1 jour, 3 films à découvrir #37

Le déconfinement a officiellement commencé, mais les cinémas restent hélas fermés pour le moment. Alors continuons à chercher le cinéma où nous pouvons le trouver et en profiter ! Tous les jours, trois conseils de films à découvrir avec, idéalement, la possibilité de les visionner en VOD ou en ligne grâce aux différentes offres disponibles. 

Affiche de Docteur Folamour (1964)
Affiche de Docteur Folamour (1964)

Docteur Folamour (Stanley Kubrick, 1964)

Synopsis : Le général Jack Ripper, convaincu que les Russes ont décidé d’empoisonner l’eau potable des États-Unis, lance sur l’URSS une offensive.

Après des films noirs, un film de guerre, un peplum et un drame social, Kubrick s’attaque au registre de la comédie, et ce avec une grande maîtrise. Cette satire hilare et névrosée de la Guerre Froide n’épargne personne. Grâce à certains de ses acteurs fétiches (Peter Sellers vu dans Lolita et Sterling Hayden dans L’Ultime Razzia), et des dialogues percutants, le réalisateur prouve que tous les genres lui vont. Chaque réplique est piquante et cache des sous-entendus, décuplant l’effet comique du film. Connu notamment grâce à la scène remarquable du largage de la bombe atomique, Docteur Folamour permet encore à Kubrick d’élever le niveau, avant son incroyable 2001 : L’Odyssée de l’Espace.

📺 Disponible sur Canal VOD, MyTF1 VOD, Orange VOD, LaCinetek, FilmoTV et UniversCiné


Affiche de J'ai perdu mon corps (2019)
Affiche de J’ai perdu mon corps (2019)

J’ai perdu mon corps (Jérémy Clapin, 2019)

Synopsis : A Paris, Naoufel tombe amoureux de Gabrielle. Un peu plus loin dans la ville, une main coupée s’échappe d’un labo, bien décidée à retrouver son corps. S’engage alors une cavale vertigineuse à travers la ville, semée d’embûches et des souvenirs de sa vie jusqu’au terrible accident. Naoufel, la main, Gabrielle, tous trois retrouveront, d’une façon poétique et inattendue, le fil de leur histoire…

Le deuil, les regrets, l’accomplissement, le rapport au passé, l’espoir, le destin, sont tant de choses que J’ai perdu mon corps traite de fort belle manière. C’est un film qui fait particulièrement du bien grâce à sa capacité à faire ressentir des choses, à avoir suffisamment d’intelligence dans sa construction, dans son montage, pour élaborer un ensemble beau et puissant. On est touché par l’histoire, on arrive à être ému par le sort d’une main, on a peur, on est révolté, on est ému… J’ai perdu mon corps nous fait passer par tous les états et nous fait explorer tout le spectre des émotions. Le travail sur le son et les images est remarquable, et il est impossible de ne pas citer Dan Levy, compositeur de la superbe bande originale du film, qui le sublime encore davantage.

📺 Disponible sur UniversCiné, MyTF1 VOD, Orange VOD, Canal VOD et FilmoTV


Affiche de Häxan : La sorcellerie à travers les âges
Affiche de Häxan : La sorcellerie à travers les âges (1922)

La sorcellerie à travers les âges (Benjamin Christensen, 1922)

Synopsis : Plus qu’un simple documentaire, La Sorcellerie à travers les Âges défie toutes les frontières de genres et de style en étudiant la nature de la sorcellerie et du satanisme, de la Perse Antique aux temps modernes.

Häxan est un film profus, ambitieux. Horrifique, parfois comique, presque érotique, il mélange les genres, les tons et les registres en faisant preuve d’une grande modernité, adressant par ailleurs un discours féministe, en réhabilitant ces « sorcières », liant ces multiples croyances à une éternelle incapacité des Hommes à pouvoir tout comprendre et expliquer. C’est l’image d’un monde d’hommes qui a toujours associé aux femmes l’origine des maux de ce monde. Cela ne lui évite pas quelques longueurs dues à son aspect pédagogique, mais c’est sans conteste un film important et influent.

📺 Disponible sur Canal VOD et Orange VOD

Retrouvez la précédente sélection ici !

Quentin Coray

Quentin, 27 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

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