1 jour, 3 films à découvrir #45

Le déconfinement a officiellement commencé, mais les cinémas restent hélas fermés pour le moment. Alors continuons à chercher le cinéma où nous pouvons le trouver et en profiter ! Tous les jours, trois conseils de films à découvrir avec, idéalement, la possibilité de les visionner en VOD ou en ligne grâce aux différentes offres disponibles. 

Affiche d'Ascenseur pour l'échafaud (1958)
Affiche d’Ascenseur pour l’échafaud (1958)

Ascenseur pour l’échafaud (Louis Malle, 1958)

Synopsis : Un homme assassine son patron avec l’aide de sa femme dont il est l’amant. Voulant supprimer un indice compromettant, il se retrouve bloqué dans l’ascenseur qui l’emporte sur les lieux du crime.

Ascenseur pour l’échafaud a tout d’un film noir, et d’un grand. Dès ces premiers instants d’une grande intensité, avec cet échange passionné entre deux amants, on ressent tout un flot d’émotions, avant d’être emportés dans un film palpitant, avec cette mise en place d’un plan bien préparé, et son exécution considérablement entravée par le hasard et les circonstances. La voix de Jeanne Moreau, la superbe photographie, cette mélancolie, ces errances, cette tension, ce suspense… Le tout accompagné par la superbe musique de Miles Davis. Un superbe film.

📺 Disponible sur le site de la Cinémathèque de Nice (gratuit, accès jusqu’au 24/05), Canal VOD, LaCinetek, FilmoTV, MyTF1 VOD et Orange VOD


Affiche de Main basse sur la ville (1963)
Affiche de Main basse sur la ville (1963)

Main basse sur la ville (Francesco Rosi, 1963)

Synopsis : Naples, dans les années 1960. Ebranlé par des travaux voisins, un immeuble délabré s’effondre. Deux personnes trouvent la mort, d’autres sont blessées. De Vita, un conseiller municipal de gauche, obtient la constitution d’une commission d’enquête chargée d’établir la responsabilité du promoteur immobilier, Eduardo Nottola.

Nous voici face à un film qui vient nous immerger dans les coulisses du monde politique, et illustrer la frontière ténue entre pouvoirs économique et politique. Main basse sur la ville est un film très dense, riche en dialogues, n’hésitant pas à utiliser beaucoup de mots du jargon politique, qui risqueront d’échapper au spectateur. Mais cette difficulté d’accès n’est pas rédhibitoire, et le film ne se veut pas non plus documentaire, ne se contentant pas de décrire les choses, et cherchant surtout à les retranscrire, dans leur complexité et la cacophonie ambiante. On est alors happé dans un film mené tambour battant, aussi passionnant que révoltant.

📺 Disponible sur LaCinetek


Affiche de Stella Maris (1918)
Affiche de Stella Maris (1918)

Stella Maris (Marshall Neilan, 1918)

Synopsis : Une paraplégique et une orpheline tombent toutes les deux amoureuses d’un homme fraîchement séparé de sa femme violente…

Stella Maris est un très beau et dur drame aux sujets très sensibles, racontant comme deux réalités parallèles, ou deux facettes d’une personnalité. En effet, Mary Pickford, très grande actrice de l’époque, y tient les deux rôles principaux, tout à fait aux antipodes l’un de l’autre, et elle y livre une double prestation remarquable. Un grand drame qui lui doit beaucoup, mais qui réussit aussi grandement dans sa réalisation de qualité.

📺 Disponible sur YouTube

Retrouvez la précédente sélection ici !

Quentin Coray

Quentin, 27 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

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