A la rencontre de… Le Labyrinthe : Terre Brûlée (2015)

Affiche de Le Labyrinthe : La Terre Brûlée (2015)
Affiche de Le Labyrinthe : La Terre Brûlée (2015)

La fin de l’année approche, ce qui signifie généralement le retour des grosses productions et des blockbusters, après une brève trêve automnale. Alors que Spectre et Star Wars Episode VII : Le réveil de la force semblent s’annoncer comme être les deux grosses échéances de cette fin 2015, ils ne sont pas non plus les seuls. Dans la catégorie « divertissement pour ados », voici Le Labyrinthe : La Terre Brûlée.

Le Labyrinthe : La Terre Brûlée (2015)
Le Labyrinthe : La Terre Brûlée (2015)

Le premier opus avait été, à mes yeux, plutôt convaincant. L’histoire avait son intérêt et parvenait tout de même à surprendre, même si, globalement, les codes du divertissement pour ados restent scrupuleusement suivis. Alors, qu’on se le dise, quand je parle de « divertissement pour ados », je ne dénigre certainement pas toute une catégorie de films dans laquelle on pourrait également inclure les Hunger Games et Projet Almanac pour citer des films relativement récents. Il s’agit simplement de catégoriser cette famille de films présentant généralement un schéma similaire, jouant sur les sensations fortes et mettant en vedette des héros au look souvent soigné et assez cliché, lesquels s’avèrent être des messies destinés à sauver le monde.

Je partais d’ailleurs avec un sacré a priori en allant voir Le Labyrinthe premier du nom, une peur d’autant plus justifiée en voyant la jeunesse de l’audience, à tel point que je me sentais presque vieux à côté, ce qui est assez inquiétant quand on a 22 ans. Mais non, sans être forcément révolutionnaire, le film s’était avéré étonnamment sombre, intéressant, et gardait son lot de surprises, permettant donc d’être optimiste à l’idée d’une suite.

Le Labyrinthe : La Terre Brûlée (2015)
Le Labyrinthe : La Terre Brûlée (2015)

On sait que Le Labyrinthe est une trilogie, alors ce Labyrinthe : Terre Brûlée doit se coltiner le sale rôle en faisant le pont entre le premier et le troisième. Nos héros ne sont plus enfermés dans un lieu caché, ils sont maintenant voués à errer dans les vastes étendues désolées du monde, ravagé par une catastrophe sans précédent qui a tout rasé sur son passage.

Il est difficile d’épiloguer longuement sur ce film. Non pas parce qu’il n’est pas intéressant, mais qu’on en a rapidement fait le tour. Sans l’avoir trouvé déplaisant, il m’a davantage laissé sur ma faim que le premier. Bien que Le Labyrinthe : La Terre Brûlée reste tout de même assez sérieux en montrant des scènes assez dures et en faisant intervenir des zombies bien dégoûtants qui apportent leur lot d’horreur, il semble tout de même moins culotté que son prédécesseur et, finalement, s’avère plus lisse.

Dylan O'Brien dans Le Labyrinthe : La Terre Brûlée (2015)
Dylan O’Brien dans Le Labyrinthe : La Terre Brûlée (2015)

Résistance, discours harangueurs, méchants impeccables et machiavéliques, voilà des éléments qui, hélas, ont sonné comme un désagréable écho suite au visionnage en début de séance de la bande-annonce du prochain Hunger Games, qui sort prochainement. Hasard du calendrier ou peur de la répétition, toujours est-il que, sans sortir de ses carcans et restant fidèle à l’esprit de la saga, Le Labyrinthe : La Terre Brûlée remplit sa mission, sans pour autant briller de mille feux.

Pour ne pas rester sur une notre trop négative, car j’ai apprécié ma séance, je dirai qu’il reste divertissant et prépare doucement le terrain pour le troisième opus. Il reste pour moi en-deçà du premier, mais satisfera aisément un public réceptif, dont je fais aussi partie, et j’irai voir avec plaisir le dernier épisode de la saga.

Note : 6,5/10.

Bande-annonce de Le Labyrinthe : La Terre Brûlée

Quentin Coray

Quentin, 26 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

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