1 jour, 3 films à découvrir #8

En ces temps troublés, le cinéma n’a jamais autant paru être un exutoire. Alors que, pour la plupart, nous sommes confinés chez nous, en télétravail, voire au chômage forcé, voir des films semble être un choix d’occupation privilégié. Pour tenter de penser un peu à autre chose qu’à l’actualité sinistre, j’ai eu l’idée de vous parler, tous les jours, de trois films, sortis de ma « filmothèque ». Trois films pas forcément connus, pour changer un peu de ce qu’on pourrait voir d’habitude, et sans véritable logique dans les choix, l’objectif de cette petite rubrique étant, surtout, de vous parler de cinéma, et de faire du septième art notre principal allié !

Affiche d'Un Frisson dans la Nuit (1971)
Affiche d’Un Frisson dans la Nuit (1971)

Un frisson dans la nuit (Clint Eastwood, 1971)

Synopsis : Dave Garland est DJ à la station de radio KRML. Une auditrice lui demande souvent de passer « Misty ». Un soir, il la rencontre dans le bar de son ami.

Quand Clint Eastwood a décidé de passer derrière la caméra, il ne lui a pas fallu très longtemps pour montrer ce dont il était capable. Le suspense est au rendez-vous dans ce premier film aux accents hitchockiens, confrontant un animateur de radio à l’obsession d’une femme qui cherche, par tous les moyens possibles, à le conquérir. Clint, également grand passionné de musique, ne produit ici aucune fausse note, avec ce premier long-métrage très prometteur qui, s’il laisse encore une importante marge de progression au tout jeune cinéaste, le place déjà sur des standards de qualité.


Affiche de Planète Interdite (1956)
Affiche de Planète Interdite (1956)

Planète interdite (Fred M. Wilcox, 1956)

Synopsis : 2257. Un croiseur spatial se pose sur une planète pour secourir un vaisseau d’exploration dont l’équipage n’a plus donné signe de vie depuis 19 ans.

Alors que les années 40 faisaient la part belle au film noir, les années 50, si elles poursuivent cette voie, notamment dans le contexte de Guerre Froide ambiant, vont permettre à des genres jusqu’ici peu représentés de prendre de l’ampleur. Parmi eux, la science-fiction, qui trouve ici un de ses classiques. Avec le célèbre robot Robby, également premier film à être doté d’une bande originale intégralement composée à base de musique électronique, Planète Interdite offre un voyage dans le temps, qu’il s’agisse de notre futur, ou dans le passé du cinéma, tout en adressant des problématiques et thématiques très freudiennes, pour s’intéresser avant tout à la nature humaine, même si l’on est aux confins de la galaxie.

📺 Disponible sur : Canal VOD, FilmoTV, UniversCiné, et LaCinetek


Affiche de Battleship Island (2018)
Affiche de Battleship Island (2018)

Battleship Island (Ryoo Seung-wan, 2018)

Synopsis : Pendant la Seconde Guerre mondiale, des centaines des Coréens sont fait prisonniers sur l’île d’Hashima par les forces coloniales japonaises. Un résistant infiltré sur l’île élabore un plan d’évasion, afin de sauver le plus grand nombre de prisonniers possible…

Le cinéma coréen souffre d’un manque de visibilité en France, même si le succès international et impressionnant de Parasite va, peut-être, changer un peu la donne. Battleship Island, en tout cas, n’a pas eu cette chance, avec une bien maigre distribution, laissant à peu de chanceux l’occasion de le découvrir au cinéma. Film de guerre à la superbe direction artistique, il nous envoie dans une prison japonaise isolée sur une île et regroupant des prisonniers coréens, en pleine occupation. En prenant d’abord son temps dans la première partie, le film vrille dans la seconde, pour nous immerger dans un grand spectacle apocalyptique. On rit, on pleure, on frissonne… Un voyage en enfer qui laisse bouche bée.

📺 Disponible sur MyTF1 VOD, Cinéma(s) à la demande et sur la VOD Orange

Retrouvez la sélection d’hier ici !

Quentin Coray

Quentin, 26 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

2 pensées sur “1 jour, 3 films à découvrir #8

  • 27 mars 2020 à 20 h 00 min
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    Il y a quelques années, je souhaitais faire la même chronique =) Tu m’as donné encore plus envie de visionner Un Frisson dans la nuit.

    Répondre
    • 28 mars 2020 à 8 h 58 min
      Permalink

      J’avais déjà songé à ce genre de format depuis un moment aussi, sans trouver la bonne manière de faire. ^^ Content de te donner envie de découvrir ce film en tout cas ! :D

      Répondre

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