Laurel et Hardy au Far West, 1937 – Critique & Analyse

Affiche de Laurel et Hardy au Far West (1937)
Affiche de Laurel et Hardy au Far West (1937)

« Une année, un film » : Laurel et Hardy au Far West, réalisé par James W. Horne et sorti le 16 avril 1937.

Difficile de prétendre voyager à travers l’histoire du cinéma sans accorder une petite parenthèse à l’un de ses duos les plus mythiques : Laurel et Hardy. Les deux compères partent ici au Far West afin de remettre à une jeune femme le titre de propriété d’une mine d’or, appartenant à un de leurs amis (le père de la jeune femme en question), récemment décédé. Les deux camarades parviennent tant bien que mal à rejoindre leur destination, et à remettre le fameux document, mais ils ignorent qu’ils ont été trompés.

Laurel et Hardy au Far West (1937)
Laurel et Hardy au Far West (1937)

La légèreté du ton employé dans cette comédie burlesque restreint les pistes d’analyse, mais on regarde rarement Laurel et Hardy pour philosopher, il faut bien le dire. Celui-ci reste un classique du burlesque, enchaînant gags et situations compromettantes que seul ce duo d’exception savait rencontrer sur sa route. Le génie et l’inventivité sans faille dont faisaient preuve ces maîtres du comique forcent le respect, et font toujours rire aujourd’hui.

Il faut dire, cependant, que le burlesque connait ici ses dernières heures de gloire avant quelques temps. En effet, le passage au cinéma parlant a créé une rupture, Chaplin ayant connu ses heures de gloire dans les années 1910-1920, et Buster Keaton ayant mal vécu cette transition, jugeant que sa voix jurait avec son personnage, et que son jeu n’était plus compatible avec le cinéma parlant. Le cinéma muet disposait de ses propres codes, et le parlant a changé la donne. Laurel et Hardy ont su s’adapter à ce changement, notamment grâce à leur percée plus tardive que celle des deux autres acteurs cités. Néanmoins, pour ma part, le burlesque avait une autre dimension à l’ère du muet, ce qui fait que, bien que cette comédie m’ait fait sourire plus d’une fois, elle ne me touche pas autant qu’un Charlot Soldat ou un Sherlock Junior.

Note : 7/10.

Quentin Coray

Quentin, 26 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :