1 jour, 3 films à découvrir #30

En ces temps troublés, le cinéma n’a jamais autant paru être un exutoire. Alors que, pour la plupart, nous sommes confinés chez nous, en télétravail, voire au chômage forcé, voir des films semble être un choix d’occupation privilégié. Pour tenter de penser un peu à autre chose qu’à l’actualité sinistre, j’ai eu l’idée de vous parler, tous les jours, de trois films, sortis de ma « filmothèque ». Trois films pas forcément connus, pour changer un peu de ce qu’on pourrait voir d’habitude, et sans véritable logique dans les choix, l’objectif de cette petite rubrique étant, surtout, de vous parler de cinéma, et de faire du septième art notre principal allié !

Affiche des Fantastiques Années 20 (1939)
Affiche des Fantastiques Années 20 (1939)

Les Fantastiques Années 20 (Raoul Walsh, 1939)

Synopsis : Trois soldats américains qui ont combattu en France pendant la Première Guerre mondiale se séparent et retournent à la vie civile. Lloyd Hart est avocat, George Hally, ancien tenancier de saloon, devient contrebandier, Eddie Bartlett se retrouve chauffeur de taxi. La prohibition va de nouveau les réunir pour le meilleur et pour le pire

Drame social, superbe film de gangsters, Les Fantastiques Années 20 raconte la fin d’une guerre grotesque et destructrice, et ses conséquences néfastes sur la société dans la décennie qui suivit. Raconté sous la forme d’un film, il intègre aussi des éléments documentaires, lui permettant certes de développer son aspect romancé, mais de faire surtout de lui un témoignage le plus authentique et réaliste possible. Il est également porté par un superbe casting, avec un Humphrey Bogart que le public commence à découvrir, et surtout un James Cagney éblouissant, charismatique, sensible et impétueux, faisant définitivement de lui un de mes acteurs favoris, et à mes yeux un des plus grands acteurs de l’époque et de l’histoire. Les Fantastiques Années 20 est un modèle du genre, un film prenant, certes ancré dans son époque, mais trouvant toujours une résonance dans notre époque.

📺 Indisponible en VOD


Affiche des Quatre Cents Coups (1959)
Affiche des Quatre Cents Coups (1959)

Les Quatre Cents Coups (François Truffaut, 1959)

Synopsis : Antoine vit entre sa mère et son beau-père. En butte à un professeur autoritaire et injuste, il passe de l’école buissonnière au mensonge.

Les Quatre Cents Coups n’est ni plus ni moins qu’un premier coup de maître pour Truffaut. Le jeune cinéaste réalise l’un des plus beaux films sur l’enfance, faisant preuve d’une pertinence rare, fort de sa propre expérience, et d’un talent de mise en scène incontestable, magnifié par la superbe musique de Jean Constantin. Même si l’on remet en question les principes et les traditions, il n’y a jamais la moindre forme d’agressivité, le personnage d’Antoine étant même très candide, volontaire et idéaliste. C’est une ode poétique et mélancolique à la liberté, qui n’hésite pas, non plus, à lui donner des limites. Paul Eluard écrivait son nom, François Truffaut l’a mise sur pellicule.

📺 Disponible sur MyTF1 VOD, ARTE Boutique, La Cinetek, UniversCiné et Orange VOD


Affiche de Crépuscule de gloire (1928)
Affiche de Crépuscule de gloire (1928)

Crépuscule de gloire (Josef von Sternberg, 1928)

Synopsis : Un ancien général russe et cousin du Tsar finit à Hollywood comme figurant dans un film dirigé par un ancien révolutionnaire.

Crépuscule de gloire est un grand film. Von Sternberg écorche l’image d’Hollywood tout en livrant un grand drame tournant autour de la révolution russe de 1917, porté par un Emil Jannings en état de grâce, qui remportera d’ailleurs le premier Oscar de l’histoire suite à cette performance. Les pistes de lecture et de réflexion créées par ce film sont nombreuses et intéressantes. C’est un mélodrame traditionnel dans sa structure, mais qui parvient à emporter le spectateur, notamment si vous optez pour la superbe musique composée par Robert Israel. Un véritable lien se crée entre le spectateur et le personnage principal, qui suscite énormément d’empathie. Un long chemin jonché d’épreuves, où le temps a trop souvent tendance à tenter d’effacer leurs traces. Et la valeur d’un homme ne doit pas être évaluée par rapport à l’image qu’il renvoie. Un grand drame d’époque à la postérité bien faible au vu de sa qualité.

📺 Indisponible en VOD

Retrouvez la sélection d’hier ici !

Petite pause dans cette série des « 1 jour, 3 films à découvrir » après presque un mois et 90 films ! On va revenir à des formats un peu plus classiques pour quelques temps.

Quentin Coray

Quentin, 27 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

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