Le Château dans le ciel (Hayao Miyazaki, 1986) ★★★★ – Critique & Analyse

Comment imaginer continuer cette petite exploration du cinéma japonais sans avoir pris le temps d’en savoir plus sur l’un de ses réalisateurs les plus connus, Hayao Miyazaki ? Après avoir découvert Mon Voisin Totoro récemment, il paraissait opportun de se pencher sur certaines œuvres parmi les plus célèbres de l’un des grands maîtres de l’animation, en commençant par Le Château dans le ciel.


Fiche du film

Affiche du Château dans le ciel (1986)
Affiche du Château dans le ciel (1986)
  • Genre : Aventure, Fantastique
  • Réalisateur : Hayao Miyazaki
  • Année de sortie : 1986
  • Casting : Mayumi Tanaka, Keiko Yokosawa, Kotoe Hatsui
  • Synopsis : Pazu voit une jeune fille, Sheeta, tomber du ciel. Elle a échappé à des pirates qui cherchent à percer un secret dont elle aurait la clé. (SensCritique)

Critique et Analyse

Le Château dans le ciel (1986)

En 1986, Miyazaki n’en est seulement qu’à son troisième long-métrage, dont celui-ci est le tout premier réalisé sous l’égide du studio Ghibli, tout juste fondé par Hayao Miyazaki et Isao Takahata. Mais le premier avait déjà réussi un beau coup d’éclat avec Nausicaä de la vallée du vent deux ans plus tôt, et est donc venue l’heure de la confirmation. Une confirmation qui ne sera pas aussi marquée et marquante qu’avec le futur Mon Voisin Totoro, mais nos âmes d’enfants et de rêveurs sont déjà conquises par cette histoire qui laisse libre cours à l’imagination. Car regarder Le Château dans le ciel, c’est s’offrir une fabuleuse parenthèse placée sous le signe de l’aventure et du rêve.

« Le Château dans le ciel est au carrefour des imaginaires, que Miyazaki synthétise pour donner naissance à un conte d’une grande beauté et d’une richesse saisissante. »

Avec ses immenses machines volantes, ses décors et son intrigue, Le Château dans le ciel est comme un roman de Jules Verne dans lequel on se plonge, avec tout cet imaginaire qui semble sorti d’un roman de science-fiction ou fantastique du XIXe siècle. C’est la convocation de diverses références, qu’il s’agisse de Jonathan Swift, ou d’anciennes légendes comme la Tour de Babel, mais on peut aussi y dénicher des références plus cinématographiques, comme Georges Méliès et sa Conquête du Pôle, et Fritz Lang et Metropolis. Le spectateur qui aura vu le film de Brad Bird notera, également, une possible inspiration pour son Géant de Fer. Le Château dans le ciel est au carrefour des imaginaires, que Miyazaki synthétise pour donner naissance à un conte d’une grande beauté et d’une richesse saisissante.

Le Château dans le ciel (1986)

Le Château dans le ciel est une aventure trépidante, qui nous ramène à nos rêves d’enfance, où n’existaient aucune limite raisonnable. C’est l’alimentation d’un imaginaire sans limite par la perception d’une réalité sans les bornes de l’expérience, quelque chose que l’on retrouvera de manière encore plus criante dans Mon Voisin Totoro. Le spectacle est ici au rendez-vous, avec ces séquences vertigineuses sur les hauteurs ou dans les airs, qui donneraient presque le vertige. Miyazaki esquive autant que possible tout manichéisme, faisant en sorte qu’aucun personnage ne soit totalement bon ni mauvais, une des grandes différences avec la logique occidentale qui capitalise souvent sur l’antagoniste pour susciter la compassion ou le soutien envers les héros. Les personnages ont beaucoup de relief et donnent vie à ce très beau tableau en perpétuel mouvement et d’une grande richesse.

C’est donc la promesse d’une fabuleuse épopée aérienne qui s’offre à vous lorsque vous vous aventurez dans le visionnage du Château dans le ciel. Miyazaki fait preuve d’une imagination débordante, donnant vie à un magnifique monde de fantaisies. Le cinéaste n’est peut-être pas encore à l’apogée de son art, mais, pourtant, il nous subjugue et nous captive. Un paradis pour les grands enfants et les rêveurs, l’occasion, enfin, de conquérir le ciel et de croire en ses rêves.


Note et avis

4/5

Le Château dans le ciel est une très belle épopée aérienne, qui nous fait explorer les cieux dans un monde fantastique. Envolez-vous, et rêvez.


Bande-annonce du film

Quentin Coray

Quentin, 27 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

1 réflexion sur “Le Château dans le ciel (Hayao Miyazaki, 1986) ★★★★ – Critique & Analyse

  • 15 avril 2019 à 15 h 31 min
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    Ah, MiyazakI… Ton expression « au carrefour des imaginaires » ne saurait mieux définir son œuvre toute entière, imprégnée d’une poésie à nulle autre pareille. Et ces formidables golems <3 Ça me donne envie de me le revoir, ce château dans le ciel !

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