Avatar : La Voie de l’eau (James Cameron, 2022) – Critique & Analyse

Il aura fallu treize ans pour que nous puissions remettre les pieds sur Pandora. Après Avatar premier du nom, véritable phénomène lui-même, la promesse d’une ou de plusieurs suites à ce dernier a vite été affichée. Mais comme tout ne se passe pas toujours comme prévu, il a fallu que chacun prenne son mal en patience pour reprendre le fil, et à nouveau être émerveillés par la magie que dégage cet univers.


Fiche du film

Affiche d'Avatar : La Voie de l'eau (2022)
Affiche d’Avatar : La Voie de l’eau (2022)
  • Genre : Science-Fiction
  • Réalisateur(s) : James Cameron
  • Distribution : Sam Worthington, Zoe Saldaña, Sigourney Weaver, Stephen Lang
  • Année de sortie : 2022
  • Synopsis : Dix ans plus tard, Jake Sully et Neytiri sont devenus parents. Leur vie idyllique, proche de la nature, est menacée lorsque la Resources Development Administration, dangereuse organisation non-gouvernementale, est de retour sur Pandora. Contraints de quitter leur habitat naturel, Jake et sa famille se rendent sur les récifs, où ils pensent trouver asile. Mais ils tombent sur un clan, les Metkayina, aux mœurs différentes des leurs… (SensCritique)

Critique et Analyse

Avatar : La Voie de l'eau (2022)
Avatar : La Voie de l’eau (2022)

Le temps a passé, et c’est dans une brève introduction que nous apprenons que Jake et Neytiri ont fondé une famille, dans une forêt enfin en paix après les profonds traumatismes engendrés par l’intervention humaine dans le premier film. Mais la revanche se prépare, et cet équilibre enfin trouvé se retrouve menacé. Le tyrannique colonel Quaritch veut sa revanche, et Jake doit fuir avec sa famille pour éviter le pire. Le monde de la forêt va céder sa place à la mer, offrant de nouvelles perspectives et un nouveau cadre pour transporter le spectateur dans cet autre monde, avec d’autres lois et d’autres peuplades. L’une des principales promesses de ce second Avatar, donc, qui prend, comme son nom l’indique, la voie de l’eau. Le début du film va ainsi rapidement effectuer une connexion avec le premier, mais le but est bien d’aller de l’avant. Auparavant, il fallait apprendre, désormais, l’enjeu est de protéger sa famille, symbole de la création, de l’équilibre, d’une force positive bâtie sur les ruines d’une guerre sanglante.

« La magie d’Avatar réside dans cette capacité à nous faire revenir à l’essentiel et à nous faire vivre des émotions brutes avec un film très sophistiqué et complexe d’un point de vue technologique. »

A l’image du premier film, Avatar : La Voie de l’eau se construit autour de thématiques fondamentales induisant une certaine simplicité au niveau du récit. On reprend un périple initiatique, on s’intéresse aux relations familiales, aux différences entre différentes populations, le tout toujours d’une façon assez convenue qui perpétuera les reproches qui ont déjà été faits au premier film par une certaine partie du public. Mais, à l’inverse, nous pouvons aussi dire que c’est ce qui nous permet de nous rapprocher au maximum de ce qui nous est exposé. Car la magie d’Avatar réside dans cette capacité à nous faire revenir à l’essentiel et à nous faire vivre des émotions brutes avec un film très sophistiqué et complexe d’un point de vue technologique.

Avatar : La Voie de l'eau (2022)
Avatar : La Voie de l’eau (2022)

En effet, Avatar : La Voie de l’eau continue de repousser les limites de ce qui a déjà été produit en termes de cinéma. Toujours plus élaborés et précis, les effets spéciaux du film permettent de donner vie à cet univers fictif, de le rendre palpable. Un univers qu’il ne s’agit pas juste de traverser le temps d’une séance, mais dont on doit s’imprégner et que l’on doit découvrir pleinement. C’est ainsi que la fibre documentariste de James Cameron s’exprime tout particulièrement dans ce second film, notamment cette fascination pour les mondes aquatiques, lui qui avait déjà exploré le fond de la Fosse des Mariannes dans la réalité, et également dans la fiction avec Abyss. Le risque est mesuré, et il pourra faire ressentir à certains spectateurs quelques impressions de longueurs. Mais ici, avant tout, Cameron présente non seulement une volonté de toujours repousser les limites du cinéma, qu’on lui connaît bien, mais aussi de synthétiser son cinéma pour continuer à le faire progresser. Des machines de Terminator aux fonds marins d’Abyss, en passant par Titanic, le cinéaste ne manque pas de s’autoréférencer, mais cela se fait plus au profit du film qu’à son détriment.

Les plus terre-à-terre resteront sur la simplicité de l’intrigue de ce nouvel Avatar, quand les plus rêveurs se laisseront emporter à la féérie qui se dégage du film. Au milieu, il s’agit davantage de dresser le constat que cette saga prouve que l’on peut continuer à innover et à repousser nos limites, tout en devant garder nos attaches avec des sujets essentiels et universels, que le cinéma parvient à traiter de manière unique par le biais d’émotions singulières. Complexe sur la forme, simple sur le fond, Avatar : La Voie de l’eau est une nouvelle prouesse qui met les émotions du spectateur au premier plan. Car c’est bien de cela dont nous avons principalement besoin au cinéma, des émotions fortes et brutes. Et c’est aussi la preuve qu’en 2022, nous pouvons encore être surpris, et que nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises.

Note et avis
En résumé
Nouvelle prouesse visuelle et technologique, Avatar : La Voie de l'eau perpétue ce que le premier film augurait, nous faisant vivre nombre d'émotions à travers cette nouvelle aventure.
4.2
Note

Quentin Coray

Quentin, 29 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

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