1 jour, 3 films à découvrir #22

En ces temps troublés, le cinéma n’a jamais autant paru être un exutoire. Alors que, pour la plupart, nous sommes confinés chez nous, en télétravail, voire au chômage forcé, voir des films semble être un choix d’occupation privilégié. Pour tenter de penser un peu à autre chose qu’à l’actualité sinistre, j’ai eu l’idée de vous parler, tous les jours, de trois films, sortis de ma « filmothèque ». Trois films pas forcément connus, pour changer un peu de ce qu’on pourrait voir d’habitude, et sans véritable logique dans les choix, l’objectif de cette petite rubrique étant, surtout, de vous parler de cinéma, et de faire du septième art notre principal allié !

Affiche de La Poupée (1919)
Affiche de La Poupée (1919)

La Poupée (Ernst Lubitsch, 1919)

Synopsis : Le baron de Chanterelle, dépourvu de descendance, presse son neveu de se marier. Mais Lancelot, fuyant la horde des prétendantes convoquées par son oncle, se réfugie dans un monastère. Les moines voient dans le jeune homme un bon moyen de renflouer les caisses de la communauté : puisque son oncle lui promet une belle dot s’il prend femme, ils lui suggèrent un mariage fictif avec une poupée mécanique.

Comédie rafraîchissante, dynamique, intelligente et en avance sur son temps, La Poupée condense tout ce qui fait la force et le charme du cinéma de Lubitsch. Appuyant où ça fait mal mais toujours avec une certaine bienveillance, c’est un film d’une modernité assez impressionnante. Un tour de force d’autant plus réussi car Lubitsch a su composer avec le manque de moyens dont était victime l’Allemagne au lendemain de la Grande Guerre, usant de décors ostensiblement artificiels mais justifiés par le fait que tout se déroule dans une maison de poupées. Une comédie intelligente et ingénieuse qui vous garantit de passer un excellent moment.

📺 Disponible sur YouTube


Affiche de L'Ennemi Public (1931)
Affiche de L’Ennemi Public (1931)

L’Ennemi Public (William A. Wellman, 1931)

Synopsis : L’itinéraire de deux fils d’Irlandais, Tom, fils d’un agent de police, et Matt, dans le Chicago des années 1900, où la contrebande d’alcool et la guerre des gangs font rage. Ils vont commencer leur carrière de gangsters par de petits vols, puis peu à peu passer au grand banditisme.

L’Ennemi Public est une référence absolue parmi les films noirs et de gangsters. Tous les films du genre que vous avez pu regarder ont forcément un point commun avec ce film fondateur. S’il n’est pas le premier du genre, c’est sans conteste l’un de ses plus brillants représentants. Un film à la modernité remarquable à une époque où le cinéma parlant n’en était encore qu’à ses débuts. L’Ennemi Public montre que les gangsters, en dépit du danger qu’ils représentaient, ont toujours fasciné. Il faut l’avouer, on adore ces films avec ces bad boys à la classe et au charisme incomparables. Récit d’une ascension paradoxalement couplée à une véritable descente aux enfers, L’Ennemi Public est un chef d’œuvre parmi les films de gangsters. Réaliste, dramatique et très puissant.

📺 Disponible sur UniversCiné et La Cinetek


Affiche de La Nuit Américaine (1973)
Affiche de La Nuit Américaine (1973)

La Nuit Américaine (François Truffaut, 1973)

Synopsis : Splendeurs et misères de toute une équipe de tournage dans les studios de la Victorine à Nice, au moment de la conception d’un film.

Un des meilleurs films sur le cinéma qui ait été réalisés. Là où le cinéma met souvent en image l’idéal et le fantasmé, Truffaut prend le chemin inverse pour en exposer avant tout les règles et les cadres. Nous pourrions tout à fait croire que cela fait écho à la mouvance de la Nouvelle Vague dont il fait partie intégrante, mais nous pouvons aussi le voir comme un long soupir désabusé. C’est peut-être donc, finalement, en montrant le cinéma tel qu’il est devenu, que Truffaut souhaite mettre en lumière sa véritable nature, cachée derrière les egos et les montagnes de billets.

📺 Disponible sur Orange VOD et MyTF1 VOD

Retrouvez la sélection d’hier ici !

Quentin Coray

Quentin, 26 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

Une pensée sur “1 jour, 3 films à découvrir #22

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :