A la redécouverte… du Seigneur des Anneaux

Le Seigneur des Anneaux

C’est vrai qu’ici j’ai parlé de beaucoup de découvertes, mais pas forcément de films très connus et que j’ai pu voir de nombreuses fois. Bouleversons alors un peu les codes et parlons de films que vous connaissez sûrement mais dont je souhaite tout de même parler pour proposer un point de vue, partager un coup de cœur, ou raconter une histoire. Et quoi de mieux pour commencer que le Seigneur des Anneaux ?

J.R.R. Tolkien
J.R.R. Tolkien

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La genèse du Seigneur des Anneaux

Le Seigneur des Anneaux, c’est un élément d’une œuvre gigantesque et complexe signée J.R.R. Tolkien, professeur à l’université d’Oxford. Depuis les années 1910, il crée tout un monde imaginaire, inspiré de langues issues de sa propre imagination, étant lui-même professeur de langues. Ses écrits furent publiés après de nombreuses années et il en découla trois œuvres majeures : Le Hobbit (1937), Le Seigneur des Anneaux (1954-1955) et le Silmarillion (1977). Ce travail titanesque fut celui de toute une vie, et devint une référence absolue parmi les œuvres de fantasy.

Une première adaptation cinématographique du Seigneur des Anneaux fut réalisée en 1976 par Ralph Bashki, sous la forme d’un film d’animation. Celui-ci reste très méconnu et n’est pas entré dans la postérité, mais un adolescent de 17 ans a été séduit par cet univers et décida d’en découvrir davantage. Son nom ? Peter Jackson. En 1995, le jeune réalisateur se mit à plancher sur un nouveau projet : adapter le Seigneur des Anneaux en film. Il fallut plusieurs années, entre l’accord des studios, la cession des droits, et les ajustements scénaristiques pour, en 2001, parvenir à la sortie du premier opus : La Communauté de l’Anneau. Et à la suite d’un tournage titanesque dans les paysages sauvages de Nouvelle-Zélande, Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneau connut un succès retentissant.

Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l'Anneau (2001)
Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneau (2001)

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Du cinquième art au septième art : un pari réussi

Je ne parle des chiffres qu’après mais ils sont éloquents. La saga battit nombre de records et, quinze ans après, elle reste encore à mes yeux, indétrônable. Peut-être est-ce parce que j’ai découvert cet univers aux prémices de mon adolescence que j’ai été aussi marqué, je ne sais pas, toujours est-il qu’il s’agit sans conteste de mes films préférés. Malgré des prises de liberté délibérées de la part de Peter Jackson vis-à-vis du récit original, cette adaptation réussit le pari de faire d’une saga de films fantastiques un incontournable du septième art. Pour avoir lu Le Retour du Roi, la transposition se fait aisément avec le film.

Il ne me semble pas forcément utile de revenir sur l’histoire en détail, car tout le monde la connait déjà à peu près, et qu’elle a déjà été racontée de nombreuses fois. Le Seigneur des Anneaux, c’est un tout. Pas juste un film de guerriers et de monstres, pas une simple histoire comme les autres, mais un ensemble puissant et ô combien prenant. C’est une aventure humaine, qui met en lumière des valeurs telles que l’amitié, la fidélité et le courage, mais qui pointe également les dangers du pouvoir et de la tentation. Grâce à une ambiance caractéristique et magique portée par de somptueux décors et la musique épique de Howard Shore, il est difficile pour le spectateur de rester insensible.

Pendant près de dix heures de film, le spectateur est happé et complètement plongé dans cet univers fascinant. Ces films se dévorent tels des livres qui nous captivent. On est en droit ne pas être forcément sensible à ce type d’œuvre, mais il serait pour moi indécent de renier sa qualité. Je vois ces films à chaque fois comme si c’était la première, et j’avoue à chaque fois avoir envie de pleurer comme une madeleine à la fin de l’histoire car je ne me fais jamais à l’idée que cette aventure aussi incroyable ait une fin.

Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi (2003)
Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi (2003)

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La saga en chiffres

Offrons-nous une petite parenthèse statistique pour comprendre l’étendue du phénomène !

2 917 506 956 $

C’est ce qu’ont en tout rapporté les trois films au box-office, ce qui les placerait, une fois réunis, devant Avatar, premier au classement mondial du box-office

281 000 000 $

C’est le budget total cumulé des trois films, ce qui est à peine plus que celui du Hobbit premier du nom, pour donner un ordre d’idées

11h23

C’est la durée totale cumulée des trois films en version longue, de quoi passer une belle journée en Terre du Milieu

17

C’est le nombre d’Oscars remportés par les trois films (4 pour le premier, 2 pour le second et… 11 pour le troisième)

11

C’est le nombre d’Oscars remportés par Le Retour du Roi, un record à égalité avec Titanic et Ben-Hur (on note toutefois qu’il a remporté 11 Oscars pour 11 nominations et ça c’est peu commun)

20 602

C’est le nombre de figurants employés tout au long de la saga (c’est énorme mais on reste encore loin des 60 000 d’Intolerance en 1916)

12 000 000

C’est le nombre d’anneaux posés à la main pour fabriquer les cotes de maille utilisées pour les costumes

915 km

C’est la longueur de la pellicule utilisée pour filmer la saga en entier, oui, c’est énorme

Tous ces chiffres donnent le vertige, à n’en pas douter, et ils donnent une idée de l’ampleur du travail demandé par la saga.

Le Seigneur des Anneaux
Le Seigneur des Anneaux

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Anecdotes

Allez, terminons avec quelques anecdotes. Vous les connaissez peut-être déjà si vous êtes un fan, mais peut-être que certaines vous ont échappé !

En 1969, les droits d’adaptation du Seigneur des Anneaux ont été acquis pas… Le label des Beatles ! Vous l’avez compris, nous aurions pu avoir à l’époque Le Seigneur des Anneaux avec en tête d’affiche John Lennon (Gollum), Paul McCartney (Frodon), Ringo Starr (Sam) et George Harrison (Gandalf). Et qui l’aurait réalisé ? Stanley Kubrick, évidemment.

Nicolas Cage aurait pu jouer Aragorn, tout comme Russell Crowe. Mais le premier souhaitait ne pas être éloigné de sa famille trop longtemps.

Dans la même lignée, le rôle de Gandalf a également été proposé à Sean Connery, mais faute de comprendre le scénario, il a décliné l’offre, et ce malgré des compensations financières plus qu’attrayantes.

Il existe en Nouvelle-Zélande un Ministère de l’Anneau, dédié à la gestion des retombées économiques de la saga, celles-ci étant très importantes

Quand Aragorn pousse un cri de désespoir en croyant Merry et Pippin morts dans Les Deux Tours, c’est surtout car il vient de se fracturer deux orteils en donnant un coup de pied dans un casque qui traînait par terre. Un acteur qui se donne à 200% ce Viggo.

Le cri strident des Nazguls provient de celui de Fran Walsh. Qui est-ce ? C’est la femme de Peter Jackson. Chacun y met du sien !

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Conclusion

Le Seigneur des Anneaux, c’est tout un mythe. Née d’un esprit génial qui n’aura eu pour seul tort d’avoir sous-estimé son potentiel (Tolkien ne céda les droits que pour l’équivalent de 14 000 euros en 1969), c’est une œuvre devenue intemporelle, tant à l’écrit qu’au cinéma. Si la saga du Hobbit a moins passionné les foules, celle du Seigneur des Anneaux gardera toujours une place spéciale dans mon cœur, et dans celui de millions de fans pour encore longtemps.

Un Anneau pour les gouverner tous, un Anneau pour les trouver

Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier

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