Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées, Peter Jackson, 2014 : L’assaut final

Il y a onze ans sortait le Retour du Roi, véritable chef d’œuvre (à mes yeux incomparable) qui achevait la mythique trilogie du Seigneur des Anneaux, fermement ancrée dans la culture d’à peu près tous les gens de mon âge. En 2012, Peter Jackson démarrait l’ambitieux projet d’adapter l’histoire de Bilbon le Hobbit dans une nouvelle trilogie. Il est évident que pour tous ceux qui avaient vu le Seigneur des Anneaux, il était difficile d’éviter la comparaison, et il faut dire qu’à partir de là, Le Hobbit avait un sacré défi à relever. Après « Un Voyage Inattendu » en 2012 et « La Désolation de Smaug » en 2013, le tant attendu troisième et dernier opus « La Bataille des Cinq Armées » devait faire son apparition dans les salles de cinéma ce 11 décembre 2014. Ne pouvant attendre plus longtemps, j’ai choisi l’option de l’avant-première, en allant voir le film mardi à la séance de 23h50. Osé vous dites ? Je dirais que c’était la moindre des choses.

J’ignore si faire un résumé du film puisse être d’une réelle utilité. Pour ceux qui ont vu les deux premiers opus, l’histoire de ce dernier épisode de la saga n’a évidemment aucun secret. Si vous n’avez pas vu les deux premiers, passez ce paragraphe. Vous êtes toujours là ? Vous êtes sûr de continuer ? Très bien. Le film débute quand Smaug s’envole pour Lacville et déverse toute sa cruauté et son courroux sur les infortunés habitants de la ville. Thorin a retrouvé son royaume et son trésor, et va devoir faire face à ses vieux démons qui viennent corrompre son esprit. Les orques, menés par Azog, se préparent à prendre d’assaut Erebor pour éradiquer les Nains et prendre possession du royaume et de ses richesses. Le film nous prépare donc à la bataille finale, en enchaînant les scènes sur les différents protagonistes de l’histoire, dont on sait que tous finiront par se retrouver au même endroit dans une bataille épique comme Peter Jackson sait nous en offrir.

Au terme du visionnage de ce film, il est clair que l’on peut dire qu’on a passé un beau moment de cinéma, devant un film beau, distrayant et épique. De toutes manières, on ne peut jamais être déçu avec Peter Jackson. Toutefois, je ne peux pas dire que j’ai vécu un moment d’anthologie non plus. Je ne chercherai pas la petite bête à ce film, mais, bien qu’il dure déjà 2h24, je pense qu’il aurait gagné à durer un peu plus longtemps. En effet, j’ai été un peu déconcerté par la vitesse à laquelle certaines scènes s’enchaînaient et s’entrecoupaient. J’ai eu la sensation que Peter Jackson a voulu se limiter à la première heure pour relater tous les faits à l’origine de la bataille, quitte à s’autoriser à utiliser des raccourcis, et à se focaliser sur les affrontements finaux. Je dirais que c’est le seul point négatif du film. Le spectacle est comme toujours au rendez-vous, avec des paysages magnifiques, des personnages hauts en couleur et une musique épique signée Howard Shore. Peter Jackson sait s’y prendre pour livrer des films épiques, avec des batailles dantesques et des personnages charismatiques.

Pour moi, le Seigneur des Anneaux restera toujours la référence. Toutefois, Peter Jackson a su livrer une belle trilogie avec Le Hobbit, dans le même monde, mais avec un traitement différent qui permet tout de même de bien apprécier le rendu final. La Bataille des Cinq Armées clôt avec brio la trilogie du Hobbit, et je me permettrai d’espérer un jour voir les histoires du Silmarillion adaptées au cinéma !

Quentin Coray

Quentin, 26 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

2 pensées sur “Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées, Peter Jackson, 2014 : L’assaut final

  • 12 décembre 2014 à 23 h 05 min
    Permalink

    Chouette blog !
    La trilogie du Hobbitt souffre évidemment de la comparaison avec la précédente, mais P.Jackson s’en sort bien. Film à grand spectacle, à voir !

    Répondre
    • 12 décembre 2014 à 23 h 09 min
      Permalink

      Merci beaucoup !
      Je pense que tu as bien résumé la situation ! De mon côté je pense que revoir celui-ci ne fera pas de mal !

      Répondre

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :