qui semble être prévisible, et on se laisse submerger par ces mêmes émotions.

« Tout le film est habité par un manque omniprésent, le manque de l’autre, les regrets du passé, les tumultes du présent, et l’appréhension du futur. »

Le titre français, N’oublie jamais, est évocateur. Tout le film est habité par un manque omniprésent, le manque de l’autre, les regrets du passé, les tumultes du présent, et l’appréhension du futur. En partant d’une amourette d’été enivrante et furieuse, le film peut ensuite capitaliser dessus pour développer ses principales thématiques. Il y a, tout d’abord, cette éternelle confrontation entre les choix de cœur et les choix de raison. D’un côté, il y a ce que l’on cherche et ce que l’on désire en tant qu’êtres humains, ce que nous poursuivons en étant guidés par notre instinct. De l’autre, nous avons ce que nous suivons en étant rationnels, en nous conformant aux schémas de la société, pour nous assurer de mener une vie tranquille et sans problèmes. N’oublie jamais traite également de l’importance du passé dans nos vies, du fait que même si l’on peut voir devant nous, ce qui est derrière nous a construits et nous suivra toujours, et quand le passé s’efface, nous nous effaçons avec.

Rachel McAdams et Ryan Gosling dans N'oublie jamais (2004)
Rachel McAdams et Ryan Gosling dans N’oublie jamais (2004)

C’est probablement sur ce point que le film de Nick Cassavetes marche le mieux. Bien sûr, l’idylle entre Allie et Noah est magnifiquement retranscrite à l’écran à travers la merveilleuse alchimie entre Ryan Gosling et Rachel McAdams, qui semblent totalement épris l’un de l’autre dans cette romance passionnée. Cependant, c’est bien avec les images du présent, avec deux personnes âgées dont on devine rapidement l’identité, que le film arrive à faire ressentir toute sa puissance. La mémoire est l’un de nos outils les plus précieux, celui qui nous permet de garder nos souvenirs et de nous construire. Rien n’est pire que perdre la mémoire, et si le film se déroule de manière assez classique, l’épilogue, qui s’étale sur les vingt dernières minutes environ, est absolument déchirant et nous met une véritable claque.

Inutile d’en dire plus. L’idéal est de découvrir ce film vous-mêmes pour en profiter. Encore une fois, N’oublie jamais ne bouleverse pas forcément les codes du genre et s’avère très classique en de nombreux points. Mais il bénéficie largement de la prestation de ses acteurs, notamment du couple principal, d’une superbe esthétique, et de son épilogue. Je me permets aussi de lancer une petite pique à celles et ceux qui blâment injustement Ryan Gosling de ne pas savoir jouer, et les invite à voir ce film pour reconsidérer leur avis. En tout cas, préparez vos mouchoirs.


Note et avis

3.75/5

N’oublie jamais est une belle romance, classique dans sa globalité, mais intelligent dans son déroulé, et avec des fulgurances qui ne manquent pas de toucher le spectateur.


Bande annonce de N’oublie jamais

Quentin Coray

Quentin, 26 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

Une pensée sur “Cinexpress #212 – N’oublie jamais (2004)

  • 23 juillet 2018 à 18 h 42 min
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    J’ai déjà rédigé ma mienne et le résultat de ce film est très beau.

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