Secret d’Etat, Michael Cuesta, 2014 : Anguille sous roche

« Secret d’Etat », ou l’histoire vraie de Gary Webb, journaliste au San Jose Mercury News, lauréat du prix Pulitzer, et notamment connu suite à la mise en lumière d’un véritable scandale géopolitique mêlant les plus hautes instances du renseignement de l’Oncle Sam. Le titre original, « Kill The Messenger », a une nouvelle fois été détourné, et ce quelque peu à tort. Webb est un père de famille modèle, parfait exemple du chef de famille américain avec femme, enfants et belle maison. Sans vouloir négliger cet aspect de l’histoire de Webb, nous allons plutôt nous pencher sur ce qui a amené à la production de ce film.

Gary Webb se retrouve donc un beau jour à enquêter sur des trafics de drogue à Los Angeles. S’il pensait écrire sur des faits divers habituels dans la région, il ne s’attendait pas à ce que les éléments qu’il allait peu à peu découvrir allaient le mener à des révélations bien plus graves. En effet, il s’avère que les trafics de L.A. sont liés aux mouvements rebelles du Nicaragua, et que la CIA est plus qu’impliquée dans le financement de ces mouvements via le trafic de drogue, devenu un véritable fléau dans les banlieues noires de Los Angeles. Bien évidemment, ces révélations risquent de faire réagir la CIA, et de causer du tort à notre reporter.

J’avoue que c’est en voyant Jeremy Renner à l’affiche que j’ai décidé d’aller voir ce film. Il faut dire qu’il campe parfaitement le rôle de Gary Webb dans cette œuvre quelque peu romancée mais réaliste. Je n’ai pas eu de sensation de « too much », on peut peut-être reprocher quelques raccourcis qui ont été pris, mais il est toujours difficile de s’éterniser sur tous les détails sans obtenir un rendu long qui nous fait perdre le fil. On a un bon film américain, qui s’appuie sur ses clichés sans lourdeur, avec un Jeremy Renner habité par son personnage, dont on suit avec intérêt la quête de la vérité dans un monde dicté par les lois du pouvoir et des relations de force entre les différentes sources de pouvoir.

Quentin Coray

Quentin, 26 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :