1 jour, 3 films à découvrir #10

En ces temps troublés, le cinéma n’a jamais autant paru être un exutoire. Alors que, pour la plupart, nous sommes confinés chez nous, en télétravail, voire au chômage forcé, voir des films semble être un choix d’occupation privilégié. Pour tenter de penser un peu à autre chose qu’à l’actualité sinistre, j’ai eu l’idée de vous parler, tous les jours, de trois films, sortis de ma « filmothèque ». Trois films pas forcément connus, pour changer un peu de ce qu’on pourrait voir d’habitude, et sans véritable logique dans les choix, l’objectif de cette petite rubrique étant, surtout, de vous parler de cinéma, et de faire du septième art notre principal allié !

Affiche de Jeux dangereux (1942)
Affiche de Jeux dangereux (1942)

Jeux Dangereux (Ernst Lubitsch, 1942)

Synopsis : Pendant l’occupation nazie de la Pologne, une troupe d’acteurs est impliquée dans les efforts d’un soldat polonais cherchant un espion allemand.

Hier, je parlais de Certains l’aiment chaud, et de Billy Wilder comme l’un des maîtres de la comédie. Ernst Lubitsch, grand cinéaste allemand du début du XXe siècle, en fut également un, réalisant une flopée de comédies savoureuses et intelligentes sur près de trente ans. Jeux Dangereux est certainement l’une de ses plus abouties, caricaturant le nazisme en pleine Seconde Guerre Mondiale, faisant preuve d’une certaine légèreté, mais ne manquant jamais de piquant. Les quiproquos et rebondissements sont légion, nourrissant une orchestration rodée qui maintient le film dans un rythme rapide. Une des meilleures comédies que je connaisse.

📺 Disponible sur FilmoTV, Canal VOD, LaCinetek, UniversCiné et sur la Boutique ARTE


Affiche de Rollerball (1975)
Affiche de Rollerball (1975)

Rollerball (Norman Jewison, 1975)

Synopsis : Le Rollerball est un sport des plus violents pour purger les pulsions d’une société de 2018, vivant en paix et dans un confort égalitaire.

Détour vers le futur (du moins celui de l’époque, puisque l’action se déroule en 2018), pour découvrir le Rollerball, sport imaginaire devenu une attraction pour des millions de curieux. Attirant les foules dans les stades, devenant une vitrine et une source d’investissements prolifiques pour de riches hommes et femmes d’affaires, il cristallise toute la lassitude et la rage de la société. Celle qui est ici décrite a beau être une évolution de la nôtre, elle reste dirigée par des besoins primaires, où chacun tente de survivre et de tirer son épingle du jeu mais, surtout, où l’on essaie de défendre sa part du gâteau et d’avoir du pouvoir.


Affiche de The Killer (1989)
Affiche de The Killer (1989)

The Killer (John Woo, 1989)

Synopsis : Alors qu’il exécute un dernier contrat, Jeffrey Chow, émérite tueur à gages, blesse accidentellement la chanteuse qui se produisait sur la scène d’un restaurant. Touchée aux yeux, la jeune femme est condamnée à devenir aveugle si elle ne peut bénéficier d’une transplantation de cornée. Rongé par le remords, Jeff, sans dévoiler son identité, se lie avec elle et décide d’accepter une autre mission afin de réunir l’argent nécessaire à l’opération…

C’est le John Woo de la grande époque qui nous propose The Killer, remarquable film d’action porté, notamment, par Chow Yun-Fat, start incontournable du cinéma hongkongais à l’époque. Toujours aussi bon pour écrire des personnages marquants, aussi charismatiques que profonds et complexes, mais aussi pour diriger des scènes d’action prenantes et innovantes, le cinéaste fait de The Killer un polar de qualité, empreint de noirceur. Amitié, honneur, justice, John Woo continue de mettre en lumière ces valeurs qui lui sont chères dans un film qui semblerait presque augurer le futur Heat de Mann. Un cru de qualité, énergique, et avec son lot de tragédies.

Retrouvez la sélection d’hier ici !

Quentin Coray

Quentin, 26 ans, mordu de cinéma depuis le visionnage de Metropolis, qui fut à l'origine d'un véritable déclic. Toujours en quête de nouvelles découvertes pour élargir mes connaissances et ma vision du cinéma. "L'art existe et s'affirme là où il y a une soif insatiable pour le spirituel, l'idéal. Une soif qui rassemble tous les êtres humains." - Andreï Tarkovski

2 pensées sur “1 jour, 3 films à découvrir #10

  • 27 mars 2020 à 14 h 28 min
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    J’aime les deux premiers. Plus de mal avec The Killer, influencé par Melville mais avec un maniérisme parfois lourd.

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    • 27 mars 2020 à 16 h 14 min
      Permalink

      Il est certain que John Woo était moins dans la sobriété que ne l’était Melville. J’ai beaucoup aimé The Killer, mais son grand film (pour ce que j’ai vu pour le moment) reste, à mes yeux, « Une balle dans la tête ».

      Répondre

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