5th Annual Buster Keaton Blogathon – Les Lois de l’Hospitalité / Our Hospitality (1923)

Mesdames et Messieurs, Ladies and Gentlemen. Ce petit article spécial a été écrit dans le cadre du cinquième « Buster Keaton Blogathon » , une initiative lancée par Silent-ology, que j’ai choisi de rejoindre en raison de mon admiration envers Buster Keaton. L’initiatrice et la plupart des participants étant anglophones, j’ai tout de même choisi d’y participer, mais en écrivant à la fois en français et an anglais ! Un petit défi personnel, par la même occasion. L’objectif était de choisir un thème en lien avec Buster Keaton ou un film dans lequel il a joué. J’ai opté pour celui qui m’a fait redécouvrir ce génie : Les Lois de l’Hospitalité. Si le français a vos faveurs, alors vous pouvez directement retrouver la Version Française, or you can chose the English Version !

Affiche des Lois de l'Hospitalité (1923)
Affiche des Lois de l’Hospitalité (1923)

English Version

Once upon a time, there were two families : the McKay and the Canfield. For many years, men of the two families murdered each other, maintaining a deadly rivalry which nobody is able to explain when it started. When the shadow of death is flying somewhere around, some little guy is about to meet his incredible fate.

Buster Keaton dans Les Lois de l'Hospitalité
They see me rollin’…

Willie McKay, protected by his aunt from this feud, decides to go back to his family’s hometown to claim his inheritance and become the owner of the prestigious McKay estate. Well, the allegedly prestigious estate, to be honest. But Willie is still full of courage and hope when he climbs in an ancestral train to join his destination. A quite long and unusual trip where he met a pretty girl he kinda fell in love with, despite several hat and railroad issues. You may have guessed what the rest of the film is about. Indeed, this girl belongs to the Canfield family, and it will be quite difficult for Willie to find love and wealth with some angry men willing to kill him.

Shattered Dreams

Who, other than Buster Keaton, could have played the main role of this movie ? Or, should we ask ourselves : who, other than Buster Keaton, could have imagined such a story ? Buster already played in many shorts when Our Hospitality was made, but this was one of his first feature films. And to be able to make the transition from one or two reel movies to feature films is not easy, especially when you are a slapstick specialist. But it takes more than that to stop such an artist like Buster Keaton.

Les Lois de l'Hospitalité
I’m sorry, is something going wrong ?

Because Our Hospitality may already be one of the greatest Buster Keaton comedies, even if Sherlock Jr., The General and Steamboat Bill Jr. still belong to an hypothetical future where the filmography of Buster is full of masterpieces. Our Hospitality was the first Buster Keaton movie I watched since something like ten years, after having watched The General with my class when I was 9. It was like discovering a whole new world while, somewhere, coming back to some familiar place. Maybe the same feeling Willie McKay had when he came back to his family hometown.

The rain doesn’t bother me

More than a chronological logic, Our Hospitality may have been the best pick I could choose to get back in the universe of a genius, because Our Hospitality sums up all of his art. Willie McKay is a perfectly tailored character for Buster Keaton. He is a guy who doesn’t intent no harm, but comes to undergo continuous disasters. Beaten by a couple who is arguing when he tries to solve the conflict, involved in a train wreck, followed by strangers who try to shoot him, Willie keeps finding his way when escaping from death due to his incredible luck, his impressive cleverness, or his stunning agility. « The man who never laughs » always show the perfect reaction : he doesn’t react. When someone tries to shoot him, he looks up like the wind blew loudly. When a waterfall starts to flow, he picks up his umbrella like it is about to rain, when the sky is perfectly blue. Or, in an hilarious scene, when one of the Canfield tries to trap him, he helps him to use his gun which seems to be jammed, without even thiking this man was about to kill him.

Let me give you a hand

The innocence and pragmatism of Willie make him very friendly and funny, because even if he is always about to be trapped, he finds a way to escape it. If Willie is in danger, he manages to make it through, and if it is not the case, Buster uses his cinematic powers to make Willie escape. Because there is like a true connection between Buster and his characters. They are like his puppets, he likes to torture them a little bit, he puts them in impossible situations, but he always make them win against the bad guys, and win the heart of the girl. They all may look similar, but Buster always finds new situations to make them shine and make us laugh, not to give himself to much credit, even if we all acknowledge that Buster is a true genius.

I keep an eye on you

Buster knew how to use rhythm and how to set up a gag like no one else, and he never hesitated to take incredible risks in order to amaze us and to make us laugh. Even if Our Hospitality may not be his most famous film, it already condenses his cinema, making this movie a true treasure of the silent era, which will never get old.

Not all heroes wear capes
Not all heroes wear capes

Rate and review

4.5/5

One of the greatest comedies made by Buster Keaton, representing perfectly the extent of his talent and his art. A brilliant movie which will never get old.


Version française

Il était une fois deux familles : les McKay et les Canfield. De longues années durant, les hommes des deux familles s’entre-tuèrent, entretenant une rivalité mortelle dont personne n’était en mesure d’expliquer l’origine. Alors que l’ombre de la mort plane dans les environs, un petit homme est sur le point d’accomplir son incroyable destin.

Buster Keaton dans Les Lois de l'Hospitalité
They see me rollin’…

Willie McKay, protégé de la rivalité par sa tante, décide de revenir dans sa ville natale pour réclamer son héritage et devenir le propriétaire de la prestigieuse propriété des McKay. Ou, tout du moins, la supposément prestigieuse propriété. Car Willie est toujours plein de courage et d’espoir lorsqu’il grimpe dans un train ancestral pour rejoindre sa destination. Un voyage assez long et inhabituel où il fait la rencontre d’une jolie fille qui ne le laisse pas insensible, malgré quelques soucis de rails et de chapeau sur la route. Vous avez probablement deviné ce dont parle la suite du film. En effet, la fille est bien de la famille Canfield, et la quête d’amour et de richesse de Willie risque d’être difficile avec des hommes en colère prêts à l’assassiner.

Rêves brisés

Qui d’autre que Buster Keaton aurait pu jouer le rôle principal dans ce film ? Ou, nous devrions plutôt nous demander : qui d’autre que Buster Keaton aurait pu imaginer une telle histoire ? Buster avait déjà joué dans de nombreux courts quand Les Lois de l’Hospitalité fut réalisé, mais ce dernier était l’un de ses premiers longs-métrages. Et être capable d’effectuer la transition de petits films de moins de vingt minutes vers le long-métrage n’est pas chose aisée, notamment lorsque l’on est un artiste du burlesque. Mais il en faut plus pour arrêter un artiste comme Buster Keaton.

Les Lois de l'Hospitalité
I’m sorry, is something going wrong ?

Car Les Lois de l’Hospitalité est probablement déjà l’une des plus grandes comédies de Buster Keaton, même si Sherlock Junior, Le Mécano de la General et Cadet d’Eau Douce font toujours partie d’un futur hypothétique où la filmographie de Buster est pleine de chefs d’oeuvre. Les Lois de l’Hospitalité a été le premier film de Buster Keaton que j’ai vu en plus de dix ans, après avoir vu Le Mécano de la General en classe, quand je n’avais que 9 ans. C’était comme découvrir un tout nouveau monde mais avec, en même temps, la sensation de retrouver un endroit familier. Peut-être le même sentiment que Willie McKay a eu lorsqu’il retrouva sa terre natale.

Je n’ai aucun soucis avec la pluie

Plus que dans une volonté de suivre une logique chronologique, Les Lois de l’Hospitalité est probablement le meilleur choix que j’ai pu effectuer afin de revenir dans l’univers d’un génie, car Les Lois de l’Hospitalité condense tout son art. Willie McKay est le personnage parfait pour Buster Keaton. Il est ce quidam qui ne veut de mal à personne, mais qui se retrouve à faire face à des catastrophes en permanence. Molesté par un couple qui se disputait alors qu’il cherchait à résoudre le conflit, impliqué dans un accident de train, suivi par des étrangers qui veulent l’assassiner, Willie poursuit sa quête tout en échappant à la mort grâce à sa chance incroyable, à son intelligence impressionnante ou à son agilité surprenante. « L’homme qui ne rit jamais » réagit toujours parfaitement : il ne réagit pas. Quand quelqu’un veut lui tirer dessus, il regarde en l’air comme si le vent avait soufflé fort. Quand une cascade commence à se déverser devant lui, il sort son parapluie comme s’il s’apprêtait à pleuvoir, alors que le ciel est parfaitement bleu. Ou encore, dans une scène hilarante, alors qu’un Canfield tente de le piéger, il vient l’aider à utiliser son pistolet qui semble enrayé, sans même penser que cet homme était sur le point de le tuer.

Laissez-moi vous aider

L’innocence et le pragmatisme de Willie le rendent très attachant et drôle, car même s’il est toujours sur le point de se faire piéger, il trouve un moyen de s’échapper. Si Willie est en danger, il parvient à s’en sortir, et si ce n’est pas le cas, Buster utilise ses pouvoirs cinématographiques pour permettre à Willie de s’échapper. Car il y a comme une réelle connexion entre Buster et ses personnages. Ils sont comme ses marionnettes, il aime les torturer quelque peu, il les embarque dans des situations impossible, mais il les fait toujours gagner contre les méchants, et conquérir le cœur de la fille. Ils se ressemblent tous, mais Buster trouve toujours de nouvelles situations pour les faire briller et nous faire rire, afin de ne pas s’accorder de crédit, même si nous reconnaissons tous que Buster est un véritable génie.

Je t’ai à l’oeil

Buster savait comment utiliser le rythme et comment mettre en scène un gag comme personne, et il n’a jamais hésité à prendre d’incroyables risques afin de nous émerveiller et nous faire rire. Même si Les Lois de l’Hospitalité n’est pas son film le plus connu, il condense déjà tout son cinéma, faisant de ce film une véritable pépite du cinéma muet, qui ne vieillira jamais.

Not all heroes wear capes
Not all heroes wear capes


Note et avis

4.5/5

Une des plus grandes comédies réalisées par Buster Keaton, représentant parfaitement l’étendue de son talent et de son art. Un film brillant qui ne vieillira jamais.


Cet article a été écrit dans le cadre du Cinquième Blogathon Annuel par Silent-ology dédié à Buster Keaton.

Fifth Annual Buster Keaton Blogathon
Fifth Annual Buster Keaton Blogathon

Quentin Coray

Quentin, 26 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

8 pensées sur “5th Annual Buster Keaton Blogathon – Les Lois de l’Hospitalité / Our Hospitality (1923)

  • Ping : The Fifth Annual Buster Keaton Blogathon | Silent-ology

  • 18 février 2019 à 17 h 48 min
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    This is my absolute favorite Buster Keaton film. Pure perfection! Thanks for highlighting this great film. A great choice for the blogathon!

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    • 18 février 2019 à 18 h 26 min
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      Thanks ! :D I was also heading for Sherlock Jr., but the slot was already taken. Our Hospitality was the best choice that remained !

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  • 18 février 2019 à 23 h 21 min
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    I love, LOVE this film. I like what you said about Buster’s pragmatism and innocence – it wouldn’t be the same film without it, and I think a lesser actor wouldn’t have conveyed either quite so well.

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    • 18 février 2019 à 23 h 30 min
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      Buster was unique and a true genius, his vision of comedy was the basis of his art, and that’s why nobody could have replaced Buster in his movies. :)

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  • 20 février 2019 à 6 h 33 min
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    What a lovely job you did with this post–and what perfect gifs, too. OUR HOSPITALITY is one of my favorite Buster features, the period detail is lovely and the plot has just the right balance of comedy and drama. If I had to rank his silent features, I’d put it just behind THE GENERAL and SHERLOCK JR.

    I’m very glad you could contribute to the blogathon! Feel free to come back next year, I would be happy to have ya. :-)

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    • 20 février 2019 à 8 h 21 min
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      Thank you very much, Lea ! I thought GIFs were a good idea to illustrate the words we write about silent movies. :) It was my pleasure to be part of this blogathon and I’m looking forward to being part of the next one !

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  • 24 février 2019 à 6 h 25 min
    Permalink

    Hi Quentin. I’m glad you wrote about Our Hospitality. It is one of my favorites, too. I always look forward to the waterfall scene.

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    • 24 février 2019 à 9 h 45 min
      Permalink

      Hi ! So many great scenes in this beautiful movie ! Mine may probably be when he comes to help one of the Canfield sons who just tried to shoot him. So innocent and genuine !
      Thank you for your comment ! :)

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