Le Top 100 Films d’A la rencontre du Septième Art

Top 100 Films

Récemment incité par les collègues de Culturaddict à m’attaquer à l’exercice difficile des « Tops », je vous propose aujourd’hui mon Top 100 Films tel qu’il l’est actuellement. Le plus objectif possible, sans éviter des choix très personnels, y compris aux plus hautes marches du Top, mais peut-on réellement passer outre ? Aussi éclectique que possible, cette liste sera amenée à évoluer régulièrement au fil de découvertes pouvant influencer mes choix. En espérant ici vous proposer des découvertes intéressantes !

100 – V pour Vendetta (James McTeigue, 2005)

Héros anonyme mais remarquable, « V » démarre ce top avec un film coup de poing, anti-système, dans une dystopie rondement menée.

 

99 – Usual Suspects (Bryan Singer, 1995)

Le film racontant l’histoire du fameux « Keyser Söze » figure parmi les films à suspense par excellence, dont la force principale réside dans un twist mené d’une main de maître.

 

98 – Fenêtre sur Cour (Alfred Hitchcock, 1954)

Impossible de faire un Top 100 ans y citer Alfred Hitchcock. Et, rassurez-vous, nous le retrouverons plus tard. En tout cas, Fenêtre sur Cour représente un de ses films les plus aboutis, avec une remarquable maîtrise du suspense qu’on ne peut nier.

97 – Assurance sur la Mort (Billy Wilder, 1944)

Très beau représentant d’une grande époque du cinéma, Assurance sur la Mort est un film noir fort, prenant, élégant et machiavélique, l’un des principaux chefs d’oeuvre de Billy Wilder.

 

96 – Yojimbo (Akira Kurosawa, 1961)

Première entrée pour le grand réalisateur japonais, Yojimbo préfigure les western spaghetti, servant d’inspiration directe à Sergio Leone pour son Pour une poignée de dollars. Avec un héros solitaire et impassible, Yojimbo est un film de samouraïs par excellence.

95 – American Beauty (Sam Mendes, 1999)

Dans ce qui ressemble à une pièce de théâtre adaptée au cinéma, American Beauty dresse un tableau sans filtres d’une société idéalisée de l’extérieur et détestée de l’intérieur. Un film d’une richesse et d’une profondeur rares.

94 – Mad Max : The Road Warrior (George Miller, 1982)

Dans le film qui a forgé la légende ce héros des routes, George Miller propose un spectacle unique, plein de fracas, de tôle froissée, d’explosions et de poussière, dans un environnement glauque et bourré d’imagination.

93 – Heat (Michael Mann, 1995)

Confrontez deux légendes du cinéma dans un film où l’héroïsme n’est qu’une notion floutée par l’ambivalence dont font preuve ses personnages. Ajoutez-y de l’action, et vous obtenez un intense thriller de quasiment trois heures, mais jamais ennuyeux.

92 – Vice-Versa (Pete Docter et Ronnie Del Carmen, 2015)

Je ne suis pas spécialement un grand friand de films d’animation, mais Vice-Versa avait su me toucher par sa créativité et la manière et l’intelligence avec laquelle il traite son sujet. Un beau moment de cinéma plein de poésie et d’innocence.

91 – Alexandre Nevski (Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein et Dmitry Vasilev, 1938)

Epopée épique dans le Moyen-Âge russe, Alexandre Nevski développe l’histoire d’un héros du pays, spécialité d’Eisenstein. Grâce à un aspect romancé et très chevaleresque et des scènes de bataille enjouées et soutenues par la musique de Prokofiev, la légende prend alors vie devant nos yeux.

90 – Octobre (Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein, 1928)

Aux frontières du muet et du parlant, Eisenstein propose un film certes influencé par la propagande, mais dont la puissance, véhiculée par des images souvent violentes et marquantes, et une musique puissante signée Dmitri Chostakovitch et Edmund Meisel, ne s’en retrouve pas éreintée, malgré le temps passé.

 

89 – Nosferatu (Friedrich-Wilhelm Murnau, 1922)

Film fondateur du cinéma d’horreur, précurseur à bien des égards, classique parmi les classiques, Nosferatu est une véritable référence et un incontournable pour tout cinéphile qui se respecte.

 

88 – Premier Contact (Denis Villeneuve, 2016)

Ce classement n’est certainement pas le fruit d’un coup de cœur irréfléchi, car Premier Contact provoque tout le contraire. Déstabilisant à souhait, c’est surtout un film très intelligent, plein de réflexions et de philosophie, ne faisant pour une fois pas des extra-terrestres un prétexte pour une énième guerre apocalyptique, mais bien un film profond et remarquable.

 

87 – Kingsman : Services Secrets (Matthew Vaughn, 2015)

Délicieusement déjanté, incroyablement jubilatoire, totalement décalé, ce film figure parmi les grandes surprises de l’année dernière, et insuffle un vrai vent de fraîcheur dans la sphère cinématographique.

86 – Serpico (Sidney Lumet, 1973)

Grâce à un Al Pacino au sommet de son art, Serpico figure parmi les biopics par excellence, laissant son acteur s’effacer au profit de l’histoire racontée et du héros dont le film est le sujet. Un modèle du genre, au-delà du sentiment de révolte qu’il insuffle au spectateur lors de son visionnage.

85 – Casablanca (Michael Curtiz, 1942)

Casablanca est très probablement le film romantique par excellence. Souvent cité parmi les tout meilleurs films, il s’agit d’une romance torturée, où chaque réplique des personnages et chaque plan transpire de glamour et d’élégance. Bien qu’un brin daté, le film tient son charme de ces stéréotypes qu’il développe, et de la puissance émotionnelle qu’il dégage.

84 – L’Aurore (Friedrich-Wilhelm Murnau, 1928)

Figurant parmi les derniers représentant de l’ère du muet, L’Aurore est souvent cité tout en haut des classements cinématographiques, et figure parmi les seuls films muets présents. Raconté à la manière d’un conte, L’Aurore est un film bouleversant, mêlant imagerie fantastique et réalité brute à la perfection dans un torrent d’émotions.

83 – Le Voleur de Bagdad (Raoul Walsh, 1924)

Il s’agit de l’un des plus vieux films fantastiques, et pourtant, encore aujourd’hui, cette aventure enjouée est toujours aussi prenante et captivant. Naturellement rattrapé par les affres du temps, ce film reprend déjà de nombreux canons du cinéma d’aventure et fantastique et propose un très beau divertissement qui s’est bonifié avec l’âge.

82 – Les Ensorcelés (Vincente Minnelli, 1952)

Brillante mise en abyme du monde du cinéma et du show business, Les Ensorcelés décortique la personnalité d’un homme complexe et ambivalent, symbole à lui-même de la difficulté à maintenir un équilibre sain entre intérêts personnels et communs. Grâce à un Kirk Douglas brillant, « The Bad and The Beautiful » est un film brillant, complexe, qui laisse au spectateur le choix de juger de lui-même de l’intégrité des personnages, et des raisons qui guident leurs actes.

81 – Le Cabinet du Docteur Caligari (Robert Wiene, 1920)

Je cite très souvent ce film dans mes analyses et réflexions sur le cinéma, et pour cause. Cet excellent thriller d’épouvante a bientôt cent ans d’âge, mais son aspect précurseur ne laisse pas indifférent. Grâce à un schéma narratif qui s’affranchit des codes d’époque, des décors très singuliers directement issus du mouvement expressionniste allemand, Le Cabinet du Docteur Caligari est un vrai nid d’inspirations et de découvertes cinématographiques.

 

80 – L’Inspecteur Harry (Don Siegel, 1971)

Rôle mythique de Clint Eastwood, tranchant avec son personnage de cow-boy dans la trilogie du dollar, l’Inspecteur Harry est l’archétype même du vigilante movie, avec un héros badass, imperturbable, et qui n’en a que faire des règles. Un modèle en la matière.

 

79 – The Thing (John Carpenter, 1982)

John Carpenter, cinéaste éclectique aux multiples talents, livre ici l’un de ses chefs d’oeuvre, slasher horrifique, à l’ambiance terriblement oppressante.

 

78 – King Kong (Peter Jackson, 2005)

Difficile de se hisser au niveau de la version de 1933, mais Peter Jackson réactualise l’histoire du mythique gorille géant dans un film visuellement époustouflant, plongeant le spectateur dans une aventure à la fois fascinante et effrayante.

 

77 – La Cité de la Peur (Alain Berbérian, 1994)

Le cinéma français est réputé pour ses nombreuses comédies. Pour moi, celle-ci figure parmi les toutes meilleures. Parfois potache, elle base son succès sur des gags absurdes et des répliques mémorables et fait désormais office de référence dans le genre.

 

76 – Permis de Tuer (John Glen, 1989)

En tant qu’inconditionnel de la saga, mon cœur me pousse à rendre honneur à James Bond dans ce Top. Souvent injustement décrié, Timothy Dalton offre une interprétation bien différente des autres acteurs, avec un Bond à fleur de peau, toujours dans un film à spectacle, mais plus introspectif que la plupart de ses prédécesseurs.

 

75 – Batman Begins (Christopher Nolan, 2005)

C’est souvent le plus oublié de la trilogie de Nolan, et pourtant mon préféré. Très sombre mais surtout initiatique, il propose un tout nouveau développement du personnage de Batman, accompagné de la musique épique de Hans Zimmer.

 

74 – Retour vers le Futur (Robert Zemeckis, 1985)

Nom de Zeus ! Pilier de la culture cinéma, il est difficile de passer une année sans avoir de nouveau visionné toute la saga. Film familial par excellence, il a marqué toute une génération et son héritage n’a de cesse de se transmettre.

 

73 – Citizen Kane (Orson Welles, 1941)

Ce film est souvent considéré comme étant « le meilleur film de tous les temps ». A tort ? A raison ? Personne ne doutera du fait qu’il s’agit d’un classique, porté par un Orson Welles au sommet de son art. Pourtant réputé comme étant un des enfants terribles du cinéma, il livre ici un film très académique, magnifié par l’interprétation de son acteur principal.

 

72 – Memento (Christopher Nolan, 2000)

Sans effusion d’effets spéciaux, en toute simplicité, Nolan livre un film labyrinthique comme il les aime. En chamboulant la notion de temps, et en proposant une narration tout à fait unique, il torture les méninges du spectateur, tout en évitant que celui-ci ne perde une miette du film.

 

71 – Elephant Man (David Lynch, 1980)

Il s’agit certainement de l’un des films les plus connus de l’énigmatique réalisateur. Volontairement tourné en noir et blanc, c’est un film bouleversant et marquant, et qui figure parmi les classiques du septième art.

 

70 – Kill Bill (Quentin Tarantino, 2003)

Vengeur, colérique, explosif, c’est probablement mon préféré de Quentin. La patte du réalisateur est omniprésente dans ce film survitaminé, porté par une héroïne mémorable.

 

69 – Rashomon (Akira Kurosawa, 1950)

Grâce à sa photographie impeccable, et à sa façon de filmer les décors et ses personnages, Kurosawa nous immerge dans cette histoire à la fois intrigante et inquiétante, dont le dénouement reste un mystère total jusqu’aux derniers instants du film. Hautement philosophique, Rashomon est un film qui reste en tête, qui désoriente et qui fascine.

 

68 – Cabiria (Giovanni Pastrone, 1914)

Film fondateur du septième art, il fait partie des premiers longs-métrages à grand spectacle. Grand représentant de la suprématie du cinéma italien au début des années 1910, il s’agit d’un des premiers grands peplums, et du premier film à utiliser le travelling. Plus d’un siècle d’âge, et pourtant, il surprend encore par sa grandiloquence.

 

67 – Le Docteur Mabuse (Fritz Lang, 1922)

Fritz Lang accorde une nouvelle fois un soin des plus particuliers à la réalisation, comme d’habitude en avance sur son temps, et contribuant énormément à la réussite qu’est ce film. Machiavélique, manipulateur, le Docteur Mabuse trompe son monde et est en tête d’affiche d’un film plein de pièges et d’énigmes.

 

66 – Le Mécano de la General (Clyde Bruckman et Buster Keaton, 1926)

Immense classique du septième art, il s’agit d’une comédie comme il ne s’en fait plus aujourd’hui. Chef d’oeuvre du cinéma burlesque muet, c’est aussi le chef d’oeuvre de Buster Keaton, le légendaire réalisateur, qui concentre ici tout son talent pour le plus grand bonheur de plusieurs générations de cinéphiles.

 

65 – Trois Sublimes Canailles (John Ford, 1926)

Ce chef d’oeuvre de John Ford figure probablement parmi les plus méconnus de ce classement, et pourtant. Il s’agit d’un film plein d’innovation et de fraîcheur, qui surprend par les rebondissements qu’il propose, et par l’authenticité dont font preuve ses acteurs. Moderne pour son époque, il raconte une très belle histoire, qui aboutit en apothéose sur une merveilleuse scène de fin.

 

64 – Skyfall (Sam Mendes, 2012)

Skyfall marque une sorte de rupture dans la saga James Bond toute entière. Comme l’aboutissement d’un cycle, c’est une explosion destructrice qui met à mal son héros et ses proches, face à un méchant remarquable. Ajoutez à cela un générique sublime, et vous avez probablement l’un des tout meilleurs James Bond.

 

63 – Sherlock Junior (Buster Keaton, 1924)

Si Le Mécano de la General semble bien être le chef d’oeuvre de Keaton, Sherlock Junior le surpasse par la magie et l’inventivité dont il fait preuve. Entre rêves et réalité, il fait voyager son spectateur dans les pensées du héros, et le fait rire avec des gags toujours plus créatifs les uns que les autres.

 

62 – La Foule (King Vidor, 1928)

On a tendance à voir les films muets comme de vieux métrages usés par le temps avec des bonhommes qui s’agitent à toute allure. La Foule est un film bien plus profond et sombre, tableau pessimiste d’un monde où l’individu se soustrait à la foule, incapable de se distinguer ou de se défendre, allant jusqu’à l’insoutenable.

 

61 – Le Gouffre aux Chimères (Billy Wilder, 1951)

Kirk Douglas vient de fêter ses 100 ans, et le rôle qu’il tient ici figure parmi ses plus grandes performances. Illustration d’une société vampirique, sans cesse en quête de buzz et de sensations, ce film se moque et choque, et bien qu’il ait plus de soixante ans, ce qu’il dénonce est on ne peut plus dans l’air du temps.

60 – L’Illusionniste (Neil Burger, 2007)

Objectivement, ce n’est pas le meilleur film de ce top, mais tout ce qu’il contient me plait : de la magie, l’époque, les personnages, les acteurs. Le spectateur est tourné en bourrique jusqu’à un dénouement peut-être un peu trop explicatif, mais qui laisse pantois.

59 – Piège de Cristal (John McTiernan, 1988)

Grand classique du cinéma d’action, Piège de Cristal ne pouvait figurer dans ce classement. Le légendaire John McClane fait ici une première apparition remarquable et remarquée, dans un film mené tambour battant et indémodable.

 

58 – Indiana Jones et la Dernière Croisade (Steven Spielberg, 1989)

A mes yeux, le meilleur opus de la saga, qui aurait d’ailleurs probablement dû en rester là. Le duo Harrison Ford/Sean Connery fait parfaitement mouche dans cet excellent film d’aventure jamais avare en spectacle et en répliques mémorables.

 

57 – Boulevard du Crépuscule (Billy Wilder, 1950)

L’une des plus brillantes mises en abyme du monde du cinéma, et l’un des meilleurs films noirs. Bourré de sous-textes, de chemins d’interprétations et de vecteurs d’analyse, ils mélange brillamment réalité et fiction dans un film à l’ambiguïté et à la détresse permanentes.

56 – Taxi Driver (Martin Scorsese, 1976)

Grand classique de Martin Scorsese, Taxi Driver est un film très introspectif, qui nourrit son succès par la familiarité et la proximité que le spectateur peut établir avec le héros. Une exploration sans filtre dans les bas-fonds de la société dont la notoriété et la postérité ne sont plus un secret.

 

55 – Easy Rider (Dennis Hopper, 1969)

Road movie par excellence, en pleine mouvance hippie, Easy Rider incite à l’évasion et à l’affranchissement des règles. Film brillant par la réflexion qu’il propose et par les messages qu’il transmet, plein de références culturelles d’époque, il fait de son anti-conformisme une force, mais aussi un atout pour le rendre très profond.

 

54 – Faust (Friedrich Wilhelm-Murnau, 1926)

Conte fantastique éminemment connu, Faust a également été adapté au cinéma, notamment à travers ce brillant film spectaculaire par ses prouesses techniques et ses effets spéciaux, ainsi que par sa superbe esthétique, qui font de lui l’un de tout meilleurs films muets.

53 – Her (Spike Jonze, 2013)

D’abord intrigant, ce film enveloppe rapidement le spectateur dans une ambiance feutrée unique, éludant tout le malaise qui transpire de ce film, racontant l’histoire d’une société en proie au désert affectif et à la substitution de l’humain par la technologie. Un modèle de science-fiction.

 

52 – La Mort aux Trousses (Alfred Hitchcock, 1959)

Hitchcock est probablement ici au sommet de son art, justifiant sans cesse son titre de « maître du suspense ». Film notamment connu pour la scène de l’avion pourchassant Cary Grant, sa réussite n’est pas non plus étrangère à la performance de ce dernier, qui incarne la classe à l’américaine.

 

51 – Les Fantastiques Années 20 (Raoul Walsh, 1939)

Entre grandeur et décadence, le film oscille toujours entre paillettes et magouilles, dans un monde bipolaire où la surface s’affiche pleine de joie, et où les coulisses sont le théâtre de combines pour enfreindre la loi à tout prix. Théâtre d’une époque qui n’a de cesse de fasciner, le film doit également beaucoup à un très grand James Cagney, parfaitement adapté à ce rôle.

50 – Cloud Atlas (Lilly Wachowski, Lana Wachowski et Tom Tykwer, 2012)

Voyage permanent entre époques et dimensions, Cloud Atlas est un spectacle visuel captivant, prenant et entêtant qui propose une fabuleuse épopée affranchie de toutes frontières. Un film à spectacle, exigeant par sa complexité, mais qui ne décourage jamais son spectateur.

 

49 – The Truman Show (Peter Wier, 1998)

Critique ouverte de la télé-réalité, dénonciation de la manipulation et de l’instrumentalisation des individus, Peter Wier atteint son spectateur en plein cœur grâce à un Jim Carrey très touchant. Un film qui n’a certainement pas volé sa réputation.

48 – Rambo (Ted Kotcheff, 1982)

Il s’agit de l’un des deux grands rôle de Sylvester Stallone. Ce soldat de retour de la guerre se retrouve livré à lui-même et rejeté par les forces de l’ordre. Grâce à une traque intense et à son instinct de survie légendaire, Rambo est un personnage qui fascine et ce premier opus est sans conteste le meilleur de la saga.

 

47 – Le Kid (Charlie Chaplin, 1921)

Inutile de préciser à nouveau que Chaplin est une valeur sûre du cinéma. Le Kid illustre à merveille la magie qui opère lorsqu’il nous raconte ses histoires. Humour et mélancolie se mêlent à merveille dans une oeuvre pleine d’optimisme et d’entrain, à l’image du personnage de Charlot.

46 – L’Ennemi Public (William A. Wellman, 1931)

En pleine période du Pre-Code, ce film nous plonge avec une maîtrise rare dans les sombres coulisses de la mafia à travers la descente aux enfers de deux frères à l’époque de la Prohibition. Choquant, puissant, c’est un des films les plus marquants en la matière.

45 – A l’Ouest, rien de nouveau (Lewis Milestone, 1930)

Des films de guerre, il y en a eu beaucoup. Mais celui-ci est un chef d’oeuvre du genre. Parmi les premiers films de guerre parlants, il nous plonge en pleine Première Guerre Mondiale, dans le camp des allemands. Dans ce film, tout n’est que désillusion et dénonciation. C’est un film hautement symbolique, qui dégage une puissance que j’ai rarement autant ressenti devant d’autres films de guerre. Sa postérité n’est, à mes yeux, pas suffisante tant il est efficace et déstabilisant.

44 – Mr Smith au Sénat (Frank Capra, 1939)

Les talents combinés de Frank Capra et de James Stewart ne pouvaient qu’accoucher d’un chef d’oeuvre. Cette histoire d’un jeune politicien qui part à l’assaut d’une des instances politiques les plus puissantes des Etats-Unis ne peut que prendre aux tripes et émouvoir. Plein d’entrain et de révolte, d’optimisme et de combativité, il s’agit d’un immanquable du cinéma.

 

43 – Les Temps Modernes (Charlie Chaplin, 1936)

Grand classique du cinéma, Les Temps Modernes est l’un des films les plus connus de Charlie Chaplin. Volontairement muet pour mieux rendre hommage à l’art du grand acteur, c’est une nouvelle fois un film poignant, poétique et beau. Critique ouverte d’un capitalisme exagéré, c’est un film de son temps, mais toujours d’actualité.

42 – Le Trou (Jacques Becker, 1960)

Le Trou est le film sur l’univers carcéral par excellence, prenant le temps de raconter son histoire avec soin et détail, le tout avec un réalisme impressionnant, porté par des acteurs impeccables. Tout y est décortiqué et exposé avec précision, au fil d’une intrigue au rythme volontairement lent, mais définitivement prenante et passionnante.

41 – Gran Torino (Clint Eastwood, 2008)

Film coup de poing contre l’intolérance, Gran Torino est à la fois un film jouissif et triste, drôle et touchant. Dernière performance en tant qu’acteur du grand Clint Eastwood, il figure parmi les tout meilleurs films de ces dix dernières années.

 

40 – Vol au-dessus d’un nid de coucou (Milos Forman, 1975)

Ce film a été un véritable travail de longue haleine, lequel se ressent immédiatement par la qualité du résultat. Vol au-dessus d’un nid de coucou est une histoire puissante et bouleversante sur la liberté de penser et de vivre, dans un monde où les entraves sont malheureusement nombreuses, ainsi que sur le soutien mutuel, avant l’intérêt personnel.

39 – Les Deux Orphelines (D.W. Griffith, 1921)

Un superbe drame historique qui se déroule lors de la Révolution française. Griffith prouve une nouvelle fois ici son côté précurseur avec des techniques et des choix narratifs qui préfigurent déjà (en 1921) les grosses productions actuelles. Les sœurs Gish, grandes stars de l’époque, complètent parfaitement le tableau par leur beauté hypnotique et l’empathie qu’elles suscitent.

 

38 – Je suis un évadé (Mervyn LeRoy, 1932)

Film de l’ère Pré-Code, cru et moderne, Je suis un évadé expose brillamment la descente aux enfers d’un homme vaincu par un système impitoyable, ayant préféré employer la manière forte et des méthodes archaïques au lieu d’accorder le bénéfice du doute à celui qui était devenu « un citoyen respecté de tous« . Fort, prenant et révoltant, il s’agit sans conteste d’une référence du septième art.

37 – Au service secret de Sa Majesté (Peter Hunt, 1969)

A bien des égards, cet opus est Bond à part dans la saga. Une vraie réussite qui se manifeste par sa modernité, son rythme et son style qui lui donnent une saveur toute particulière. Introspectif, bien construit, plus psychologique, c’est l’un des films les plus oubliés de la saga, et pourtant l’un des plus aboutis.

Affiche Les Sept Samouraïs

36 – Les Sept Samouraïs (Akira Kurosawa, 1954)

Dans cette bataille éphémère où le seul enjeu est la défense de la cause des plus faibles, privilégiant le courage au simple honneur, là où la reconnaissance s’est soustraite à l’égoïsme, c’est bien la nature humaine que cherche à mettre en lumière Kurosawa. Tant sur ses aspects positifs que négatifs, celle-ci est sondée avec toute la maestria du réalisateur, qui mélange les genres avec une aisance déconcertante et nous fait prendre conscience, au fur et à mesure que l’on avance dans l’intrigue, que l’on assiste bien à quelque chose de spécial.

35 – Laura (Otto Preminger, 1944)

Beau, dramatique et raffiné, Laura est un immanquable. La réalisation du film est typique de l’époque et du genre : une ambiance résolument sombre, avec des personnages mystérieux, des dialogues très travaillés, et une forte symbolique. Film noir dans toute sa splendeur, il appartient à cette époque désormais révolue mais qu’il fait bon d’explorer pour mettre à jour tous ses trésors.

 

34 – Bienvenue à Gattaca (Andrew Niccol, 1997)

Très profond et philosophique, ce film est mené d’une main de maître, construit avec intelligence et surprenant jusque dans ses moindres détails. Incitation à réfléchir sur le monde qui nous entoure, complexe mais jamais compliqué, il déstabilise par sa puissance et mérite que vous le découvriez, si ce n’est pas encore fait.

 

33 – Ivan le Terrible 2 (Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein, 1946)

Très psychologique et sombre, le diptyque consacré à l’histoire d’Ivan Le Terrible plonge le spectateur dans des âges sombres et obscurs pour la Russie, à l’instar de l’époque où a été réalisé le film. Porté par un Nikolaï Tcherkassov magnifique, Ivan le Terrible est ici montré dans toute sa splendeur, le puissant, tantôt haï et admiré, tsar de toutes les Russies. Le second opus offre un dénouement en apothéose qui conclue merveilleusement bien l’un des chefs d’oeuvre du grand réalisateur russe.

32 – Le Fantôme de l’Opéra (Rupert Julian, 1925)

Rupert Julian signe ici un film fort et complet, en avance sur son temps, tant sur sa structure, que sa thématique, et l’aspect technique. Nul doute que mon avis est biaisé par le fait que j’ai beaucoup apprécié l’accompagnement sonore de la version que j’ai trouvée, laquelle décuple la puissance du film, mais je ne bouderai pas mon expérience pour autant. Je me suis plongé dans ce film sans m’en détacher une seule seconde, à la fois intrigué et impressionné. En avance sur son temps, il a tout de même gardé tout le charme d’un film d’époque, avec les jeux d’acteurs caractéristiques de l’époque, et les vieilles images abîmées par le temps.

31 – Drive (Nicolas Winding Refn, 2011)

Le film le plus connu de Refn aurait pu se perdre dans le flot incessant d’un cinéma « mainstream », au détriment de ce qui fait la particularité du cinéma du réalisateur. Et pourtant, il n’en est rien. Sobre et épuré, beau visuellement, Drive se déroule comme un poème sombre qui se lit avec attention, et qui ne part jamais dans l’exagération et l’ostentatoire. Refn ne prend pas des pincettes pour illustrer la violence, mais il l’introduit avec une gradation qui évolue avec l’intensité à laquelle se déroule le film. Jamais d’explosions, jamais de montage frénétique, toutes les scènes sont habitées par le même calme qui caractérise le cinéma de Refn.

 

30 – Le Dictateur (Charlie Chaplin, 1940)

Difficile d’imaginer un tel classement sans ce grand film. Chaplin joue la carte de la satire, utilisant l’humour avec toute la maestria dont il a toujours su faire preuve. Avec une puissance décuplée par le contexte dans lequel il est sorti, il reste toujours autant de vigueur aujourd’hui. Un film qu’il fallait oser réaliser compte tenu des tensions géopolitiques de l’époque, ponctué par un discours final qui restera gravé dans les mémoires.

 29 – Interstellar (Christopher Nolan, 2014)

Interstellar nous envoie nous balader à travers les galaxies et les dimensions. Souvent comparé au 2001 de Kubrick, c’est également un véritable ascenseur émotionnel qui nous fait valdinguer entre les différents étages de l’inconnu, avec toutes les peurs et les curiosités que cela implique. On se perd dans le cosmos, accompagnés par la musique de l’inévitable Hans Zimmer, qui a choisi de faire intervenir ce majestueux instrument qu’est l’orgue, un excellent choix pour un tel film.

28 – Orange Mécanique (Stanley Kubrick, 1971)

On ne présente plus ce classique de Kubrick. Orange Mécanique est un un périple quasi-surréaliste aux frontières de l’ultra-violence et du malaise permanent. Archi-subversif, il inspecte les aspects les plus reculés et les plus primaires de la nature humaine, faisant des pulsions les guides des actions des individus, et des forces irrésistibles qui influent sans cesse notre pensée. Un film qui remue et qui marque.

 

27 – The Artist (Michel Hazanavicius, 2011)

Comment ne pas saluer le formidable travail de Michel Hazanavicius, et cette superbe idée que de remettre au goût du jour le cinéma muet ? Le succès du film aux différentes remises de prix les plus prestigieuses de la sphère cinématographiques témoignent d’un intérêt toujours vivace envers cette belle époque du cinéma. Très beau, poétique, mélancolique, The Artist véhicule à merveille les émotions et rend un hommage magnifique à l’époque du grand Hollywood des années 1920.

26 – Rocky (John G. Avildsen, 1976)

En vérité, ce sont un peu tous les films de la saga que je mets à cette place. Rocky n’est pas juste un film, c’est une légende, un modèle d’inspiration pour la vie au quotidien, l’histoire vraie d’un type banal et à la vie mouvementée, pleine d’optimisme mais aussi de déchirures. Intense émotionnellement, puissant, Rocky bouleverse comme très peu d’autres films le font.

25 – Forrest Gump (Robert Zemeckis, 1994)

Forrest Gump est une leçon de vie, l’histoire extraordinaire d’un bonhomme ordinaire, mu par sa volonté et ses envies, profondément vrai dans ses dires et ses actions, preuve humaine que si l’esprit guide nos actes, il ne doit pas entraver les pulsions qui émanent de notre cœur. Mélodrame par excellence, Forrest Gump est plein de tristesse et de joie, un film complet, poétique et beau, qui marque, et qui nous apprend que « la vie, c’est comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber. »

24 – Une Journée en Enfer (John McTiernan, 1995)

Grand amateur de films d’actions, difficile pour moi de ne pas adorer celui-là. Rares sont les suites à surpasser les originaux, pourtant celui-ci y arrive parfaitement. Mené grâce à un excellent duo Bruce Willis / Samuel L. Jackson, c’est un film mené tambour battant, jeu de piste déjanté et explosif, modèle-même du film d’action.

23 – L’Etrange Histoire de Benjamin Button (David Fincher, 2008)

Ce film m’a toujours touché directement à chaque visionnage. Histoire atypique et riche des très nombreuses expériences que vit son personnage principal, elle alterne entre moments de grâce et de tristesse avec beauté et poésie. Un très beau film, un nouveau cadeau de Fincher au cinéma.

22 – Léon (Luc Besson, 1994)

La copie que nous rend Besson est à peu près parfaite. Léon est un curieux mélange entre un tueur imperturbable et un gamin désorienté, pendant que Mathilda (Natalie Portman, 12 ans) est à l’inverse encore une petite fille mais déjà très développée dans la tête, notamment par des expériences douloureuses. En face on a un Gary Oldman juste méprisable dans son rôle de flic ripou addict et sans pitié. Le tout nous donne Léon, un savoureux mélange des genres, un film où ça castagne, ponctué de passages touchants qui ne tournent pas à la niaiserie et frôlent même parfois le malaise. Jusqu’à la fin, on est tenu en haleine par ce film brutal, triste, mais surtout très juste.

21 – Le Prestige (Christopher Nolan, 2006)

A mes yeux le plus grand film du réaliste en vogue. Tortueux, ce film de magie plonge le spectateur dans un doute qui l’habite jusqu’à la fin du film. Labyrinthique, énigmatique, futé, beau, tout est en harmonie dans ce superbe film qui m’est difficile de décrire car cela fait longtemps que je ne l’ai pas vu, mais nul doute qu’il figure parmi les meilleurs que je connaisse aujourd’hui.

 

20 – La Vie Rêvée de Walter Mitty (Ben Stiller, 2014)

Walter Mitty est l’incarnation même du « quand on veut, on peut ». Ce film explore autant l’imagination de l’esprit par l’élaboration des rêves, que leur accomplissement. Ce Walter Mitty m’a fait rêver, tant par son côté si banal, que par l’aventure qu’il va vivre, notamment en des endroits qui me font moi-même rêver. Ce type, c’est un peu nous tous. Optimiste à souhait, nous poussant à réaliser ce rêve, c’est une vraie bouffée d’air frais qui nous fait nous évader, et avoir la larme à l’œil à la fin. Un très beau film.

 

19 – Koyaanisqatsi (Godfrey Reggio, 1982)

Koyaanisqatsi est une œuvre expérimentale remarquable. Godfrey Reggio a sciemment choisi de l’affranchir de tout dialogue, laissant le spectateur voguer à travers la magnifique bande originale de Philip Glass, rythmant à merveille cette succession de plans riches de sens. Profondément philosophique, c’est une œuvre hautement contemplative, ce qui est tout à fait de mon goût, et elle mène un discours intelligent, non biaisé et que, bien qu’âgée de bientôt trente-cinq ans, reste on ne peut plus d’actualité. Si jamais vous êtes tentés par une expérience à part, avis aux curieux !

 

18 – Gone Girl (David Fincher, 2014)

Thriller quasi-parfait, Gone Girl est un véritable ascenseur émotionnel où vous serez sans arrêt mis en déroute. Rien n’est ici linéaire ni prévisible, c’est un film plein de surprises et de rebondissements. Laissant place aux instincts les plus machiavéliques, très psychologique, le dernier-né de Fincher est un film très abouti qui ne laisse pas de place au doute quant à sa qualité.

 

17 – Sin City (Robert Rodriguez, Frank Miller, Quentin Tarantino, 2005)

Sin City est une bien belle claque esthétique au style unique et diablement efficace. Le film nous prive de tout repère spatial (ville imaginaire) et temporel, ce qui permet aux réalisateurs de supprimer toute limite. Enfin, la narration à la première personne est un excellent choix qui permet de donner du relief aux personnages, d’appréhender le contexte dans lequel se déroule l’intrigue, et, surtout, de se plonger en plein dans l’ambiance générée par le film. Situé à la frontière entre la bande dessinée, le dessin-animé et le film, ce film m’a captivé de bout en bout et, bon sang, je me suis régalé.

 

16 – Les lois de l’hospitalité (John G. Blystone et Buster Keaton, 1923)

Les lois de l’hospitalité est une petite pépite du cinéma muet, savoureux petit mélange des genres, plein d’entrain et d’insouciance. C’est un film juste, drôle, avec des gags bien dosés, et un Buster Keaton tout bonnement parfait dans ce rôle. C’est d’ailleurs ce film qui m’a fait redécouvrir cet immense acteur/réalisateur, qui se donnait corps et âme dans ses films. Avec des gags bien rythmés et des cascades parfois impressionnantes, c’est un modèle du cinéma burlesque, dont le charme ne s’est certainement pas essoufflé avec le temps.

 

15 – Le Lys Brisé (D.W. Griffith, 1919)

Chef d’œuvre du cinéma muet, ce film tient justement son charme de cette authenticité, celle d’un art encore jeune, plein de promesses, libre, et fait avec le cœur. Le Lys Brisé est une ode à la tolérance, à l’amour et à la paix. La passion est omniprésente dans ce mélodrame bouleversant, et j’ai moi-même été secoué. Rares aujourd’hui sont les films à pouvoir créer autant d’émotions avec autant de simplicité et de vérité, et c’est bien pour cela qu’il ne faut pas oublier, parfois, de regarder un peu en arrière pour admirer ces œuvres certes d’un autre temps, mais inimitables.

 

14 – Autant en emporte le vent (Victor Fleming, 1939)

Autant en emporte le vent est le film romantique par excellence. C’est une véritable claque cinématographique tant il est complet et puissant. Les personnages sont complexes, les décors magnifiques, l’histoire passionnante, la musique somptueuse, les acteurs parfaits. Il est impossible pour moi de trouver un défaut dans ce tableau que j’ai scruté dans les moindres détails et qui m’a captivé dans son exploration. Un classique parmi les classiques.

 

13 – La Vie est Belle (Frank Capra, 1948)

La Vie est Belle redonne la foi et l’espoir, il ranime la flamme que l’on laisse bien souvent mourir sans considération. Il ne s’agit pas simplement d’un gentil petit conte de Noël à l’intrigue léchée, aux multiples clichés et aux raccourcis convenus. Partout où il le peut, Capra capture des instants d’humanité, aspire l’essence humaine de chaque personnage et crée un mélange haut en couleurs qui génère un magnifique feu d’artifice final face auquel il vous sera bien difficile de retenir une larme d’émotion. Je parle en connaissance de cause.

 

12 – Terminator 2 : Le Jugement Dernier (James Cameron, 1991)

Quand on parle de films cultes, celui-ci en fait très certainement partie. Explosif, fantastique, ce film d’action qui ne laisse aucun répit est un véritable modèle du genre dont la postérité se justifie aisément par sa qualité. Sarah Connor, le T-800, le T-1000, tous ces personnages on ne peut plus emblématiques cohabitent dans un film bourré de testostérone et d’action, un vrai régal.

 

11 – La Liste de Schindler (Steven Spielberg, 1993)

Spielberg nous livre un récit réaliste, on ne sent pas d’exagération, et on ne se noie pas dans les clichés. Nul ne peut avoir vu ce film sans avoir eu de pincement au cœur, de gêne ou d’indignation. Ce film est considéré comme un classique et c’est à mes yeux largement mérité, tant il est puissant et poignant.

 

10 – The Grand Budapest Hotel (Wes Anderson, 2014)

Savoureux mélange des genres, ce film est tout bonnement indéfinissable. A la frontière de la bande-dessinée, du dessin animé, du théâtre et du cinéma, il exploite au maximum tout ce qui caractérise le cinéma de Wes Anderson. Personnages hauts en couleurs, teintes variées et douces, ambiance décalée, on passe par de l’humour, de la nostalgie et du burlesque, face à un film qui casse les frontières. Un très bel instant de poésie cinématographique.

 

9 – 2001 : L’Odyssée de l’Espace (Stanley Kubrick, 1968)

2001 : L’Odyssée de l’Espace est un film cruellement froid et silencieux, à l’image du vaste espace, et il nous inspire à la fois la peur et la curiosité qui nous animent face à l’inconnu. Accompagné d’une bande originale classique devenue culte, Stanley Kubrick nous a composé une valse interstellaire déstabilisante, qui vous fera voyager à travers les dimensions et vous retournera littéralement le cerveau. Il est bien difficile de ne pas se sentir perturbé et gêné au visionnage de ce film, mais cette sensation d’avoir vu quelque chose de grand et d’impalpable, capable de vous surprendre et de vous laisser encore dans le doute, est bien trop rare pour ne pas considérer ce film comme un véritable classique qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie.

 

8 – Les Sentiers de la Gloire (Stanley Kubrick, 1957)

Les Sentiers de la Gloire est un film bouleversant d’injustice, au rythme d’une justesse rare, laissant juste le temps au spectateur de capter le malaise qui se dégage de chaque scène, et de se plonger entièrement dans l’intrigue. C’est un récit qui dénonce les dangers de la quête du pouvoir, quand l’injustice prend le pas sur la justice, et quand ceux qui accusent de lâcheté sont eux-même les vrais lâches. Véritable réussite sur tous les points, il interroge sur la capacité de l’homme à prendre ses responsabilités, et également sa capacité à en être digne une fois qu’il en dispose. Au final, la thématique du film se résume d’ailleurs très bien dans son titre : « Les Sentiers de la Gloire » implique bien qu’il y a plusieurs chemins, et rien n’indique que tous soient nobles. Un chef d’oeuvre.

 

7 – Jeux Dangereux (Ernst Lubitsch, 1942)

D’une habileté et d’une précision rares, cette comédie vient insuffler un vent de légèreté dans un contexte où la joie et le rire sont proscrits. Lubitsch propose une nouvelle fois une comédie pétillante, grâce à ses situations cocasses, et ses personnages hauts en couleurs. Les deux camps voient leurs plans se contrecarrer mutuellement, menant à des situations toujours plus complexes, dont on n’imagine pas un instant la possibilité d’une résolution, et pourtant à chaque fois tout se goupille à merveille, et ce avec une justesse impressionnante. Tout n’est que caricature et mise en scène théâtrale et pourtant Lubitsch esquive avec finesse le piège de la lourdeur grâce à cette mise en abyme du monde du théâtre qui fait de Jeux dangereux une vaste mascarade des plus délicieuses à admirer.

 

6 – Mad Max : Fury Road (George Miller, 2015)

Mad Max : Fury Road est un film qui a été fait avec le cœur, et qui vous prend aux tripes. C’est un véritable feu d’artifice, une avalanche de cascades toutes plus incroyables que les autres, un spectacle prenant qui vous cloue au fond de votre siège. A l’heure où le fond vert est devenu incontournable dans tous les films à gros budget, Mad Max : Fury Road sort le grand jeu et montre qu’on peut livrer un grand spectacle sans que tout soit artificiel. Dans ces tempêtes de sable et cette odeur d’essence, dans les cris et les bruits de moteur, c’est tout un véritable orchestre qui s’anime, pour créer une immense symphonie spectaculaire.

 

5 – Dark City (Alex Proyas, 1998)

Mené tambour battant, grâce à ses sous-textes et ses discours philosophiques et métaphysiques, Dark City est un film complet, qui ne s’oublie pas et est une vraie source de réflexion. Je recommande d’ailleurs vivement de le visionner au moins deux fois, car un second visionnage permet de relever certains éléments de détails qui prennent encore plus de sens lorsque l’on connaît les clés de l’intrigue. Dans tous les cas, ce film a pour moi été comme une véritable révélation et une excellente surprise. J’aime ce genre de film qui permet de développer une véritable réflexion et de trouver sens auprès de multiples sources culturelles. Film de science-fiction remarquable, dystopie exemplaire aux allures de film noir des années 40, il a tous les ingrédients composant la recette du film idéal à mes yeux, et le cocktail prend totalement. Je vous conseille vivement de le visionner dès que vous le pouvez.

 

4 – Metropolis (Fritz Lang, 1927)

Je dois très probablement ma passion récente pour le cinéma à ce film. Metropolis est l’un des tous premiers films dystopiques, présentant la vision d’un futur mêlant rêve et cauchemar, où les apparences pleines de faste et de grandiloquence cachent un monde torturé et meurtri. Engagé et puissant, beau et captivant, Metropolis a également sa propre bande originale, signée Gottfried Huppertz, qui participe grandement à l’effet spectaculaire que propose le film. C’est grâce à ce long-métrage que Fritz Lang rejoindra le panthéon des réalisateurs les plus influents et emblématiques de l’histoire du cinéma. Classique incontestable du septième art, c’est le premier film à avoir été inscrit sur le Registre de la Mémoire du Monde de l’UNESCO. Autant dire que c’est une référence.

 

3 – Star Wars Episode III : La Revanche des Sith (George Lucas, 2005)

A ce stade, difficile de parler autrement qu’avec le cœur. Et si je mets l’épisode III tout seul en haut de ce classement, on peut considérer que les autres sont à ses côtés. Star Wars, c’est toute mon adolescence, une saga devenue culte avec le temps, grâce à son histoire, ses personnages, son ambiance et l’immense univers qu’elle exploite. Difficile de passer outre, surtout par les temps qui courent. La Revanche des Sith restera celui qui m’aura le plus marqué, grâce à son aspect épique, sa bande originale, et des duels finaux somptueux.

 

2 – Jurassic Park (Steven Spielberg, 1993)

Encore une fois, voilà un film qui a marqué toute mon enfance, et ne cessera de me suivre. Classique, culte, fascinant, Jurassic Park est à la base de toute un mythe, révolutionnant à l’époque les effets spéciaux, lesquels n’ont pas vieilli malgré les années passées. C’est toute une génération qui a grandi avec ce film, et son héritage se poursuit encore. La question est : peut-on imaginer revoir un film du genre à sa hauteur ? Cela sera très difficile.

 

1 – Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi (Peter Jackson, 2003)

De même que pour Star Wars, c’est un peu au nom de la saga entière que je choisis de mettre ici Le Retour du Roi, même s’il s’agit de mon film préféré de la trilogie et, par extension, de mon film préféré parmi tous. Grandiose, épique, sublime, impressionnant, gigantesque, les superlatifs manquent pour définir ce qui pour moi représente un chef d’oeuvre absolu du cinéma. Peter Jackson rend parfaitement hommage à l’une des plus grandes sagas littéraires d’heroic fantasy, et donne vie à une véritable aventure humaine qui transporte son spectateur jusqu’au bout d’un monde créé par une imagination sans bornes.

Voici donc qui conclut ce Top 100. Celui-ci sera très certainement amené à évoluer avec le temps, et des mises à jour régulières viendront très probablement avec !

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