Paddington, Paul King, 2014 : Marmelade londonienne

Pour être honnête, j’étais plutôt parti pour aller voir La French. Mais je partais le cœur trop léger pour encaisser une histoire trop complexe et trop sombre. Il me fallait un truc mignon, où j’aurais la garantie d’entrer dans la salle avec le sourire, et de toujours l’arborer à la sortie. Afin d’endosser cette responsabilité, je choisis Paddington, qui me faisait déjà de l’œil avec toutes ses affiches à droite et à gauche, bien que je ne soie pas un grand consommateur de dessins animés (et assimilés, celui-là n’étant pas littéralement un dessin animé, bref !). C’est donc non sans témérité que je m’immisçai dans la salle obscure, bondée de bambins bien énergiques. Me sentant quelque peu intrus, étant ni parent, ni élève de maternelle/primaire, j’osai tout de même aller prendre une place dans un lieu préservé de tous ces marmots.

Paddington est donc un jeune ours qui a grandi dans une forêt péruvienne avec son oncle et sa tante. Ces derniers avaient rencontré quelques décennies auparavant un explorateur anglais, lequel avait été surpris par leur posture et leur intelligence, parce que ces ours-là savent parler et agissent comme des humains. Pourquoi ? On ne sait pas, et puis c’est comme ça. Un beau jour, Paddington doit partir, et va donc prendre le bateau jusqu’à Londres, en quête d’une famille pour l’accueillir. C’est dans une gare qu’il va faire la rencontre fortuite de la famille Brown.

C’est une petite histoire sans la moindre surprise ni suspense, qui nous envoie suivre les aventures et mésaventures d’un gentil ours timide et poli, qui découvre une ville tentaculaire loin de l’idéal qu’il s’était imaginé. L’idée est de montrer la peur de l’étranger, loin du mépris qu’on lui assimile généralement, et l’appréhension qui nous anime quand on essaie d’instaurer un dialogue. Il est évident que si l’on prend l’histoire tel quel, il n’y a rien d’extraordinaire à relever dans ce cousin de Stuart Little, petite histoire mignonne bel et bien adaptée aux plus jeunes d’entre nous.

C’est un joli petit divertissement qui a eu l’effet escompté : me raconter une histoire insouciante, pleine de clichés et de caricatures, sans surprise mais qui finit forcément bien. Difficile de l’apprécier totalement quand on va le voir tout seul au cinéma, surtout quand on a 21 ans, mais juste assez pour passer un moment sympathique.

Quentin Coray

Quentin, 27 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

2 réflexions sur “Paddington, Paul King, 2014 : Marmelade londonienne

  • 12 décembre 2014 à 22 h 20 min
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    Je te rejoins sur ta critique, je suis aller le voir en famille avec mon fils de 7 ans et mon petit neveu de 4 ans.
    Ils se sont bien amusés et pour rester objectif à 40 ans on arrive encore à rire dans ce beau film destiné en priorité aux plus jeunes.

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    • 12 décembre 2014 à 22 h 30 min
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      Tout à fait ! Cela reste un bon divertissement pour les petits et les grands !

      Merci pour ton avis ! :)

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